Mois : novembre 2001

Marc Lavoine

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Marc Lavoine

marc-lavoineTrop souvent associé, à tort, à un chanteur de charme, Marc Lavoine prouve, depuis des années, par sa voix, ses textes et son talent scénique, qu’il est avant tout un véritable artiste complet, l’un des chanteurs français incontournables de sa génération, dont la carrière, démarrée en 1983, s’étale sur près de vingt ans.

Une jeunesse artistique

Marc Lavoine naît à Longjumeau, en Essonne, le 6 août 1962. Dès son plus jeune âge, il est attiré par une carrière artistique.

Si la musique l’intéresse déjà beaucoup (en famille, on écoute aussi bien Dutronc que les Rolling Stones ou le jazz), et s’il écrit ses premières chansons durant son adolescence, c’est vers le cinéma que se porte le jeune Marc.

Il a alors 16 ans, et malgré de bons résultats scolaires, il décide de s’engager dans une troupe de théâtre amateur parisienne. Il ancre sa présence dans le monde du spectacle d’une façon inattendue: il devient ouvreur au mythique Olympia.

Pause Café

Conseillé par Patricia Coquatrix et Fabrice Aboulker, il atterrit dans un groupe de hard rock lyonnais: Your Vice. L’expérience tourne court.

De retour à Paris, il est engagé pour tourner dans la célèbre série télé Pause Café aux côtés de Véronique Jeannot (qui chantera plus tard avec Laurent Voulzy ‘Désir désir’). Cette série, très populaire, le propulse au devant de la scène, et lui permet d’enregistrer en 1983 son premier 45 tours: Je ne sais plus de quoi j’ai l’air.

Les yeux revolver

Mais c’est l’année suivante que Marc Lavoine s’impose dans la chanson grâce à deux tubes incontournables, Pour une biguine avec toi et Les yeux revolver.

Mais ce sont aussi ces deux titres qui donnent au public l’image d’un jeune homme romantique, image dont il aura du mal à se défaire.

Peu importe. Marc écrit beaucoup et au hasard des rencontres, place quelques tubes en haut des hit-parades: Le parking des anges, Bascule avec moi, Qu’est-ce que t’es belle (avec Catherine Ringer des Rita Mitsouko), Même si, Le monde est tellement con.

S’il vient naturellement à la scène, c’est pour se démarquer de son image sage. On le voit notamment à La Cigale dès 1987, blaguant, discutant avec son public, rieur et joueur, habillé parfois en tutu !

Sagesse et sérénité

Petit à petit, Lavoine devient une référence. Ses albums se vendent de mieux en mieux (Paris, Les amours du dimanche, …). On le voit également s’affirmer au cinéma, comme dans L’enfer de Chabrol en 1994 (d’après Clouzot, et avec Emmanuelle Béart et François Cluzet), ou Les menteurs de Chouraqui, futur concepteur des Dix commandements.

Il participe également à l’aventure Cabaret, spectacle musical mis en scène à Paris par le fantasque Jérôme Savary.

Jamais déplacé, toujours discret, Marc Lavoine est un homme doux et généreux. Il le prouve en montant en 1996 le journal Papotin, qui a la particularité d’être écrit par et pour les enfants autistes.

Il a acquis une certaine expérience de la vie, se tourne vers les autres et casse définitivement son image de romantique ténébreux et solitaire. Marié à une véritable princesse, il s’affirme avec l’âge.

Lavoine Matic

Lavoine Matic, paru en octobre 1996, confirme le talent de son auteur. La tournée minimaliste et intime qui suit l’album (piano-voix) dans des petites salles de province montre un Lavoine proche de son public, drôle et sincère, sans complexe. Un véritable artiste de scène.

De Goldman à Obispo, en passant par Princess Erika, Véronique Sanson ou Françoise Hardy, Marc s’associe, au fil des années, avec les grands noms de la chanson française. Le résultat est toujours fabuleux.

Des duos, il y en a justement plusieurs sur le dernier album de Lavoine, sorti en novembre 2001 (Claire Keim ou Christina Marocco). De plus, il a su s’entourer d’auteurs de grand talent (Jean Fauque, Robert Goldman, …). La reprise du Pont Mirabeau d’Apollinaire ou de La Moldau de Smetana font preuve d’une grande richesse culturelle et artistique.

Avec les années, tranquillement, sans faux pas, Marc Lavoine, s’est imposé comme une valeur sûre de la chanson française. Intelligent, sensible, extraverti, il ne déçoit jamais, fidèle à lui-même et à ses valeurs.

zicactu.com

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Marc Lavoine


Albums
2012 Je descends du singe
2009 Volume 10
2005 L’heure d’été
2001 Marc Lavoine
1999 7eme ciel
1996 Lavoine matic
1993 Faux reveur
1991 Paris
1989 Les amours du dimanche
1988 La Cigale live
1987 Fabrique

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Patricia Kaas

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Patricia Kaas


Lorsque Patricia naît ce 5 décembre 1966, six autres enfants l’ont déjà précédée au sein de la famille Kaas, dont la mère est allemande et le père, français, mineur de fond. Autant dire que la vie n’est pas forcément des plus faciles pour cette famille nombreuse.

Très tôt, la jeune Patricia montre des talents de chanteuse. A huit ans, elle interprète déjà les standards de la chanson française, de Claude François à Sylvie Vartan, et s’attaque à des titres internationaux tels que New York, New York, immortalisé par Sinatra et Lisa Minelli.

Un talent précoce

La qualité de sa voix et sa prestance scénique font de Patricia une enfant recherchée et appréciée. Finis les bals populaires et les fêtes de famille: dès l’âge de treize ans, elle est engagée au Rumpelkammer, un cabaret réputé de Sarrebrück, en Allemagne. Elle s’y produit tous les soirs pendant des années, comme une véritable professionnelle.

Un concours de circonstances va faire d’elle une star: un architecte lorrain la découvre sur scène et lui fait passer une audition chez Phonogram. Cette bande tombe dans l’oreille de Gérard Depardieu et de son épouse Elisabeth, qui, emballés par la voix de la jeune femme, produisent son premier 45 tours, Jalouse (chanson écrite d’ailleurs par Mme Depardieu). Nous sommes en 1985, Patricia a 19 ans et sa carrière débute réellement…

Mademoiselle chante…

Mais c’est la rencontre avec Didier Barbelivien qui va bouleverser la vie de la jeune forbachaise. En effet, celui-ci lui écrit en avril 1987 Mademoiselle chante le blues.

C’est un tube ! Le nom de Kaas est sur toutes les lèvres, et Patricia fait la première partie de Julie Pietri à l’Olympia le jour de ses 21 ans. Quel splendide cadeau pour cette fille de mineur !

Grâce à son second 45 tours, D’Allemagne, écrit par Barbelivien et Bernheim (qui co-écrira et produira la plupart de ses titres), Patricia assoie son succès. On aime alors en elle cette voix chaude et rauque, et ce brin de femme douce et sincère.

Dès 1988, elle reçoit la Victoire de la Musique de la révélation féminine. Le décès de sa mère vient ternir son bonheur, mais renforce encore le caractère solide de la chanteuse, ainsi que sa sensibilité et sa disponibilité.

Premier album vendu dans le monde entier…

Son premier album, Mademoiselle chante…, sorti en novembre 1988, est un succès international: du Québec au Japon, en passant par l’Europe, Patricia Kaas part en tournée et séduit partout où elle passe.

Elle s’engage dans une longue tournée d’un an et demi dans le monde entier, tournée qui lui vaut d’être récompensée à nouveau aux Victoires de la Musique, mais cette fois pour la meilleure vente à l’étranger.

Peu à peu, elle s’impose comme une véritable star, douée d’une présence scénique extraordinaire. Kaas reçoit de nombreuses récompenses et son deuxième album, Scène de vie, sorti en 1990, ne fait que confirmer son talent.

Une gloire grandissante

Désormais, chacun de ses albums est attendu avec ferveur, et chacune de ses tournées rassemble des centaines de milliers de personnes, aux États-Unis comme en Russie, en Allemagne ou au Vietnam.

Patricia Kaas est l’ambassadrice de la francophonie en ces années 1990-1995. Très attirée par le cinéma, elle ne fera pourtant que chanter dans le film de Claude Lelouch « Les Misérables », en 1995.

Mais le septième art lui fait aussi les yeux doux (elle tourne en 2001 dans le film And now… Ladies and Gentleman…). De plus, sa notoriété et son talent lui permettent de travailler avec les plus grands noms de la chanson: Goldman,Obispo, Barbelivien, Carole Fredericks, Cheb Mami, Ramone, Cassar, …

Patricia sait s’entourer des meilleurs pour mettre son talent en avant. Et le résultat est détonnant. Chaque album se vend à des millions d’exemplaires dans le monde.

La Kaas et la Piaf…

Comparée de puis ses débuts à la môme Édith Piaf, pour son talent et son allure fragile, Patricia Kaas montre avec les années qu’elle demeure une femme exceptionnelle, à la voix d’or et à la gentillesse jamais démentie.

Elle représente aujourd’hui l’une des artistes les plus vendues au monde et démontre à chacun de ses disques ses qualités de femme et de chanteuse. Une ambassadrice de charme et de rêve.

zicactu.com

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Patricia Kaas


Albums
2016 Patricia Kaas
2012 Patricia Kaas Chante Piaf
2008 Kabaret
2005 Toute la musique…
2003 Sexe Fort
2002 Piano Bar
2001 Rien ne s’arrête
2000 Ce sera nous (live)
1999 Le mot de passe
1998 Rendez-vous (live)
1997 Dans ma chair
1994 Tour de charme (live)
1993 Je te dis vous
1991 Carnets de scène (live)
1990 Scène de vie
1988 Mademoiselle chante…

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Jean Ferrat

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Jean Ferrat

Jean FerratLorsque Jean Tenenbaum naît à Vaucresson dans les Hauts de Seine, le 26 décembre 1930, rien ne laisse présager un destin unique. Il est le dernier enfant d’une famille de quatre, fils d’un joaillier et d’une fleuriste.

Après des études au lycée Jules Ferry de Versailles où sa famille s’est installée, il commence à se tourner vers la chimie. Mais pendant la guerre, son père est déporté. Tout change pour Jean qui est obligé de travailler pour aider sa famille à survivre. Déjà son goût pour l’art se fait sentir. C’est d’abord vers le théâtre que Jean se tourne en rentrant dans une troupe dans les années 50.

Du théâtre à la chanson

En fréquentant les cabarets avec ses amis, il se lance dans la musique, en écrivant sous le pseudonyme de Jean Laroche et en jouant de la guitare dans un orchestre de jazz.

Même si ses premiers essais ne donnent pas grand chose, il est désormais convaincu qu’il sera chanteur. Nous sommes en 1952.

Aragon

Ses premiers succès, il les doit à Aragon en adaptant Les yeux d’Elsa, poème de l’écrivain français que Jean Ferrat admire beaucoup. En 1957, ses débuts sur scènes ont lieu à La Colombe, en première partie de Guy Béart.

Puis il chante au Milord l’Arsouille ou à L’Echelle de Jacob. Ce tremplin lui permet d’enregistrer en 1958 son premier 45 tours. Mais surtout, d’autres artistes commencent à interpréter ses titres, comme André Claveau ou Christine Sèvres, une jeune chanteuse qui, en 1961, deviendra son épouse.

Une rencontre riche

En 1959, Jean rencontre Gérard Meys, qui deviendra son meilleur ami, et qui lui permet d’enregistrer en 1960, son premier quatre titres, Ma môme. C’est son premier succès personnel.

Même si l’artiste ne cache jamais ses appartenances politiques et philosophiques (très à gauche), ce qui lui vaudra durant sa carrière quelques censures, il n’en reste pas moins un poète de l’amour et de la fraternité.

Son premier album sort en 1961, et ses titres lui valent dès la même année, le Prix de la Sacem. Le voilà parti sur scène, notamment en première partie de Zizi Jeanmaire à l’Alhambra.

De concerts en albums, Ferrat obtient un succès grandissant, jusqu’au troisième album Nuit et brouillard, dont le thème principal est la déportation, qui marque les esprits et fait de Ferrat un artiste à part.

La montagne et Potemkine

Ce sont surtout ces deux titres que sont La montagne (1964) et Potemkine (1965) qui propulse Ferrat au sommet. Mais l’homme sait rester humble, et tout en continuant sa carrière, de Bobino à l’Alhambra, il s’installe à Antraigues, au coeur de l’Ardèche, et s’isole pour vivre la vraie vie.

Ses sorties sont lointaines: Mexique ou Cuba, d’où il ramène sa célèbre moustache et de nombreux titres tels que Guérilleros. Sa gloire est désormais internationale, et sa plume vengeresse égratigne le monde fort perturbé de cette époque (mai 1968 et les bouleversements d’Europe de l’Est font rage). Ce n’est pas la censure qui arrête Jean Ferrat.

Aragon (bis)

C’est à nouveau Aragon qui, au début des années 1970, va donner à Ferrat l’occasion de briller: Aimer à perdre la raison et son album Ferrat chante Aragon font un malheur.

Ce disque reste encore aujourd’hui un des plus grands succès populaires français. Mais le chanteur, las de la vie de scène et de la notoriété, s’isole: il fait ses adieux à la scène à la fin de l’année 1972, et malgré la production régulière de nouveaux albums ou de reprises, il se fait plus rare.

Profitant du rachat de la maison Barclay par Polygram, Ferrat réenregistre une grosse centaine de ses chansons et les publie en 1980 dans un coffret de douze disques, énorme travail qui lui vaudra de nombreuses récompenses et une notoriété grandissante.

La mort de son épouse…

… en novembre 1981 le plonge dans un grand désarroi et une solitude volontaire. Il lui faudra des années avant de revenir sur le devant de la scène grâce à un album, Je ne suis qu’un cri en 1985, et la même année, un passage à la télévision dans l’émission de Pivot.

Au fil des années, Ferrat continue d’être un des artistes français les plus appréciés, surtout après les « départs » de Brassens, Brel et Ferré.

Après une intégrale 61-91 sortie en 1991, puis après l’intégrale Ferrat Aragon sortie peu après, Ferrat nous offre de temps en temps quelques merveilles dont il a le secret.

Chanté par les plus grands (Gréco, Aubret, Jeanmaire, Guichard pour lequel Ferrat écrit Mon vieux…) écouté et aimé par de nombreuses générations de public, de 7 à 77 ans, Jean Ferrat reste un chanteur unique, à l’écriture remarquable, aux idées fidèles et humanistes, discret et humble. Un homme riche d’humanité et de beauté, un vrai poète en somme…

Jean Ferrat est décedé le 13 mars 2010 à Aubenas en Ardèche.

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Discographie de Jean Ferrat

Albums

2002 Ferrat en scène
1995 Ferrat 95
1991 Dans la jungle ou dans le zoo
1985 Je ne suis qu’un cri
1980 Ferrat 80
1980 Dix albums ré-enregistrés sous le label « TEMEY »
1979 Les Instants volés
1976 Premières chansons – Nouvel enregistrement
1975 La femme est l’avenir de l’homme
1972 10 ans de Ferrat
1972 À moi l’Afrique
1971 Ferrat chante Aragon
1971 Aimer à perdre la raison
1969 Camarade
1969 Ma France
1967 À Santiago
1966 Maria
1965 Potemkine
1964 La Montagne
1963 Nuit et Brouillard
1962 La Fête aux copains
1961 Deux enfants au soleil

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Renaud

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Les clips


Biographie de Renaud

renaudDernier né (avec son jumeau David) d’une famille de six enfants, Renaud vient au monde à Paris, le 11 mai 1952 dans le 14e arrondissement cher à Brassens.

Fils d’un professeur-écrivain, le petit Renaud appartient à un milieu favorisé quoique modeste. Son enfance se passe sans trop de problème, bien que ses résultats scolaires ne soient pas très brillants.

En fait, il ne s’intéresse très tôt qu’aux matières artistiques et littéraires. Cette scolarité approximative lui fait redoubler sa troisième. Nous sommes en 1967, et le vent de la révolte soixante-huitarde se fait ressentir.

Mai 1968

Mai 1968: Renaud, mauvais élève mais passionné de politique et de social, prend part aux évènements, auxquels son père, un peu anar, un peu gaucho, ne s’opposera pas. Cette « révolution » donne à Renaud l’occasion d’écrire ses premiers textes.

Ayant définitivement fait une croix sur ses études, le jeune Séchan décide de devenir comédien, une voie qu’il ne parviendra jamais à suivre mais qui le marquera sa vie durant.

Comme il faut bien vivre, il passe de job en job, et passe ses loisirs à faire de la mécanique ou à aller au cinéma. Son rêve va devenir réalité quand, avec son ami Patrick Dewaere, il débute au Café de la Gare avec Coluche et Romain Bouteille. Mais l’aventure est brève, et Renaud doit se contenter de son boulot de vendeur de livres.

Il ne perd pas pour autant son goût pour l’écriture, et ses premières chansons naissent dans ces années d’oisiveté 72-73. Ses premiers succès, c’est avec ses amis qu’il les rencontre, mais aussi auprès d’un public de la rue, puisque Renaud se met en tête de faire le métro, les sorties de ciné et de spectacles avec sa guitare.

Amoureux de Paname

C’est Paul Lederman, producteur de Coluche, qui aide Renaud à faire réellement de la chanson. A cette époque, Renaud est féru de chanson réaliste, et ses premières compositions ont le ton anar de Hexagone ou de Camarades bourgeois. Ces chansons sortiront en 1975 sur son premier 33 Tours, Amoureux de Paname.

Les premiers concerts suivent la sortie de cet album, et Renaud commence à avoir un certain succès auprès de la jeunesse post-mai 68, une jeunesse anarchiste, opposée au pouvoir et à la société. Elle trouve en Renaud un nouveau porte-parole.

Son deuxième album, Laisse béton est un énorme succès. Même si Renaud pense encore à une carrière de comédien, il a mis un pied sûr dans sa carrière de chanteur. Les concerts plus importants se suivent. On le voit dans toute la France avec ses musiciens (Bourges, Bobino, …).

Sa réputation de chanteur engagé n’est plus à faire. On le sait qui dénonce les injustices, la guerre et la misère. Cependant, en 1980, son mariage avec Dominique, « sa gonzesse », et la naissance de Lolita leur fille, adoucit un peu le « chanteur énervant ». Cette naissance le rend plus serein, plus distant de la vie sociale et politique.

Morgane de toi

En 1983, son album Morgane de toi atteste de cette nouvelle vie et se compose de titres moins agressifs, plus tendres et drôles. Le public est conquis par cette douceur nouvelle avec des morceaux comme Morgane de toi, Dès que le vent soufflera, En cloque, …

Il devient une star et en profite pour changer de maison de disques. Ses tournées sont populaires et le public, par milliers, est au rendez-vous pour voir Renaud le timide, le tendre. Il y discute avec ses fans, instaurant un dialogue empreint d’humour et de tendresse, loin des grosses machines du show-biz.

Son album suivant, Mistral gagnant, ne fait que confirmer la tendance engagée avec Morgane de toi. Tournées, voyages, écriture, occupent la vie de Renaud. Jusqu’à la mort de son meilleur ami Coluche en juin 1986 dans un accident de moto, qui le marque profondément.

Putain de camion

Il écrit un album pour lui rendre hommage, Putain de camion, qui sortira sans tambour ni trompette, en toute intimité. Ce sera quand même un succès commercial, notamment avec le titre Jonathan, hommage au chanteur blanc Johnny Clegg, défenseur de l’Afrique et des opprimés.

Sa carrière se poursuit, avec toujours autant de verve et de colère. Renaud participe à Charlie Hebdo, journal satirique créé par le Professeur Choron, interdit dans les années 70, puis recréé dans les années 90 grâce à une bande de copains dont Font et Val, Siné, Cabu, … Il y écrit des chroniques pendant plusieurs mois.

Ses chansons également collent à l’actualité: la guerre du Golfe, l’Irlande du Nord, la misère, …

Germinal

Son caractère révolté et ses coups de gueule vont lui offrir la concrétisation de son rêve: emballé par le personnage de Renaud, le réalisateur Claude Berri lui offre le rôle principal de sa super production « Germinal » en 1993, adaptation du roman de Zola. Renaud n’oublie pas que son grand-père maternel était mineur et accepte le rôle.

Dans la foulée de cette expérience, il reprend des chansons traditionnelles chtimi et les réunit dans un album, Cante el’ nord, en 1993, un opus qui reçoit la même année la Victoire de la Musique du meilleur album traditionnel.

En hommage à Brassens qu’il vénère, Renaud enregistre en 1995 Renaud chante Brassens, avec des reprises des plus grands succès du poète sétois, de Je suis un voyou au Gorille, en passant par Philistins.

En 1999, son divorce d’avec Dominique le plonge dans une période sombre. Renaud se fait plus discret, moins productif. On le voit bouffi, les yeux cernés, lors de quelques rares apparitions. On attend un album pour les mois à venir, sans trop savoir ce que sera ce futur opus d’un Renaud seul à l’approche de la cinquantaine.

2016 Dites à ces enfoirés que je continue de chanter

Renaud est de retour pour une grande tournée en 2016…sur son petit chemin il continue de chanter !

zicactu.com

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Renaud

Albums
2016 Le phénix
2009 Molly Malone
2007 Tournée rouge sang
2006 Rouge sang
2004 Mon film sur moi et mes chansons preférées de moi
2002 Boucan d’enfer
1996 Renaud chante Brassens
1994 A la belle de mai
1992 Cante el’ nord
1991 Marchand de cailloux
1988 Putain de camion
1985 Mistral gagnant
1983 Morgane de toi
1981 Le retour de Gérard Lambert
1981 Le p’tit bal du samedi soir et autres chansons réalistes
1980 Marche à l’ombre
1979 Renaud – Ma gonzesse
1977 Laisse Béton
1975 Amoureux de Paname

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[cherry_tab title= »Entretien »]

je recevais soit des insultes du style « enfoiré pourquoi t’écris pas ce que j’ai envie que tu écrives… On s’en fout de ta femme et de ton chien, parle-nous de la Bosnie »…

RenaudA ma naissance, à peine le cordon ombilical coupé, ma mère me demanda si je tenais à m’appeler Renaud. Je trouvais ça sympa pour un premier rendez-vous mais j’eus toutes les peines du monde à lui expliquer que de Renaud, il n’y en avait qu’un, surtout que j’avais longuement eu le temps de potasser la question en l’écoutant au chaud pendant 9 mois. Non, j’allais pas lui piquer son blaze, déjà que j’étais parti pour lui piquer son flingue. Une trentaine d’années plus tard, le bien nommé Séchan a retrouvé son « gun » avec un album tout en nuance qui s’intitule Rouge sang et moi, j’ai rencontré une sorte de demi-frère… d’armes.

Renaud: Tu fais déjà tourner ton bidule ? (mon dictaphone)

Zicactu: Oui, car je tenais tout de suite à rentrer dans le vif du sujet et te dire que si je suis là, au titre de journaliste musical, c’est en partie grâce à toi… En effet, quand j’étais encore un minot, et suite à tes articles dans Charlie-Hebdo, je t’avais envoyé quelques textes et tu m’avais répondu fort gentiment: « Y a encore du boulot mais accroche toi ».

Renaud: Tu sais, je répondais à tous les courriers. C’était pas dur de toute manière: je recevais soit des insultes du style « enfoiré pourquoi t’écris pas ce que j’ai envie que tu écrives… On s’en fout de ta femme et de ton chien, parle-nous de la Bosnie », soit des lettres tellement émouvantes que je répondais aussi. En ce qui te concerne: si j’ai servi qu’à ça, c’est déjà pas mal !

Zicactu: Je voudrais commencer par te dire que pour moi ce « Rouge sang » a toutes les formes des romans de René Fallet !

Renaud: Ho là ! C’est le plus beau compliment de toute ma carrière ! Celui-là et celui de Brassens quand je l’ai rencontré il y a 20 ans et qu’il m’a dit que mes chansons étaient merveilleusement bien construites. Je radote, je sais, j’ai déjà du le dire dans 1000 interviews mais c’est ma légion d’honneur à moi, c’est ma vraie victoire de la musique, mon vrai disque de diamant… Cette petite phrase de Brassens. Maintenant si tu me dis que mon album ressemble à un roman de René Fallet, je suis aux anges !

Zicactu: Tu sais pourquoi ?

Renaud: Non, mais vas-y, dis ?

Zicactu: Parce que tout comme lui dans ses livres, chez toi il y a cette veine whisky et cette veine beaujolais…

Renaud: La veine whisky, c’est quoi, c’est la colère ? Et la veine beaujolais, c’est la veine bistrot comptoir, café du commerce, propos politiquo-sociaux, méchants et agressifs, désespérés et anarchistes ?

Zicactu: Je suis pas tout à fait d’accord…

Renaud: Propos primaires alors ? C’est ce que je lis dans certaines critiques, qui sont parfois même intelligentes. Comme redondant ou convenu. J’ai une très belle critique d’un mec de RFI qui me qualifiait de sincère mais convenu. Et je ne peux que souligner que mes colères sont des engagements convenus. J’ai convenu à l’âge de 15 ans avec ma conscience d’être réfractaire à l’injustice, à la misère et à l’oppression et je continue depuis, je les dénonce toujours.

Zicactu: Mais en même temps tu n’hésites pas à avouer tes paradoxes ?

Renaud: Je les assume en tout cas. J’essaye de les expliquer. En essayant de les justifier, je me les explique à moi même. Le plus grand des paradoxes, de la part de mes adversaires actuellement en ce qui me concerne, c’est d’être soi disant écolo et de rouler en 4×4. Je peux leur citer mille exemples de contradictions chez les écolos ! J’ai au moins cet honneur dans ma vie de dire que je suis écolo: je suis hyper sensible aux menaces et aux massacres de l’environnement, aux pollutions des forêts et des rivières. Alors oui, je roule en 4×4 non pas parce que j’aime les grosses voitures mais parce que j’ai un gros chien, un bébé, une poussette avec des roulettes d’un côté et des nacelles de l’autre, plus une poussette canne, plus 2 guitares et 3 bagages. De toi à moi, si tu savais ce que les blondes emportent pour un week-end, tu ne peux pas imaginer ce qu’elles peuvent prendre pour deux mois. J’ai besoin d’être en sécurité quand je fais 30.000 bornes par an. De toute manière, mon 4×4 doit moins polluer que les vieilles R5 pas révisées depuis 10 ans.

Zicactu: Tes contradictions sont celles de tout un chacun ?

Renaud: Cela fait partie des conflits internes que j’assume. Celui qui n’est pas plein de contradictions dans sa gestion de vie quotidienne, celui-là et lui seul peut me jeter la première pierre. Il n’y a pas de règles: on peut être anti-américain et boire du coca ! Quand tu sais les ravages occasionnés par Coca en Inde sur les nappes phréatiques au détriment des petits agriculteurs qui n’ont plus d’eau parce que Coca se sert de cette eau pour faire sa merde. L’écolo qui m’interpelle parce que j’ai cette voiture et qui boit cette pisse est ridicule. Tu vois, on peut chipoter et enc**** les mouches longtemps eux et moi.

Zicactu: Les USA, ils sont ultra libéraux mais ils ont… (il me coupe)

Renaud: L’Amérique, c’est un pays de merde mais ils ont inventé Bruce Springsteen, Woddy Allen, etc. Tu prends n’importe quel anonyme dans une foule américaine et c’est un acteur né. Tous les rôles secondaires aux USA sont aussi bons que nos stars d’ici ! Toute médaille à son revers. Il y a la grandeur de ce pays: tout ce qu’il a appris au monde en matière de développement économique, culturel, de liberté mais parallèlement, c’est une terre de puritains, où les armes sont en vente libre, engendrant des massacres tous les jours. C’est un pays qui vient de rétablir la torture sous prétexte de terrorisme. C’est la porte ouverte à toutes les bavures. Enfin, c’est un pays noir et blanc, barbare et géant. Je pourrais faire une chanson sur tout ce que j’aime en Amérique, je pourrais parler d’Hemingway, de Faulkner. Je pourrais parler de la littérature américaine, de scientifiques, de l’art contemporain, bref de milliards de choses, mais là c’était un brûlot que j’écrivais sur le côté noir de ce pays. Einstein disait que c’était le seul pays qui soit passé directement de la barbarie à la décadence, sans connaître la civilisation.

Zicactu: Je voulais savoir, Renaud, pourquoi il y avait pour ce dernier disque un album de 17 titres et un autre de 24 ?

Renaud: Parce qu’en général, quand je rentre en studio, j’ai à peu près 10, 12 ou 14 chansons finies. Bizarrement pendant que les musiciens jouent, que les ingénieurs du son règlent la technique pendant des plombes, moi je m’emmerde, donc j’écris… et je compose même parfois. Souvent des chansons naissent en studio comme « Mistral gagnant » ou « Manhattan Kaboul ». En l’occurrence, j’avais beaucoup de textes pas tout à fait finis. Bucolo m’avait fait des musiques vierges de mots sur lesquelles j’ai écrit genre « Nos vieux ». J’ai écrit et composé la musique de « Danser à Rome » qui n’était pas prévu mais dont j’avais le texte sous le coude. Arrivé à 18 chansons, je me suis dit, allez encore 2 et à la limite je peux faire un double. 2 fois 10 chansons. Je suis parti dans cette idée.

Zicactu: Entre l’idée de le faire et le réaliser, il y a un grand pas à franchir ?

Renaud: A l’époque, j’étais 20 heures par jour en communication avec 2 sites de fans dont le HLM et un forum privé que j’ai créé avec les meilleurs du premier. C’est un forum que tu trouveras jamais sur Google parce que l’adresse est privée avec un code pour y accéder. J’ai pris les plus méchants, les plus gentils, les plus drôles, les plus intelligents et littéraires, et j’ai parlé avec ces gens-là pour évoquer mon prochain disque. Je ne confonds pas le grand public et les fans, ce sont deux choses totalement différentes. Les fans sont à la fois les plus amoureux et les plus critiques et chiants comme la mort. En leur demandant leurs envies, car moi j’avais peur que ce soit indigeste, d’une manière générale: 95% m’ont encouragé à le faire. Ce ne sont pas eux qui ont déterminé ma décision mais ils m’ont conforté dans l’idée.

Zicactu: Personne n’a essayé de te faire changer d’avis ?

Renaud: Bucolo était totalement opposé à ça, il voulait que je garde les 15 meilleurs dont 10 à lui bien sûr ! Et la maison de disques me disait: des doubles, ça ne marche pas, ça ne se vend pas. Ils m’ont dit aussi (sic) que les journalistes n’écoutent déjà pas attentivement les albums simples, alors imagine un double, et surtout ils vont s’attacher aux chansons les moins réussies. Mais bon chez Mozart ou les Beatles, il y a du très bon, du passable et du meilleur… Euh, je ne me compare pas à eux mais c’est un peu mon album blanc à moi.

Zicactu: Avec donc du bon et du moins bon ?

Renaud: Là-dedans, il y a du chef d’oeuvre, du clément et du mauvais. Commercialement, selon les responsables de la maison de disques, c’est très dur à vendre. Ca ne tient pas dans les bacs, ça va être plus cher, le public va être échaudé par le prix prohibitif. Mais pas du tout. Il est franchement pas cher: je crois qu’il est à 22 euros, 25 chansons, 84 pages de livret, c’est moins cher que si tu vas le télécharger. Ce livret, je le trouve magnifique. Je rend hommage à Kiloffer d’ailleurs chaque fois que je le peux. Donc j’ai transigé, je leur ai demandé de faire un double pour au moins les plus acharnés et les plus amoureux de mes chansons en tirage limité et puis le simple pour les médias, le grand public et les journalistes qui ont raté quelques brûlots et je le regrette car cela aurait suscité d’autres polémiques. Les plus fidèles auront pour quasiment le prix d’un simple un double dont l’écrin est magnifique. Le contenu, je ne sais pas si c’est un bijou mais l’écrin est beau.

Zicactu: Après un disque de crayons de couleur en fer pour « A la belle de mai », un disque de peinture pour « Boucan d’enfer », se retrouver en personnage de bande dessinée, c’est un chouette projet ?

Renaud: D’une manière générale, ce beau disque me protège du téléchargement. J’apporte un soin jaloux au contenant. Que celui-ci soit aussi beau et agréable à regarder que le contenu à écouter éventuellement. Aujourd’hui, avec le recul, je me dis que je n’aurais dû sortir qu’un double ! Imposer ce disque. Mais bon la maison de disques m’a fait peur, non pas en me disant que cela n’allait pas marcher et ne pas se vendre, mais en me promettant qu’artistiquement ce n’était pas une bonne idée. Je ne saurai jamais si j’ai eu tort ou raison, mais vraisemblablement d’ici une quinzaine de jours, Virgin va annoncer qu’il n’y a plus un seul double sur le marché. Et tu vas voir qu’à Noël, ils vont nous refaire un tirage de 150.000 double albums. Et là, j’aurai ma revanche (rires), je leur dirai que je n’aurais pas dû les écouter, qu’ils sont tous des enfoirés. Je me vois déjà leur dire: « Vous avez tort et le renard a toujours raison car il a du flair et de l’instinct ».

Zicactu: Quel est ton combat ordinaire, celui de tous les jours ?

Renaud: Mon espoir, toutes les nuits, c’est de me réveiller vivant le matin. Qu’il fasse jour et que l’hiver nucléaire ne soit pas tombé sur l’humanité. Que je sois vivant et en bonne santé.

Zicactu: Je vois par contre que, même si tu chantes « Arrêter la clope ! », tu n’as pas stoppé totalement ce vice ?

Renaud: C’est un de mes sujets d’inquiétude qui me fait penser que parfois je pourrais ne pas me réveiller.

Zicactu: C’était peut être aussi important de diminuer ta consommation de clopes pour ta voix lors de tes concerts ?

Renaud: Je fume encore plus qu’à l’époque de « Boucan d’enfer »! Depuis quelques mois, avec la naissance du môme, la vie quotidienne, la vie amoureuse et la promo, la sortie du disque, je dois être à 3 ou 4 paquets par jour ! J’ai retrouvé ma voix un petit peu même si elle reste toujours aussi pourrie. J’ai lu dans un article que je chantais avant délicieusement faux et qu’aujourd’hui je chante juste faux !

Zicactu: Ces critiques ont l’air de te toucher beaucoup plus pour cet album-là que pour les autres ?

Renaud: Oui ! Tout d’abord car pour les autres, il y en a eu très peu. Les gens qui ont été unanimes, à tresser des louanges sur « Boucan d’enfer » se renient aujourd’hui en disant que c’était de la daube, que je me complais dans l’autodénigrement et l’autosuffisance. Ceux qui criaient au génie expliquent que mes chansons sont tristes, dépressives et alcooliques. Ils me reprochent que « Boucan d’enfer » fut un album nombriliste, où je n’avais plus de colère et perdu mon flingue et ils continuent en démolissant « Rouge sang » avec une férocité, limite de la calomnie. Cette presse bobo de gauche parisienne est tellement excessive que je sens non pas une cabale, mais je sais au moins où sont mes vrais ennemis. Toute la presse populaire m’encense et la presse de gauche bourgeoise bohème, ou plutôt bourgeoise-bourgeoise, dite de gauche parisienne qui ne va pas en province, qui ne touche pas le coeur des gens dans les banlieues ou les cités, me reproche à moi d’avoir perdu toute légitimité populaire. C’est à mourir de rire. Qui de eux ou moi vendent dans les banlieues et les provinces, les campagnes ? Tu crois qu’on lit Libé là-bas ? Non, on lit Charlie, on écoute Bénabar, on écoute des radios à la con mais pas cette presse bourgeoise, conformiste, bien pensante, moralisatrice, politiquement correcte.

Zicactu: Mais ce combat dure depuis tes débuts chez Virgin ?

Renaud: Non ! Depuis toujours !

Zicactu: A partir du moment où tu as montré beaucoup plus ta tendresse, on t’est tombé dessus, et c’est peut-être là, où tu t’es retrouvé dans le gris, dans le ni trop, ni pas assez, que les gens se sont sentis trahis ?

Renaud: Depuis 20 ans, j’en ai pris plein la gueule. La majorité des artistes ont le coeur à gauche, expriment des idées de gauche… Cite-moi un artiste de droite qui chante des chansons de droite, à part Sardou ? Mais ces chanteurs qui sont aussi populaires que moi, qui gagnent leur vie aussi bien que moi, n’ont pas un article pour décrire leur patrimoine immobilier dans le Point et leur marque de voiture ! C’est une tentative de destruction avec moi. Surtout qu’ils savent que je n’assume pas bien l’argent, la réussite sociale, économique et le pognon. A cause de mon éducation et des mes convictions fraternelles. Ils me poussent connement à me justifier de comment j’emploie mon argent. Certains placent leurs droits d’auteurs dans des SICAV ou comme d’autres, dans des Boeing de compagnie aérienne, moi je préfère acheter des maisons dans des endroits de la planète où j’aime vivre, où je trouve la culture, l’histoire extraordinaire: en Angleterre, au Maroc, dans le sud de la France…

Zicactu: Bruxelles peut-être où se trouve le studio ICP, là où tu as enregistré tes 2 derniers disques, pour moi c’est ton Jaligny-sur-Besbre pour faire encore un clin d’oeil à Fallet ?

Renaud: C’est un peu mon Jaligny à moi mais Romane est pas tout à fait aussi amoureuse que moi de Bruxelles. J’adore cette ville, je la connais depuis 30 ans, depuis 1973 même.

Zicactu: Bon, on revient sur « Rouge sang » ?

Renaud: Attends ! J’ai pas fini avec mes rapports aux médias. On me reproche vraiment tout et n’importe quoi. L’autre jour, j’ai entendu une chronique drôle, sympathique et rigolote d’un chroniqueur de chez Stéphane Bern qui conclut par « ouais, mais bon il fait chier, il nous emmerde avec ses dérapages, ses compromissions et ses erreurs de comportements… ». Mais ensuite, il cite dans sa réprimande générale d’avoir invité à mon mariage Alain Dominique Perrin le PDG de chez Cartier. D’abord il est PDG du groupe Richemont, mais surtout me reprocher mon mariage qui fut tout sauf people avec 100 personnes dont 3 peoples: Perrin, Drucker qui m’a toujours soutenu proprement, dignement, dont on pense ce qu’on veut mais qui est un amoureux des artistes et qui fait bien son métier même si c’est pas Michel Pollack.

Zicactu: Il fait quand même un peu de lèche le Michel !

Renaud: Ouais, mais moi aussi quand je rencontre quelqu’un que j’admire ! Et le troisième, c’était Hugues Auffray, l’idole de mes 15 ans. Donc on me reproche d’avoir invité un ami dont le seul crime est d’être riche et patron. C’est hallucinant de juger les gens sur leurs fréquentations, leurs amis ? Ils vont être étonnés quand ils vont savoir que j’ai des amis à droite ! Non seulement du patronat mais de droite ! (rires) En plus lui c’est un mec bien, mécène, je n’ai pas connaissance qu’il soit exploiteur de ses milliers d’employés. Il ne fait pas fabriquer ses stylos Mont-Blanc à Taiwan ou en Chine. C’était un ami de Coluche.

Zicactu: Renaud: ton disque…

Renaud: Mais on en parle, je te parle que de ça depuis tout à l’heure. Je veux dire qu’on critique l’homme et pas l’artiste et ça m’énerve. Je suis jugé artistiquement par des gens qui n’ont pas qualité à le faire, ils n’ont jamais écrit une ligne de poésie de leur vie et n’y sont pas sensibles, ils me jugent politiquement d’être de gauche et d’avoir voté « oui » à la constitution comme Hollande, alors qu’eux ont voté « non » comme Le Pen, et ils me jugent donc humainement et globalement. La teneur de leurs critiques c’est Renaud: poivrot, alcolo, pochetron.

Zicactu: Stop Renaud ! Maintenant parle-moi de la production de ton disque: tu es reparti avec la même fine équipe car tu t’es dit ce sont les meilleurs ?

Renaud: Non, ce ne sont pas les meilleurs. C’est une option de facilité, de flemme. Pour moi une chanson c’est une mélodie et un texte. Tout le reste je m’en fous un peu. J’ai la fainéantise de chercher un arrangeur anglais magnifique. J’ai essayé en écoutant deux, trois disques que l’on me conseillait mais je me suis dit que j’allais reprendre les mêmes que la dernière fois par amitié, par fidélité, parce que Bucolo qui est réalisateur est aussi compositeur et qu’il m’avait fait de jolies musiques sur « Boucan d’enfer » et il m’en a fait sur celui-là aussi. C’est vrai que depuis 2 albums, j’ai peut-être perdu mon identité musicale avec beaucoup moins d’accordéons et des musiques un peu plus pop-rock désuètes des années 80, slide-guitare et tout…

Zicactu: Tu peux comprendre qu’on attend toujours Renaud dans des tons proches de « Marchand de cailloux » qui est un chef-d’oeuvre ?

Renaud: Mais ce disque était un album concept. Avec des sonorités irlandaises. « La belle de mai », c’était un album totalement acoustique, sans batterie, sans synthé, fait à la maison. Pour beaucoup, ces 2 disques sont des albums cultes. Là avec « Rouge sang », tout du moins musicalement, je suis loin de la réussite de ces 2 albums. Musicalement, c’est vrai que je suis un peu déçu par Bucolo qui est un peu variété-rock. Je ne sais pas si en 30 ans de carrière, il y a eu un son Renaud, mais je pense que oui, disons qu’on pourrait qualifier ça de rock-musette et effectivement je l’ai un peu perdu depuis ces 2 derniers disques.

Zicactu: L’univers musical de « Rouge sang » ne te convainc pas tout à fait ?

Renaud: Ma fille de 26 ans m’a dit qu’elle était très déçue. Elle aimait le Renaud musette qu’elle retrouve plus et semble gaver par les slide-guitare de Bucolo limite californien. Par exemple, une chanson comme « Adieu l’enfance » qui lui est dédiée, je lui ai chanté avant de la soumettre au public (à une époque quand je parlais d’elle, je ne lui soumettais pas mais aujourd’hui je suis obligé (rires)), donc elle a adoré ma version guitare-voix dans ma cuisine mais elle n’aime plus du tout la version finale. Elle me dit souvent de prendre des jeunes gamins, des arrangeurs à Londres, et c’est ce que je vais faire pour le prochain album. Mais malgré tout, je garderai sûrement des mélodies de Lanty et Bucolo. Notamment de Lanty qui sait de par mes textes amener de l’émotion musicale. Personnellement j’y arrive de moins en moins, même si sur ce dernier j’ai retrouvé l’envie de composer. Dont « Elsa » et « Rouge sang ».

Zicactu: « Elsa », je vais te dire: je suis obligé de la passer tellement elle est touchante cette chanson ?

Renaud: Tu vois, il y a 5 ans, le chorus de guitare au milieu, cela aurait été un chorus d’accordéon.

Zicactu: Justement à travers cette chanson, as-tu parfois peur de livrer des histoires vraies au public ?

Renaud: (catégorique) Jamais ! Plus c’est perso, plus ça vient du coeur et des tripes et de l’âme et plus j’ai envie de le livrer. Un artiste, c’est comme une strip-teaseuse: on montre notre cul, notre âme. On les vend même comme une strip vend son cul. C’est un métier totalement impudique et indécent. Etre sur scène, plus haut que les autres, avec un micro quand les autres n’en ont pas, éclairé quand les autres sont dans l’ombre, c’est quelque chose d’incohérent que mon épouse, par exemple, qui démarre ses premières tournées, a beaucoup de mal à assumer. Dans mes chansons, comme dans les interviews, je donne tout et j’y mets jusqu’à ma vie privée car ma vie privée, contrairement à ceux qui pensent qu’elle est sacrée, moi j’adore l’offrir. Ce que je ne supporte pas, c’est qu’on me la vole. Et je n’ai pas envie de la vendre non plus. Je l’ai offerte notamment à Paris-Match. Je leur ai offert moyennant quoi je leur ai demandé de faire un geste sympa envers une association humanitaire quand j’ai cru comprendre, et je ne le savais pas, que ce genre de reportage people d’artistes se monnayait. Je vais pas te citer les noms et les sommes que untel et untel ont touché pour des vacances à l’île Maurice avec leurs enfants, pour les 14 pages du baptême de la fille adoptive et les zéros rajoutés aux sommes dérisoires que moi j’ai touché pour mon mariage, en l’occurrence 15.000 euros. Quand tu sais que … a pris 1 million de francs pour ses vacances avec ses mômes mineurs sans leur demander leurs avis… Qu’on me fasse le procès ensuite comme dans le Nouvel Obs, d’avoir touché le pactole pour vendre mon mariage. Si on me voit dans Voici, Closer, Public, c’est avec des photos volées et sans mon accord.

Zicactu: Je t’ai lu méchant une fois…

Renaud: Ca m’arrive !

Zicactu: C’est lorsque tu déclarais pour expliquer le succès de « Boucan d’enfer » que les gens en avaient peut être marre avant ton retour, de ne pas entendre de bonnes chansons ?

Renaud: J’ai dit ça ? J’ai peut-être dit ça mais sûrement pas comme ça. J’ai seulement dit que les gens étaient peut-être gavés de mielleuses star-académiciennes ou de chanteurs un peu formatés, de hip-hop et de rap poutre apparente. Je voulais dire que peut-être j’avais manqué au public. Je t’avoue en toute humilité que les gens manquaient de bonnes chansons et que « Boucan d’enfer » était un disque de bonnes chansons. Globalement ce que j’écris moi même, c’est ce que j’ai envie d’entendre et je trouve mes chansons belles. Je ne vais pas te dire qu’elles sont moches ? Si ? Ce serait honteux de produire des titres que le créateur en personne trouve moche ! Juste pour le plaisir d’essayer de les vendre. Belles, drôles ou intéressantes. C’est vrai que mes chansons colères sont rarement belles. Elles sont importantes mais ce n’est pas facile de faire de la poésie avec des mots de violence, avec Georges Bush ou Tchernobyl ou Sarko… Faire rimer facho et Sarko, immigration et délinquance, cela fait une moins belle chanson que lorsque tu fais rimer Uranus et Anus et Copernic avec Je te nique. C’est ce qu’on me reproche d’ailleurs dans Libé aujourd’hui.

Zicactu: Ha ?

Renaud: Je les cite: « Renaud en est réduit à de la poésie de merde ». Ce qui est marrant, c’est qu’il y a quelques années, ils aimaient justement ma manière de malmener la langue française, d’y intégrer de l’argot et de l’enrichir de cette manière. Il y a quelques temps, cela les aurait fait marrer de me voir faire rimer Copernic et Nique.

Zicactu: Tu es vraiment très très remonté ?

Renaud: Oui parce que ces cons-là arrivent parfois à me mettre le doute.

Zicactu: Je vais être sincère, ce dernier disque n’est pas le meilleur mais pas le moins bon.

Renaud: Pareil ! C’est peut-être le plus riche avec des thèmes assez différents. Contrairement à ce que disent les crétins qui pensent que je ne chante que des chansons d’amour pour mon bonheur retrouvé. Il me semble que les textes sont assez diversifiés. C’est peut être excessif d’avoir fait 6 chansons d’amour pour ma Romane mais c’est ma manière de le dire après des années où j’en manquais. Je souffrais d’un manque d’amour ou plutôt, je ne croyais plus à l’amour ou au couple en tout cas. Quand je lis que je suis mort, que je suis un poète foireux aux musiques indigentes, cela me fait rigoler. De toute façon, le plus important c’est que ce disque fasse pleurer aussi bien les filles que les garçons, ces gens qui retrouvent tout ce qu’ils ont toujours aimé chez moi: la tendresse, la colère, l’enfance, la nostalgie, l’humour, l’érotisme, le jeu avec les mots de la chanson.

Zicactu: En fait, je crois que tu ne te rends pas compte du nombre impressionnant des gens qui t’aiment !

Renaud: Si ! Même si je prétends que je ne souhaite pas que mes chansons plaisent à tout le monde et que je suis fier d’avoir des ennemis. Quand ils m’attaquent, je deviens parano. Et je me demande ce que j’ai bien pu faire pour engendrer autant de haine ! Je me dis que la constance de mes engagements montrent à quel point eux ont renoncé. C’est peut être mégalo de dire ça, mais je le pense. Je suis triste, malheureux mais pas fâché contre eux. J’ai de la compassion et de la pitié pour ces gens dont la haine habite le coeur. Je ne suis pas un curé hein ! (rires) mais je suis assez interloqué.

Zicactu: Et le petit Malone il va bien ?

Renaud: Super !

Zicactu: Pourquoi il s’appelle pas Pierrot alors !

Renaud: Parce que là j’aurais succombé ! Cette chanson a trop été chantée, elle est galvaudée d’une certaine manière. Il aurait pu s’appeler Pierrot mais Malone c’est un prénom mixte, un prénom qui plaisait aussi bien à Romane qu’à moi. Il aurait pu s’appeler Malone-Pierrot Séchan mais je l’ai appellé Malone-Olivier Séchan car mon père est mort quelques jours avant, pour que ma mère se sente pas jalouse de l’amour que je porte à mon père j’ai rajouté Oscar, le nom de son père à elle.

Zicactu: Et l’album de ta chérie ?

Renaud: Il est presque terminé. Je lui ai écrit des chansons d’amour et deux ou trois à thème sociétal. Deux sont à mes yeux, et je ne sais pas si je peux avoir un jugement objectif sur mon écriture, mais ces deux-là sont certainement les deux plus belles de ma carrière. Il y en a une, c’est « Pleure pas » sur l’avortement et l’autre c’est « Dylan » sur un gamin qui se viande en sortant de boîte de nuit. Je les mets dans mon panthéon des chansons que j’aime avec « P’tite conne », « La teigne », « La blanche », « Rouge-gorge » et enfin « En cloque ».

Zicactu: Personnellement, j’ai adoré ta tournée dans tes moments difficiles où tu venais sur scène avec un pianiste et un guitariste, penses-tu retrouver ce genre d’intimité ?

Renaud: Je te réponds oui, j’aimerais le refaire, je vais peut être le refaire, cela dépend de ma vie personnelle et professionnelle, de l’harmonisation de ma vie et de celle de Romane. J’aimerais partir en tournée dans des petits théâtres en laissant du monde à la porte malheureusement. Avec un accordéon, une caisse claire: en petite formation acoustique.

Zicactu: Et ton fameux roman, c’est l’arlésienne ?

Renaud: Il paraît que la FNAC l’annonce incessamment sous peu. Il est fou mon éditeur. Ce roman en est à 150 pages et je dois encore en écrire une centaine. Avec tout ce que j’ai eu à faire, j’ai jamais le temps de l’écrire. Je devais déjà lui rendre en juin dernier, puis en septembre, et on ne le verra pas en librairie avant février-mars.

Zicactu: Il va parler de quoi ?

Renaud: Des années noires, et éventuellement je ferai un petit chapitre qui résumera les 4 années qui ont suivi, sur ma renaissance, si ce n’est artistique mais au moins humaine… et médicale. J’étais mourant et je suis en parfaite santé… En 2002, j’étais encore un peu dépressif, totalement paranoïaque avec des dépenses de mes droits d’auteurs dans des détectives privés parce que je me sentais suivi, on voulait m’assassiner. J’ai arrêté de boire 8 mois après la sortie du disque, j’ai arrêté en fait quand j’ai décidé de vivre ma vie avec Romane.

Zicactu: Tu pètes la forme là ?

Renaud: A l’époque je dormais 12 heures par nuit, j’allais me coucher crevé et je me réveillais fatigué… Depuis 3 ans, je me couche à 2 heures en pleine forme, je m’endors en 15 secondes et je me réveille à 7 heures en pleine forme ! Quand je parle de mon bonheur aujourd’hui, j’ai toujours l’impression que les gens pensent que j’ai vécu toute ma vie malheureux mais non: j’ai vécu 20 ans de bonheur et de passion amoureuse et familiale auprès de mon ex et de ma fille. Je n’ai vécu que 3 années noires sur ma vie. Pour certains, cela s’étale sur 30 ans, moi ça été regroupé sur 3. Globalement, j’ai été comblé par l’amour. Je veux aussi par ce livre, rendre hommage aux gens qui m’ont soutenu pendant cette période qui se termina quand Romane a poussé la porte à tambour de cette Closerie des Lilas où nous nous trouvons.

Propos recueillis par Pierre Derensy, octobre 2006

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Vanessa Paradis

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Biographie de Vanessa Paradis

vanessa-paradisNée en région parisienne le 22 décembre 1972, dans une famille aisée (les parents dirigent une miroiterie familiale), la jeune Vanessa et sa soeur Alison sont des enfants joyeuses et dynamiques, passionnées de piano et de danse, et choyées par un oncle comédien, Didier Pain (que l’on a pu voir notamment dans les Visiteurs de Jean-Marie Poiré).

Très tôt remarquée pour sa voix, Vanessa est encouragée à passer dans l’émission dominicale de Jacques Martin, L’Ecole des Fans. C’est le 3 mai 1980, alors qu’elle n’a pas huit ans, qu’elle se produit devant les caméras d’Antenne 2 en chantant Émilie Jolie de Philippe Chatel.

Une carrière annoncée

L’année suivante, elle participe au concours de l’Eurovision des Enfants en Italie, et développe son goût pour la chanson et la scène. Encouragée par son oncle, elle enregistre un premier 45 tours: La magie des Surprises parties, avec l’encouragement des Forbans.

Ce disque ne sera en fait commercialisé que des années plus tard, après le succès de Joe le taxi… Mais pour l’instant, les premiers essais de Vanessa ne sont pas des coups de maître.

Un premier succès international !

Rencontrés dans un studio d’enregistrement (toujours grâce à son oncle Didier Pain), Étienne Roda-Gil (ami et compositeur de Julien Clerc) et Franck Langolff (ami et compositeur de Renaud) écrivent pour la jeune enfant un titre qui fera un tabac dans le monde entier: Joe le taxi. Ce tube, qui sort en avril 1987, fait de Vanessa Paradis la jeune fille la plus adulée mais aussi la plus détestée !

Haine ou dévotion, sa starisation ne laisse personne indifférent, et son tube est sur toutes les lèvres. Mais si en France, on a tendance à se moquer de la jeune chanteuse, en Angleterre, elle est considérée comme une star.

Encouragée par ce succès, Vanessa sort en 1988 son premier album, écrit à nouveau par les compères Roda-Gil/Langolff.

Mais une vie tout à fait normale…

Vanessa ne perd pas pour autant la tête. Ses parents bloquent son argent sur un compte jusqu’à ses dix-huit ans et elle continue de fréquenter son lycée dans la ferme intention d’obtenir son baccalauréat. Curieusement, ce n’est pas la chanson mais le cinéma qui va offrir à Vanessa la possibilité de prouver son talent et de moucher ses détracteurs.

Elle tourne en 1989 « Noce blanche », au côté de Bruno Crémer et sous la direction de Jean-Claude Brisseau. L’expérience est très éprouvante pour la jeune fille, mais le public est subjugué par son talent de comédienne et les mauvaises langues se taisent. Au point que l’année 1990 la verra récompensée à plusieurs reprises, par le Prix Romy Schneider et le César du Meilleur jeune espoir féminin notamment.

C’est au cours de cette année qu’elle rencontre Serge Gainsbourg, qui, en collaboration avec Langolff, écrira à sa « Lolycéenne » tout un album (et on connaît le talent de Gainsbourg pour « faire chanter » les femmes). Celui-ci s’intitule Variations sur le même t’aime et sort en mai 1990.

Grâce à Serge, elle offre au public des chansons plus matures, plus rock, et l’image qu’elle y colle est aussi nouvelle: on la voit notamment très « rock and roll » dans le célèbre clip de Mondino Tandem. Cet album ne trompe d’ailleurs personne et reçoit la Victoire de la Musique de la meilleure interprète féminine 1990.

L’enfant devient femme

Cette évolution est profitable à Vanessa, qui du haut de ses dix huit ans, se permet le luxe d’être la nouvelle égérie de Chanel pour son parfum Coco.

De plus, elle s’offre le loisir de travailler son nouvel album avec un certain Monsieur Lenny Kravitz, talentueux compositeur multi-instrumentiste… et américain. Vanessa traverse les frontières, répondant ainsi à tous ses détracteurs qui la jugèrent trop vite à ses débuts.

L’album qui sort en 1992 est suivi d’une tournée qui passe par l’Olympia et le Printemps de Bourges.

Parallèlement, elle s’engage aux côtés de nombreux autres artistes dans les Restos du Coeur de Coluche, et devient marraine de l’association Rêve, de Patrick Chene, association d’aide aux enfants.

Mais c’est surtout le tournage et la sortie d' »Elisa », avec Gérard Depardieu, qui va faire parler d’elle et confirmer ses talents. Par la suite, elle jouera avec les plus grands: Jeanne Moreau, Alain Delon, Belmondo, Reno, Auteuil, …

Des collaborations de rêve

De même, côté chanson, elle travaille avec Le Forestier, Johnny Hallyday, M, Bashung, … Elle est sollicitée de toutes parts: publicité, chanson, cinéma, oeuvres humanitaires, télés, journaux, … Vanessa est partout.

Mais un net ralentissement se fait sentir dans sa carrière. Après avoir tordu le cou aux fausses images, Vanessa pense famille et amour, et prend ses distances avec la chanson.

Il faut attendre 2000 pour que sorte son album Bliss, écrit en partie par elle-même. Entre-temps, l’enfant-femme est devenue maman le 27 mai 1999, d’une petite Lily Rose Melody dont le père est l’acteur américain Johnny Depp. L’année 2001 est consacrée à sa deuxième tournée en France.

Malgré des débuts difficiles (une image d’enfant et un tube difficiles à faire oublier), Vanessa Paradis a réussi à s’imposer comme une chanteuse et une comédienne de talent, tout en préservant sa vie privée. Une jeune femme qui promet encore de longues années de créations, même si le rythme est plutôt lent. Une femme-surprise que cette Vanessa-là…

Elle a vécu en couple pendant quatorze ans de 1998 à 2012 avec l’acteur Johnny Depp, ils ont deux enfants : Lily-Rose Depp et John « Jack » Christopher Depp II.

zicactu.com

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Vanessa Paradis


Albums
2018 : Les Sources
2013 Love Songs
2009 Best Of
2008 Divinydille tour
2007 Divinydille
2002 Zenith
2000 Bliss
1994 Live
1993 Vanessa Paradis
1990 Variations Sur Le Même T’aime
1988 M & J

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Michael Bublé : BaBalu








Michael Bublé
BaBalu
Album CD-2001

Liste des titres

:
Spiderman Theme
You Must Have Been a Beautiful Baby
You’ll Never Know
Lazy River
Oh Marie
Can’t Help Falling in Love
Bill Bailey
Buena Sera[b]
When You’re Smiling
What a Wonderful World
Don’t Get Around Much Anymore
Mack the Knife
La Vie en Rose

Jean-Louis Aubert

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


Biographie de Jean Louis Aubert

jl-aubert

La vie et la carrière de Jean-Louis Aubert sont indissociables du groupe Téléphone. Sans Aubert, Téléphone ne serait pas Téléphone, et sans Téléphone, Aubert ne serait pas Aubert. Essayons ici de parler uniquement de l’homme et de sa carrière solo.

De Nantua aux États-Unis…

Jean-Louis Aubert naît dans l’Ain, à Nantua, le 12 avril 1955. Fils d’un sous-préfet, son enfance est aisée, quasi-bourgeoise. Une enfance dorée à la limite de l’ennuyeux. A quatre ans, direction Senlis, dans l’Oise. Lorsqu’il a dix ans, la famille Aubert déménage à Paris.

Ce changement d’horizon émancipe le jeune Jean-Louis, qui devient caractériel et rebelle. Il est un adolescent révolté contre le système et lassé de son enfance tranquille. Les études ne l’intéressent pas, et s’il obtient son bac, c’est avec beaucoup de chance. Il fréquente alors le lycée Carnot de Neuilly où étudie aussi un certain Louis Bertignac.

La musique est, pour Jean-Louis, un lieu idéal d’évasion, tant psychologique que physique, puisque à 17 ans, il part pour les États-Unis avec sa guitare, où il survit plusieurs mois en faisant la manche, reprenant les tubes des Stones. Une expérience « enrichissante » pour ce jeune homme bien.

Retour à Paris et premiers « boeufs »…

De retour à Paris, il ne quitte pas la musique de vue et commence à animer les boums et les soirées du beau Paris (il vit dans le 16e arrondissement). Avec deux amis, dont un certain Richard Kolinka, ils forment un premier groupe Sémolina, et parviennent même à enregistrer un 45 Tours (Et j’y vais déjà / Plastic rocker), mais l’aventure tourne court.

Pour remplacer un groupe absent lors d’un concert où s’est engagé Kolinka, Aubert fait appel en urgence à deux amis, Louis Bertignac et Corinne Marienneau. Les quatre jeunes gens se retrouvent ensemble sur scène, et c’est ce soir-là de novembre 1976 que naît le groupe mythique Téléphone…

Le règne Téléphone…

Inutile de parler ici de l’aventure Téléphone. Durant dix années, ce jeune groupe va exploser les scènes de France et de Navarre avec un rock nouveau, énergique et intelligent.

Des premiers titres (Métro c’est trop, Anna, …) aux derniers (Le jour s’est levé, …), la plupart écrits par Aubert, Téléphone devient LE groupe de rock français des années 70-80, jusqu’à leur séparation en 1986.

Carrière solo

Commencent alors les aventures solitaires des ex-membres du groupe. Aubert et Kolinka sortent un premier 45 T Juste une illusion sous le nom d’Aubert’n’Ko en 1986, puis un album en 1987 Plâtre et ciment, rapidement suivi d’une série de concerts dans toute la France.

Bénéficiant de la notoriété de Téléphone et de leur toute récente séparation, Aubert obtient un certain succès avec une musique plus funk, plus travaillée, avec de nouvelles instrumentations et percussions.

Le style Aubert naît avec ce premier album. Sentimentalement, la vie de Jean-Louis prend aussi un nouveau départ avec la naissance de son fils Arthur. Mais c’est deux ans plus tard, avec la sortie de Bleu, blanc, vert, que sa carrière prend réellement son envol.

Cet album est en effet plus personnel, plus intime, riche en sonorités et en styles, et de plus en plus éloigné de ce que faisait Téléphone. Petit à petit, Jean-Louis Aubert se détache de son étiquette pour devenir un chanteur indépendant à part entière.

L’épanouissement artistique…

Le travail d’Aubert continue de se peaufiner avec les années et les collaborations, comme avec Paul Personne ou Barbara pour laquelle il écrit deux titres en 1996, et qui chantera avec lui sur son album Stockholm en 1997.

De concerts en concerts, du Cirque d’Hiver à l’Olympia, en passant par le Stade de France (en première partie des Stones !), Jean-Louis Aubert est parvenu, avec les années à s’affirmer en tant qu’artiste solo, et à se débarrasser de son étiquette Téléphone.

Ideal Standard

En 2005, l’artiste nous propose son Ideal Standard où l’on retrouve un Jean-Louis fidèle à lui-même, parfois maladroit et naïf, mais toujours authentique.

S’il en est encore parmi vous qui ne connaissent pas le gaillard, on ne saurait trop conseiller d’aborder son univers musical avec le DVD Ideal Tour contenant les enregistrements de pas moins de 3 concerts ainsi que les moments intimes (pas trop quand même) de la tournée 2006.

Jean-Louis Aubert est aujourd’hui une valeur sûre de la chanson française, avec une carrière riche de 25 années de créations et une image d’antistar naturelle, généreuse et sympathique. Un homme avant tout, avec un grand H.

zicactu.com
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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Jean Louis Aubert

Albums
2019 Refuge
2014 Les parages du vide
2012 Live = Vivant
2010 Roc Eclair
2005 Idéal Standard
2001 Comme un accord
1997 Stockholm
1992 H
1989 Bleu Blanc Vert
1987 Platres et ciment

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Mick Jagger : Goddess in the Doorway

Les clips de Mick Jagger : Goddess in the Doorway


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Mick Jagger
Goddess in the Doorway
Album CD-2001

Liste des titres

:
Visions of Paradise
Joy
Dancing in the Starlight
God Gave Me Everything
Hide Away
Don’t Call Me Up
Goddess in the Doorway
Lucky Day
Everybody Getting High
Gun
Too Far Gone
Brand New Set of Rules

Florent Pagny

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Florent Pagny

florent-pagnyFlorent Pagny naît à Chalon-sur-Saône le 6 novembre 1961. Lorsqu’il a six ans, en 1967, sa famille déménage en Haute-Savoie. Lui, son frère, ses deux soeurs et leurs parents débarquent dans ce département.

Son père est menuisier et sa mère, Odile, secrétaire et fan de Luis Mariano. Tout petit déjà, il se passionne pour le chant et la comédie. A treize ans, il gagne un radio crochet organisé par le journal le Dauphiné Libéré, puis à seize ans, tenté par la carrière artistique, il monte à Paris.

Mais les débuts sont difficiles pour ce jeune provincial aux allures de voyou. Il travaille beaucoup sa voix au conservatoire de Levallois-Perret, puis pour survivre, travaille dans les bars de nuit.

Le cinéma avant tout

C’est justement dans une boîte de nuit qu’il rencontre le célèbre Dominique Besnehard, acteur, producteur, découvreur de talent et agent artistique. La gueule de Florent lui plaît et c’est naturellement vers le cinéma que Dominique l’entraîne. Il joue dans « La Balance » et dans de nombreux autres films, même s’il est abonné aux seconds rôles.

Mais c’est vers la chanson qu’il revient en 1987 en sortant un premier 45 tours: N’importe quoi. Le succès est immédiat pour cet homme anticonformiste, rebelle et tout cuir. Le titre reste dix semaines en tête du Top 50 en 1998.

Sa médiatisation lui vaut ainsi quelques antipathies. On le voit comme un loubard violent et peu sociable, et son franc-parler agace (son tube Presse qui roule… s’en fera l’écho).

Le zénith avant la chute

C’est avec des titres comme Laissez-nous respirer ou Comme d’habitude (reprise du tube interplanétaire de Claude François), que Florent Pagny acquiert ses lettres de noblesse. Sa voix de ténor ne laisse personne indifférent.

Son premier album, Merci, paraît en 1990. Il prouve par le talent que personne ne peut atteindre ce talentueux chanteur: ni la presse, ni les médisants, ni les femmes (il sort d’une histoire d’amour très médiatisée avec la chanteuse Vanessa Paradis).

Et le public ne s’y trompe pas: celui-ci remplit le Zénith de Paris en 1991 pour applaudir Florent. Malgré cela, le monde du show-biz est impitoyable. Les médias, que Pagny descend dans sa chanson Presse qui roule, le méprisent et l’ignorent.

De plus, après avoir gagné beaucoup d’argent avec ses premiers succès, Florent a aussi beaucoup dépensé. Issu d’un milieu modeste, il a flambé sa fortune et se retrouve seul, sans argent, oublié par la presse. Il apprend à ses dépens que l’insolence et la liberté ne font pas toujours bon ménage…

Cette période sombre dure jusqu’à la sortie de Rester vrai en 1994. Un album écrit en partie en collaboration avec Jean-Jacques Goldman, et qui marque aussi, côté coeur, la sérénité retrouvée grâce à sa nouvelle compagne Azucena.

Dès lors, Florent retrouve le succès et le plaisir de chanter sur scène, devant un public plus heureux que jamais. L’année 1996 est ainsi marquée par une longue série de concerts, mais surtout par la naissance, en mars, de son fils Inca.

Savoir aimer

Mais si Florent Pagny s’inscrit parmi les plus grands talents de cette fin de siècle, il le doit à son album Savoir aimer, sorti en octobre 1997, et son titre phare écrit par Pascal Obispo.

Outre ce dernier, on peut aussi retrouver Zazie ou Art Mengo sur ce splendide disque dont la pochette est confiée à sa femme Azucena, artiste peintre. Le 20 février 1998, Pagny obtient sa revanche avec une Victoire de la Musique du meilleur interprète masculin!

Il est désormais reconnu par le public (depuis longtemps) et par le métier: on le voit sur scène avec Johnny Hallyday ou même Luciano Pavarotti (on se souvient de l’extraordinaire interprétation de Caruso par Florent en 1995).

Quiétude et liberté retrouvée

Cette reconnaissance permet enfin à Florent de vivre en toute liberté, sans concession. Ainsi il enregistre en 1999 un album de reprises « techno » de grands succès de la chanson française tels que Jolie môme de Léo Ferré.

Puis il s’exile pour la Patagonie, en Argentine, où il s’installe avec sa femme et son fils. Il y mène la vie de fermier, régnant à cheval sur ses 4000 hectares de terre, se reposant aussi entre pêche et farniente.

Il s’isole de Paris et du monde de la chanson. S’il revient en France de temps en temps comme en 2000, c’est pour enregistrer et sortir son album Châtelet Les Halles. Mais il s’efforce de « rester vrai », pur et honnête, auprès de ses parents en Bourgogne ou de sa femme et de son fils en Argentine. Un compromis judicieux et nécessaire pour un homme droit et nature. Un talent au service du public, et seulement du public.

zicactu.com

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Discographie de Florent Pagny

Albums
2017 Le Présent d’abord
2016 Habana
2013 Vieillir Avec Toi
2012 Baryton, Gracias A La Vida
2010 Tout et son contraire
2009 Amar y amar
2007 Pagny chante Brel
2006 Abracadabra
2004 Baryton
2003 Ailleurs Land
2001 2
2000 Châtelet Les Halles
1999 Récréation
1998 Live Florent Pagny
1997 Savoir aimer
1995 Bienvenue chez moi
1994 Rester vrai
1992 Réaliste
1990 Merci

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R.E.M : Reveal


Reveal

R.E.M

Album CD – 2001

Liste des titres

Imitation Of Life
Beat A Drum
Saturn Return
Disappear
She Just Wants To Be
All The Way To Reno
I’ve Been High
The Lifting
Summer Turns To High
Chorus And The Ring
I’ll Take The Rain
Beachball

Laurent Voulzy

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Laurent Voulzy

Laurent Voulzy

Timide, rêveur et… lent. Tels pourraient être les trois adjectifs les plus appropriés à la personnalité de Laurent Voulzy. En presque 30 ans de carrière, il n’a enregistré que quatre albums, mais quels albums !

Né à Paris le 18 décembre 1948 de parents guadeloupéens, le petit Laurent grandit dans le Val de Marne, à Nogent-sur-Marne. Très tôt, il découvre la musique, batterie et guitare. A 14 ans, il fonde son premier groupe.

Une enfance musicale

Nous sommes au début des années 60 et les Beatles débarquent en France. Les « fab four » sont une révélation pour Laurent qui s’embarque en 1965 pour l’Angleterre où il s’enivre de rock.

En 1967, alors qu’il compose déjà ses premières chansons à la guitare, l’une d’elles, Timide, remporte un petit succès lors d’un concours local. Encouragé, il se débarrasse de son service militaire et d’un début d’études sans intérêt, et fonde le groupe Le Poing, avec lequel il fait ses premières tournées dans toute la France.

Enfin un contrat !

Tout en tournant avec Le Poing, Laurent démarche les maisons de disques. Au début des années 1970, il décroche un contrat solo avec RCA.

Son premier 45 T, L’amour est un oiseau, sort en 1972. Perfectionniste, il retravaille longtemps ses titres avant qu’ils soient définitifs. Ainsi, si sa production de 45 Tours est régulière (environ un par an), il mettra plusieurs années avant de produire un premier album (1979).

Mais, au début des années 70, il n’a guère de succès. Le déclic se fera par le biais d’un autre jeune chanteur qu’il rencontre en 1974: Alain Souchon !

En effet, tous les deux ont du mal à percer dans le métier. A Voulzy, il manque des textes marquants, plus raffinés. A Souchon, il manque des mélodies parfaites, facilement mémorisables. Ils unissent leur talent et leur amitié, et en 1974 paraît J’ai dix ans, le premier album de Souchon.

Le succès de l’un fait le succès de l’autre…

C’est un succès énorme pour cet album écrit à quatre mains, grâce notamment aux deux tubes J’ai dix ans et Bidon.

Le succès de Souchon aide Voulzy à se faire un nom, et en 1977, leur collaboration fait encore un tabac, mais cette fois par le biais de Voulzy et de son titre Rockcollection dont une superbe version live dans l’album Voulzy Tour durera plus de 18 minutes !

C’est enfin la reconnaissance d’années de travail et de composition. En 1978 naît Julien Voulzy (et Pierre Souchon) et cette naissance vient s’ajouter au bonheur tranquille de l’auteur de Bubble Star.

Pour l’anecdote, les deux fils Souchon-Voulzy grandiront ensemble et, passionnés par la musique tout comme leurs pères, ils composeront leurs premiers titres avec un autre enfant de star, un certain Matthieu Chedid. Plus tard, ils fonderont le groupe Les Cherche Midi.

Un rythme lent

Après son premier album en 1979, Voulzy enchaîne les 45 Tours et continue à travailler avec son ami Souchon. Ils partent ensemble en Bretagne et en Méditerranée, et y composent jusqu’à l’achèvement de l’album voulu.

Leur amitié et talent sont exemplaires. Mais si Voulzy sait être dans toutes les têtes, il est très rare de le voir sur scène. Il n’est pas un homme public et sa timidité l’éloigne de toute médiatisation.

De Belle-Ile-en-mer à Désir désir, en passant par Les nuits sans Kim Wilde, Le soleil donne ou encore Le rêve du pêcheur, Voulzy est une mine de tubes. Chacun de ses 45 tours se vend par centaines de milliers et ses rares albums sont attendus avec impatience.

Ainsi en 1992, son troisième album Caché derrière est un évènement. Il décroche une Victoire de la Musique et le Grand Prix de la Chanson Française. Le passage sur scène (notamment au Casino de Paris et au Zénith) du chanteur timide est un grand moment, immortalisé par un album live.

Un coeur gros comme ça

Sa gentillesse n’est plus à démontrer. Sa générosité non plus. On le voit chanter pour Sol En Si, les Enfoirés, les Restos du coeur, …

Chanteur romantique, exemplaire dans sa douceur, sa gentillesse et sa discrétion, Laurent Voulzy est un homme de l’ombre, mais dont la musique est omniprésente. Un talent qui sait se faire attendre… Avril, son quatrième album studio, sort en décembre 2001. Quel cru pour le grand Laurent ?

zicactu.com
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Discographie de Laurent Voulzy


Albums

2017 Belem
2014 Souchon & Voulzy
2011 Lys & Love
2008 Recollection
2006 La septième vague
2004 Le gothique flamboyant Pop Dancing Tour
2001 Avril
1994 Voulzy Tour
1992 Caché derrière
1989 Belle-Ile-en-Mer 1977/1988
1980 Bopper en larmes
1979 Le coeur grenadine

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Zazie

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Les clips


Biographie de Zazie

zazieFille d’un architecte et d’une professeur de musique, Isabelle de Truchis de Varennes (son véritable nom), grandit dans un milieu artistique et culturel propice au développement de ses dons.

Bercée par Brassens et Brel, Zazie apprend très tôt le violon, la guitare et le piano. Suite à quoi elle décide d’écrire ses premiers textes. Auteur, compositeur, seule l’étiquette d’interprète lui fait encore défaut. D’études de kiné et de langues au mannequinât, rien n’éloigne la grande Zazie de la chanson, et sur son synthétiseur, elle compose déjà ses premiers titres.

Des débuts en fanfare

Alors que pendant des années, Zazie se fait « la main » dans le milieu de la mode, elle décide en 1992 de franchir le pas et part en Angleterre pour enregistrer son premier album: Je, Tu, Ils.

Dès son premier single Sucré salé, elle obtient le succès et sa Victoire de la Musique du meilleur espoir féminin en 1993 ne fait que confirmer son talent. Zen, son deuxième album sort en 1995 et l’impose définitivement comme une chanteuse d’avenir, originale et dont les textes intelligents séduisent.

Humour, charme et sentiments sont au programme. L’album est riche et les collaborations nombreuses: de Pascal Obispo, son ami, à Phil Baron, son frère (qui travaille notamment avec Jean-Louis Aubert), en passant par V-M. Bouvot, Zazie sait s’entourer des artistes les plus prometteurs du moment.

De Zen à Axel Bauer

Zazie met sa célébrité et son talent à profit pour participer à de nombreuses oeuvres caritatives, de Sol En Si aux Enfoirés.

Après avoir reçu sa deuxième Victoire de la Musique en 1997, elle démontre son talent de compositeur en écrivant pour Johnny Hallyday, David Hallyday, Obispo, Jane Birkin, Florent Pagny et Patricia Kaas.

Après son album Made in love et le live Made in live qui découle de sa tournée triomphale, Zazie prend un peu de recul avec l’Europe et tourne notamment en Asie.

L’année 2000 marque l’ouverture de son site officiel. En 2001, elle enregistre un superbe duo avec Axel Bauer, A ma place, pour le retour au premier plan de l’auteur de Cargo de nuit.

Chanteuse pleine de charme et de finesse, Zazie ne cesse de surprendre à chacun de ses titres. Une carrière devant elle, en somme…

zicactu.com
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Discographie de Zazie


Albums
2018 : Essenciel
2015 Encore heureux
2013 Cyclo
2010 Za7ie
2008 Zest Of
2007 Totem
2006 Rodéo Tour
2004 Rodéo
2003 Ze Live
2001 La Zizanie
1999 Made In Live
1998 Made In Love
1996 Zen
1993 Je, Tu, Ils

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Alain Bashung

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Les clips


Biographie de Alain Bashung

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Chanteur introverti au look punk-romantique, Alain Bashung a suivi son bonhomme de chemin en marge du show-biz. Pendant plus de 35 ans, cet écorché vif a promené son visage d’ange, du grand écran à la scène. Parfois mal compris, souvent (à tort) enterré, jamais égalé, il est resté libre de ses choix. Il y a le style Bashung et il y a les autres…

C’est le 1er décembre 1947 à Paris que naît Alain Claude Baschung (avec un « c » en plus), d’un père boulanger et d’une mère ouvrière. A un an, il est envoyé près de Strasbourg, à Wingersheim, chez ses grands-parents. Il y restera onze ans. Difficile, en effet, pour ses parents assez pauvres, de l’élever à Paris dans des conditions satisfaisantes. Aussi son enfance franco-allemande a-t-elle un goût de solitude et de mélancolie.

Premières notes…

A cinq ans, il découvre la musique grâce à l’harmonica, puis le chant à l’église, en enfant de choeur (et de coeur ?). A l’école, Alain est un enfant sérieux et studieux. Il aime aussi les sports, et excelle au basket et en cyclisme.

Mais Gainsbourg et Brassens dans un premier temps, puis les rois du Rock ensuite (Gene Vincent, Buddy Holly, Elvis, …) vont le ramener vers son destin: la musique. Il crée un premier groupe, ‘Les Dunces’, et tourne avec eux de la côte ouest aux Alpes, et ce malgré les réticences de la famille. Nous sommes en 1964.

Des études forcées

Encouragé par son entourage, Alain obtient un BTS de comptabilité et de gestion au lycée de Boulogne, près de Paris, et rentre chez Rhône-Poulenc… pour en sortir très vite, avide de musique. Il exprime son mal-être dans la drogue. Il cherche à se trouver, cherche, à en crever, au travers de la musique et des substances illicites.

Son groupe joue dans quelques cabarets parisiens et Alain s’installe alors dans la capitale. Il écrit beaucoup et finit par sortir en 1966 son premier 45 tours Pourquoi rêvez-vous des États-Unis ? avant de récidiver en 1967 avec T’as qu’à dire Yeah !.

Quelques coups d’essai…

… qui ne sont pas des coups de maîtres démoralisent vite le chanteur en herbe. Mais en 1968, Chère petite chose atteint la 28e place du hit-parade de Salut les Copains, et Bashung (le « c » de son nom a disparu entre-temps) commence à y croire. Jusqu’à faire sa première télévision en avril 1969 dans le célèbre Discorama de Denise Glaser.

Une rencontre capitale: Dick Rivers

Celle de Bergman a lieu en 1970, et comme pour le couple Julien Clerc/Roda-Gil, cette rencontre marque le début d’une longue amitié et d’une riche complicité musicale.

En 1972, Alain participe à l’aventure « La Révolution Française », opéra-rock patriotique dans lequel il interprète Robespierre. Un passage éclair par l’armée à Angoulême (juste quelques semaines) puis une rencontre (et une collaboration musicale) avec Dick Rivers ne le font cependant pas décoller.

Il passe par un mariage raté et une série de concerts guère plus brillants. S’il sort quelques 45 tours, c’est uniquement sous des pseudos (David Bergen, Monkey Buziness, …).

Revenons à Bergman. En 1977, Alain et lui travaillent ensemble au premier Bashung: Roulette russe. Un titre comme Bijou, bijou est remarquable.

Mais le succès viendra grâce au tube de 1980: Gaby Oh Gaby. Ce titre se vend à plus d’un million d’exemplaires ! Vertige de l’amour, sur l’album Pizza, confirme ce nouveau talent original que certains s’amusaient déjà à enterrer. Cependant, Alain préfère se tenir éloigné des requins du spectacle. Grâce à une tournée puis à ses premières expériences cinématographiques, il se préserve de la médiatisation.

L’ascension

Malgré une première brouille avec son ami Boris, Alain continue son parcours musical. Tout d’abord par l’Olympia en 1981, puis par une collaboration inattendue avec Gainsbourg l’année suivante: Play blessures.

Sa vie privée suit la même ascension: sa compagne Chantal lui donne un fils, Arthur Victor, le 6 avril 1983. Exit le Bashung solitaire, déprimé et drogué. Il est désormais serein.

Pour casser ainsi son image d’antisocial et parce que cela colle à sa philosophie de la vie, il participe en 1985 au disque SOS Racisme, à l’initiative d’Harlem Desir. Bashung s’ouvre encore aux autres en écrivant deux titres pour Jean Guidoni sur son album Tous des putains.

L’ami retrouvé

Lorsqu’il reprend le chemin des studios, en Angleterre, en 1986, il renoue par la même occasion avec Bergman. Leur séparation a renforcé leur lien et ils accouchent ensemble d’un superbe Passé le Rio Grande qui recevra la même année une Victoire de la Musique.

En février 1987, il triomphe au Rex dans un spectacle de deux heures extrêmement bien rodé. Peu à peu, Bashung se dévoile, accepte les télés, les magazines, comme Elle en 1989 dans lequel il pose avec sa compagne.

En imposant son talent, il se libère de son mal-être. Cette libération de l’image passe de plus en plus par le cinéma et la télévision. Il tourne très régulièrement entre deux concerts.

Changement de métier

Il tourne donc, même trop, ce qui l’oblige à s’éloigner de la musique. Il faut attendre fin 1991 pour la sortie de son nouvel album Osez Joséphine. Celui-ci fait l’unanimité. Bashung est un grand artiste, dans tout ce qu’il touche.

Fin 1992, il offre même à ses fans un coffret de neuf CD, un premier bilan de sa carrière auquel s’ajoute de nombreux bonus (BOF, live, versions inédites,…) Deux Victoires de la Musique en 1993 lui sont attribuées.

Depuis, d’années en années, d’albums en albums, de films en films (une dizaine à son actif), Alain Bashung impose son image de rocker « country new-age », comme il aime à se définir: Chatterton (1994), Fantaisie Militaire (1998) écrit en partie avec Rodolphe Burger de Kat Onoma, Climax (2000). Bref, une carrière exceptionnelle qui prend encore plus de valeur avec l’âge: trois Victoires de la Musique en 1999 et une autre en 2000.

Après un mariage avec sa nouvelle compagne Chloé Mons le 30 juin 2001 et la naissance d’un bébé quelques mois auparavant, Bashung, jeune homme en perpétuel état de création aborde le nouveau millénaire plus fringant que jamais. Un « Bijou bijou » qui ne s’altère pas avec le temps.

11 Victoires de la Musique

Le 25 mars 2008, il sort son album Bleu pétrole, porté par le premier single Résidents de la République. Un album réalisé par Mark Plati et pour lequel l’artiste s’est adjoint la collaboration à l’écriture d’auteurs tels que Gérard Manset, Arman Méliès et Joseph d’Anvers.

Grâce à cet opus et la tournée qui s’ensuit, Alain Bashung décroche 3 nouvelles Victoires de la Musique en mars 2009: interprète masculin de l’année, album de chanson pour Bleu Pétrole et meilleur spectacle de l’année. Ce qui en fait alors l’artiste le plus titré aux Victoires.

Très affaibli par la maladie, il est cependant présent lors de la cérémonie où il reçoit l’ovation du public. L’artiste s’éteint quelques jours plus tard, le 14 mars 2009 à l’âge de 61 ans, des suites d’un cancer du poumon à l’hôpital St Joseph de Paris.

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Discographie de Alain Bashung


Albums
2009 Dimanches à l’elysée
2008 Bleu Pétrole
2005 Alain Bashung – Climax
2002 L’imprudence
2000 Climax
1998 Fantaisie militaire
1995 Confessions Publiques – Live
1994 Chatterton
1993 Bashung 1979/1993 – Compilation Osez Joséphine
1991 Osez Joséphine
1989 Novice
1986 Passé le Rio Grande
1985 Live Tour 85
1983 Figure imposée
1982 Play blessures
1981 Pizza
1979 Roulette russe

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Michel Polnareff

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Les Clips


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Biographie de Michel Polnareff

Michel PolnareffMichel Polnareff naît à Nérac, dans le Lot-et-Garonne, le 3 juillet 1944. Sa mère, Simone Lane, est une ancienne danseuse, et son père, Leib Polnareff, est connu sous le nom de Léo Poll, et a notamment écrit pour Édith Piaf et les Compagnons de la chanson. Autant dire que la fibre artistique du petit Michel ne demande qu’à s’exprimer.

Très tôt, la famille Polnareff regagne Paris. Dès l’âge de cinq ans, Michel apprend le piano, et la musique occupe sa vie. Il est un élève brillant et décroche à onze ans, un premier prix de solfège au conservatoire de Paris. Il apprend alors la guitare, et après son bac et son service militaire à Montluçon, puis une très courte expérience professionnelle dans les assurances, il préfère prendre son instrument pour jouer dans la rue.

Les premiers succès

En 1965, il décroche le prix Disco Revue à la Locomotive à Paris. Cette victoire lui permet d’enregistrer un disque chez Barclay, mais à contre-courant des jeunes chanteurs débutants, Polnareff refuse cette formidable opportunité !

C’est Lucien Morisse, dirigeant alors Europe 1, qui le fait signer chez AZ. Pour son premier disque, La poupée qui fait non, Polnareff obtient un succès inattendu. Dès sa sortie en 1966, le titre est un tube.

Il enchaîne avec Love me please love me, et se démarque vraiment de la production musicale de ces années 1966-1967. Son style nouveau, très musical, oeuvre d’un grand compositeur et d’un personnage atypique, traverse les frontières et dès ses premiers morceaux, Polnareff se classe dans les charts européens, de l’Angleterre à l’Allemagne.

Un personnage atypique

Le style Polnareff envoûte, mais le chanteur sait aussi jouer avec son image: lunettes noires, pantalons moulants, provocations ambiguës, Polnareff défraie la chronique musicale et journalistique.

Son titre L’amour avec toi est interdit d’antenne avant 22 heures pour pornographie, et on prête au jeune chanteur de nombreuses conquêtes féminines. Dès 1969, Michel explose: tournées, Olympia, musique de film, tubes après tubes, on ne parle que de lui, et il est la cible des médisants.

En 1970, il est même agressé sur scène. Cet évènement tragique le pousse à bout. En septembre de la même année, son complice et ami Lucien Morisse se suicide. C’en est trop pour un Polnareff fragilisé par le succès, les médias et le travail.

Dépressions et éloignements

Après une cure de sommeil en région parisienne, et de longs mois de repos et d’isolement, Polnareff reprend petit à petit le chemin de la scène et des studios. L’écriture de la musique de la « Folie des Grandeurs » de Gérard Oury le relance.

Grâce au sport, sa santé et son moral s’améliorent. Mais pas sa vue: ses yeux fragiles et sa myopie l’obligent à protéger sans cesse son regard. Les ennuis ne vont pas s’arrêter là.

En 1972, l’affiche de son prochain spectacle Polnarévolution le représente fesses nues. Ce scandale, bien que bénéfique commercialement, lui apporte à nouveau interdictions et procès.

Puis au retour d’une tournée mondiale, qui le mène du Japon à la Polynésie, il apprend que son homme de « confiance », Bernard Seneau, chargé de gérer sa fortune, l’a trompé. Il ne reste plus un sou dans les caisses de Polnareff, et le manager indélicat s’est volatilisé avec plusieurs millions.

Contraint de rembourser des sommes qu’il ne possède plus, écrasé par la mort de sa mère, Polnareff n’en peut plus. Début 1973, il quitte la France pour les États-Unis, où il vit anonyme, reposé.

Polnareff made in USA

Puis en 1975, son titre Jesus for tonight rentre dans le Billboard américain. Mais le succès aux États-Unis n’est pas aussi pesant qu’en France. De plus, Polnareff dispose là-bas d’une technologie développée et de musiciens hors pair. Il se découvre ainsi une passion pour l’informatique.

Une tournée en 1975 le mènera aux portes de la France (où il était interdit de séjour), en Belgique. Les fans se déplacent par milliers pour le voir chanter. S’il revient en France en 1978, c’est uniquement pour se présenter au tribunal…

Cet exil forcé ne l’empêche pas d’écrire et de composer. Ses albums connaissent des succès divers. C’est surtout Bulles en 1981 qui lui prouve que le public français ne l’oublie pas.

Retour en France

Retour surprise en 1989. Sans aucune promotion, Goodbye Marylou envahit les ondes radio et fait un triomphe. Pendant un an et demi, Polnareff s’enferme au Royal Monceau à Paris et y enregistre, entouré d’amis et d’alcool, Kama Sutra, qui sort en février 1990 et marque le vrai retour de Polnareff.

Un retour accompagné de la gloire d’antan et de ses mauvais côtés. Les photographes l’épient, les rumeurs courent sur sa santé, d’autant plus qu’il se décide enfin à se faire opérer des yeux pour éviter une cécité irrémédiable.

Lassé, il reprend la route des USA en 1995, s’installe dans un hôtel et y prépare son retour sur scène au Roxy (dont est issu le fameux album Live at the Roxy).

De mystères en absences, de rumeurs en albums surprises, Polnareff est sans doute l’artiste qui a pu le mieux préserver son univers en renonçant à la célébrité.

Homme de l’ombre, à l’instar d’un Gérard Manset, il n’en est pas moins un compositeur de génie, toujours au-dessus des modes et des courants, et dont chaque album est un évènement musical.

zicactu.com

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Discographie de Michel Polnareff


Albums
2007 Ze re Tour 2007
1996 Live at the Roxy
1990 Kâmâ Sutrâ
1985 Incognito
1982 Show télé 82/Public
1981 Bulles
1978 Coucou me revoilou
1975 Fame à la mode
1974 Michel Polnareff
1972 Polnarévolution
1970 Polnareff’s
1967 Le Bal des Laze
1966 Love Me Please Love Me

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Alain Souchon

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Les clips


Biographie de Alain Souchon

alain-souchon57718mAlain Souchon, de son vrai nom Alain Kienast, naît à Casablanca au Maroc, le 27 mai 1944, où son père Pierre est professeur d’anglais.

La famille « Souchon » quitte très vite le Maroc pour Paris. Le petit Alain est un enfant rêveur et doux. A l’école, il ne travaille guère. S’il grandit à Paris, avec son grand frère (trois demi-frères et soeurs suivront), c’est à la campagne qu’il rêve et à la grande maison de l’oncle Gaston.

Son enfance est paisible jusqu’à ce drame de 1959, sur la route des vacances. Son père décède dans un accident de voiture et le jeune Alain se retrouve brusquement orphelin, désorienté.

Un monde de femmes

Sa grand-mère vient s’installer chez eux. Elle éveille Alain à la musique par le biais de la radio qu’elle écoute sans cesse. On y joue les grands artistes anglo-saxons des années soixante (le rock débarque en France), les Bee Gees, les Beatles, Paul Anka, mais aussi les grands poètes français, Ferrat, Brassens, Ferré et surtout Brel qui marquera profondément Alain.

On retrouvera plus tard dans l’oeuvre de Souchon ce mélange émouvant de mélodies dansantes et rythmées, et de textes intelligents et mélancoliques. Pour survivre, la mère de Souchon écrit des romans de gare.

De Paris à Londres et de Londres à Paris

Devant une scolarité en dents de scie, elle envoie Alain dans un lycée « disciplinaire » en Haute-Savoie. Isolé et meurtri, il y apprend l’écriture comme échappatoire et la lecture des poètes français. Mais ses résultats ne suivent pas et il se fait exclure. Destination Londres, dans un lycée français qu’il n’intégrera finalement pas, pour défaut d’inscription.

Au lieu de cela, Alain trouve un job de serveur et s’installe en Angleterre. On imagine l’extraordinaire aventure de ce jeune homme introverti qui découvre l’une des capitales les plus en vue de l’époque, s’y fait des amis, écrit ses premières chansons pour eux et trouve, en quelque sorte, sa voie.

Un an et demi plus tard, il revient en France, des idées d’albums pleins la tête et fait la tournée des maisons de disques et des cabarets. Mais c’est insuffisant, et comme il faut bien vivre, il attrape les premiers boulots qui viennent.

Un début de succès

Mai 68 passe, Souchon n’y prête guère attention. Il continue son petit bonhomme de chemin, un peu à contre-courant de ce qui se fait alors. En 1969, il rencontre Françoise dite Belote, et l’épouse en 1970.

Elle l’encourage, lui, le garçon mal dans sa peau et pessimiste. Elle le pousse à persévérer. Grâce à son soutien, Alain continue à écrire ses chansons tout en vivotant, jusqu’à ce qu’il décroche en 1971 son premier contrat avec l’enregistrement de Je suis un voyageur et Un coin de solitude.

Les deux titres passent cependant inaperçus. Belote travaille pour faire vivre la famille qui s’agrandit la même année avec l’arrivée de leur premier enfant Pierre. Cette naissance pousse Souchon à se réveiller, à presque trente ans. Il écrit l’Amour 1830, initialement écrit pour Frédéric François, mais qu’Alain chantera lui-même. C’est son premier succès qui lui vaut le Prix de la Critique et le Prix Spécial au concours de la Rose d’Or d’Antibes en 1973.

J’ai dix ans

Encouragé par ce premier succès, Souchon s’associe à un artiste débutant, comme lui, un certain Laurent Voulzy… Leur première collaboration donne J’ai dix ans qui est un tube.

Nous sommes en 1974, et la carrière de Souchon (et celle de Voulzy) démarre enfin. Suivent Bidon et Jamais content. Ces quelques titres suffisent à asseoir la réputation de Souchon. Les scènes deviennent plus importantes aussi: l’Élysée Montmartre dès 1975, puis l’Olympia.

Le succès de Souchon allant de pair avec celui de Voulzy, et devant l’amitié naissant entre les deux hommes, Alain et Laurent ne se quittent plus et prennent dès lors l’habitude de travailler ensemble: isolement en Bretagne ou sur la côte méditerranéenne pour écrire et enregistrer, puis tournée, parfois ensemble sur scène.

Un pas vers le cinéma

En 1978 naît Charles, son second fils, et Alain se voit proposer une collaboration avec le cinéma. Il écrit une chanson pour le film de Truffaut « L’amour en fuite ».

En 1980, tout en continuant l’écriture, notamment avec Chédid ou Jonasz pour la sortie de Rame, il tente sa première véritable expérience au cinéma dans « Je vous aime » de Berri.

Suivront de nombreuses autres collaborations, sans que Souchon ne franchisse réellement le pas vers le septième art (il se trouve peu doué pour la comédie). Tranquillement, il écrit ses albums puis parcourt la France en tournées.

La réputation du chanteur timide n’est plus à faire. Il sait aussi partager comme en 1993 et 1995, lorsqu’il s’engage auprès de Cabrel, Zazie, Maurane, Jonasz ou Le Forestier, dans l’aventure Sol En Si au profit des enfants malades du SIDA, ou avec les Enfoiréspour les Restos du coeur.

Une tranquille et discrète notoriété

Alain Souchon, fort d’une dizaine d’albums, de millions d’exemplaires vendus, et de centaines de concerts, continue tranquillement à séduire par sa discrétion et sa gentillesse, ponctuant sa carrière de petits bijoux de tendresse écrits avec son ami Voulzy ou encore avec leurs enfants, Pierre Souchon et Julien Voulzy (le groupe Les Cherche Midi). Un bel exemple de fidélité et de modestie pour un artiste à part.

zicactu.com

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Discographie de Alain Souchon


Albums
2019 Âme fifties
2014 Souchon & Voulzy
2011 à cause d’elles
2008 Écoutez d’où ma peine vient
2005 La Vie Théodore
2002 J’veux du live
1999 Au ras des pâquerettes
1995 Défoule sentimentale
1993 C’est déjà ça
1990 Nickel
1988 Ultra Moderne Solitude
1985 C’est comme vous voulez
1983 A l’Olympia
1983 On avance
1980 Rame
1978 Toto 30 ans, rien que du malheur…
1977 Jamais content
1976 Bidon
1974 J’ai dix ans

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Léo Ferré

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Les clips


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Biographie de Léo Ferré

Léo FerréC’est à Monaco qu’Albert Ferré naît le 24 août 1916, après sa grande soeur Lucienne en décembre 1913. Leurs parents, Joseph et Marie (dite Charlotte), enfants d’Italiens, ont une bonne situation professionnelle dans la Principauté: lui, homme catholique, carré et droit, est employé de la société des Bains de Mer, propriétaire du Casino, et Charlotte tient une boutique de couture.

Enfance ensoleillée à Monaco

Cette appartenance à une certaine bourgeoisie de Monaco offre aux enfants Ferré une enfance aisée. A propos de son enfance, il est conseillé de lire son roman largement autobiographique, Benoît Misère, aux Editions Robert Laffont (1970).

La famille Ferré est nombreuse (cousins et cousines, oncles et tantes à foison) et très liée. Léo grandira entouré de nombreuses femmes. Avec ses amis, il s’initie assez tôt au théâtre, à la comédie. Puis, vers dix ans, il découvre la musique avec Beethoven, par l’entremise de son oncle Albert, violoniste professionnel.

1925, l’exil de Bordighera

A neuf ans, suite à ses mauvais résultats scolaires, il devient interne au collège français Saint-Charles de Bordighera en Italie. A vingt kilomètres de chez lui, il n’en est pas moins complètement isolé et exclu. Il se sent seul et abandonné. Ce sera sa « prison ».

Il y restera huit années, huit longues années, et cette expérience fera naître en lui un anticléricalisme aigu. Il y apprend néanmoins la musique et l’amitié. Mais c’est aussi une enfance violée qu’il vivra à Bordighera, victime des attouchements du surveillant général.

Le Bac et la liberté…

1933. C’est l’année du Bac. Le rater, c’est refaire une année de plus à Saint-Charles. Léo travaille dur et l’obtient. Il part alors au lycée, l’actuel lycée Albert 1er, et donne des cours de français au collège… Saint-Charles de Bordighera.

Mais c’est un Léo grandi qui donne ces cours, et non plus le petit être fragile et soumis. Parallèlement à ces cours, il écrit quelques articles pour Le Petit Niçois et réalise des interviews auprès de musiciens d’alors.

Paris…

Automne 1935. Léo part à Paris et fait son droit pendant que Lucienne, sa grande soeur, étudie à l’école dentaire. Avec des amis, ils errent dans les rues de Paris. A vingt ans, dans la capitale, il perd sa virginité avec une putain. Les filles, pour lui, c’est difficile: « Pour tout bagage on a sa gueule… » (20 ans).

Il sort beaucoup, mais pas dans les musées, plutôt dans les boîtes et les cinémas. Il découvre Trenet en 1938, et comme toute sa génération, il est ébahi devant le fou chantant. Léo est un jeune étudiant qui s’amuse, et il vit alors bien loin des préoccupations politiques et sociales du Front Populaire ou de l’avant-guerre. En 1939, il obtient son diplôme de Sciences Po.

« Et la guerre arriva… »

Léo est embrigadé à Montpellier, Sète, Saint-Maixent-l’Ecole, … Il échappe au feu, et en fuyant la France occupée, il rejoint Monaco où la guerre se passe, chez ses parents. Dans l’oisiveté monégasque, Ferré se pique de musique et d’écriture.

En février 1941, il se produit pour la première fois en public. Quelques mois plus tard, alors que Trenet se produit à Montpellier, Léo parvient à obtenir le droit de lui jouer trois chansons. Le grand Charles l’écoute et, mieux que ça, l’encourage et le félicite.

Automne 1943, Léo épouse Odette, un mariage fragile qui ne durera pas. Les jeunes mariés finissent la guerre au nord de Monaco, dans une ferme où le nouveau paysan continue cependant l’écriture. Lors d’un bref passage à RMC, il croise Piaf qui lui conseille de retrouver Paris pour « percer ».

Paris me revoilà !

1946: retour à la capitale où Léo se produit, au Boeuf sur le Toit, en même temps qu’Aznavour et les Frères Jacques. En 1947, un contrat les emporte aux Antilles où, jouant de malchance, ils resteront bloqués près de six mois !

A son retour, quelques-unes de ses chansons se font remarquer grâce à Catherine Sauvage ou Yvette Giraud. Mais le couple Ferré explose sous le poids de la bohème. Célibataire, Ferré joue aux Assassins avec Salvador, et fait les soirées dans un hôtel parisien.

Il signe la même année son premier contrat avec une maison de disques: Le Chant du Monde, maison à mouvance communiste. Il fréquente Saint-Germain des Prés, Gréco, Sartre, Vian, Francis Lemarque, J.M. Thibault, Queneau, Yves Robert. Les journalistes commencent à parler de cet étrange personnage. On le voit au Quod Libet, aux Assassins, aux Trois Maillets, au Milord l’Arsouille, …

Madeleine et Apollinaire…

C’est au Bar Bac que Léo pas encore divorcé rencontre Madeleine. Ils s’aiment comme deux gosses et s’installent dans le 5e arrondissement avec Annie, la fille de Madeleine. Léo passe sur France Inter et enregistre en juin 1950 son premier disque: La vie d’artiste et un second L’île St Louis.

Le mariage de Léo et de Madeleine aura lieu en 1952 à Monaco. La même année, Catherine Sauvage fait de Paris Canaille, écrit et composé par Léo, un tube. C’est son premier succès mais pas encore la fortune. Léo signe à L’Odéon ses premiers enregistrements « lucratifs » en 1953 puis 1954.

Ces titres lui offrent le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Il s’attaque alors à Apollinaire que Rainier de Monaco, par le hasard des rencontres, lui permet d’enregistrer avec l’orchestre de Monte-Carlo en 1954. C’est enfin le triomphe, à près de 40 ans, avec La chanson du mal-aimé.

Un succès bref

Malgré ses succès et un Olympia en 54, Léo dérange et ses airs d’ours mal léché ne collent pas avec le monde du music-hall. Déçu, Ferré quitte la scène pour l’écriture. Il déménage en Normandie pour s’isoler, ce qui ne l’empêche pas de sortir un disque en 1955, puis Poète… vos papiers en 1956 (poèmes et textes), et de préparer Benoît Misère, son roman autobiographique.

En 1956, il a la mauvaise idée d’écrire et d’interpréter un « feuilleton lyrique » intitulé La Nuit. C’est un bide total qui le blesse profondément. Il s’attaque à Baudelaire en 1958, joue à Bobino, mais c’est l’éloignement et l’isolement qui le comblent. Il achète une île en Bretagne (Du Guesclin) où il travaille sur Aragon avant de l’enregistrer en 1961 chez Barclay.

Eddie Barclay et le Roi Léo

C’est Eddie Barclay qui propulse Ferré au sommet de la gloire (comme Brel, Aznavour, Aufray, Nougaro, …). C’est aux éditions Barclay que Léo enregistre en effet quelques-uns de ses plus grands succès: Paname, Jolie môme, Merde à Vauban.

Nous sommes alors en 1961, Léo a 45 ans et fait sa rentrée à l’Alhambra et au Vieux Colombier. Il agrandit la famille en adoptant Pépée, une chimpanzé d’un an, et choisit un nouveau lieu de solitude: le château de Perdrigal, dans le Lot. Une solitude entrecoupée de « commandos bifteck », concerts et tournées pour gagner l’argent du ménage.

Isolement et déchéance

Les Ferré s’isolent vraiment dans leur château: les animaux, une poignée d’amis, et c’est tout. La vie est difficile, malgré les escapades musicales de Léo, tournées et enregistrements. Cette vie de reclus les rend mélancoliques, les affaiblit. C’est le désordre au château: Pépée est un enfant trop turbulent, voleur de liberté.

Après 18 ans de vie commune, au printemps 68, c’est la rupture. Madeleine fait abattre Pépée, blessée et malade, et les Ferré se séparent.

La fuite vers la liberté

Pour fuir ces drames, Léo rejoint Paris, puis l’Ardèche et la Lozère avec Maria-Christina, sa nouvelle compagne. 1969: il est au sommet. Bobino, la Mutualité, … C’est aussi l’année de C’est extra. En janvier de la même année, François René Cristiani réunit Ferré, Brassens et Brel pour une rencontre mythique immortalisée par Leloir.

Cet été 1969, Léo et Marie trouvent un lieu de solitude en Italie, près de Florence. En 1970, le 29 mai, le premier enfant de Ferré naît en Suisse: Mathieu. « Naît » aussi son roman Benoît Misère en librairie au mois de juin.

En ce début d’année 1970, la vie est difficile pour Ferré. Lui qui n’a pas participé aux évènements de 1968, lui qu’on politise trop, lui sur lequel reposent trop d’espoirs, on l’agresse, le malmène, on lui crache dessus pendant ses concerts, on appelle à sa mort.

Léo est victime de Ferré. Ces incidents dureront longtemps, même des années plus tard, en 1973, à Lyon ou à Toulouse.

1973 vie et mort

1973. Joseph, son père, meurt. Les amis et musiciens de Léo le quittent après quelques brouilles. Il est seul, seul sur scène. Il se rattache à sa famille qui s’agrandit le 20 juillet 1974 avec la naissance de Marie-Cécile.

Auparavant, en mars, il épouse la mère de ses enfants, à Monaco. Ferré ne pense que musique. 1975: c’est la scène avec 70 musiciens pour diriger la chanson du mal-aimé. Finis les concerts houleux, seul face à la foule hostile. Léo est chef d’orchestre.

Le 26 janvier 1978, Manuela, son troisième enfant, naît à Monaco, et quelques jours après, Charlotte, la mère de Léo, meurt. Il en est terriblement affecté. De nombreuses tournées l’occupent alors, mais Ferré retourne souvent chez lui, en Toscane, dans son havre de paix.

Exil et concerts

Malgré cette retraite, Léo enchaîne les concerts les uns après les autres, de 100 à 150 par an ! Il accorde aussi beaucoup d’entrevues.

En 1988, à 72 ans, Léo montre ses premiers signes de faiblesse. Il tombe malade mais reprend quand même la scène. Au printemps 1990, un bel hommage lui est rendu par la parution chez Barclay de l’intégrale Ferré, composée de onze CD !

Au Théâtre TLP Dejazet, fin 1990, il donne une série de 25 concerts, terminant chacun d’eux par Avec le temps, et exigeant de son public de le laisser quitter la scène en silence, sans applaudissement ni rappel. On imagine alors cette chanson superbe à laquelle succède un silence de mort, une absence, le néant…

En septembre 1991, Ferré enregistre Une saison en enfer, son dernier disque. Ses concerts sont douloureux: trous de mémoire, jambes lourdes, fatigue, … Le corps ne suit plus. C’est la descente aux enfers. De son opération au Kremlin Bicêtre à sa retraite à Castellina, Léo se meurt, le Roi se meurt et s’éteint, le 14 juillet 1993 vers dix heures du matin.

zicactu.com

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Discographie de Léo Ferré

La discographie de Léo Ferré n’est pas encore disponible.

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Gérard Lenorman

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Les clips


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Biographie de Gérard Lenorman

Gérard LenormanC’est juste avant la fin de la guerre que naît Gérard Lenorman à Bénouville, dans le Calvados. De son père, allemand, Gérard ne sait rien. En mars 2001, sur un plateau de télé, face à Thierry Ardisson, il avoue imaginer que ce père absent devait être musicien. Musicien plutôt que soldat.

De toute façon, c’était un artiste, pour que le petit Gérard, élevé entre sa mère et sa grand-mère, fasse montre très tôt d’un talent de chanteur. De l’église aux soirées en famille et entre amis, Gérard développe sa voix fine et belle.

L’après-guerre en Normandie…

A cinq ans, il découvre la musique en écoutant Igor Stravinsky. A douze ans, il écrit sa première chanson, Le Vagabond, qu’il enregistrera des années plus tard, écrite en l’honneur d’un voisin musicien.

La famille déménage à Issoire, près de Clermont-Ferrand, où il apprend la guitare et commence à jouer dans quelques petits groupes locaux. Il travaille en même temps pour gagner ses premiers sous. Petit à petit, il devient une petite star locale. Avec ses premières payes, il achète un 4 CV, qui le mènera pour ses premières vacances, en Normandie, chez sa grand-mère.

La mort et puis la vie…

A son retour de Normandie, c’est le drame. Un grave accident lui fait frôler la mort. Gérard a à peine 18 ans. Il met un an à s’en remettre, un an pendant lequel il écrit beaucoup et découvre sa véritable passion pour le métier de la chanson.

Rétabli, il part au Club Med où il fait ses premières armes de compositeur interprète. Ses compositions plaisent, et après sa rencontre avec Brigitte Bardot en 1968, il lui écrit deux chansons qui lui permettront de mettre un pied dans le métier (La fille de paille et Je voudrais perdre la mémoire).

Riche de ces succès, il décide d’enregistrer son premier morceau, écrit lorsqu’il avait douze ans: Le vagabond. S’ensuit une tournée en première partie de Sylvie Vartan.

Le déclic et la gloire

En 1970, alors que « Hair », la comédie musicale, triomphe au Théâtre de la Porte St-Martin, on propose à Gérard de remplacer au pied levé Julien Clerc. Tout d’abord il hésite. Un mardi soir, il va voir le spectacle, et, devant la révélation « Hair », il s’engage le soir même et débute sur scène le samedi suivant !

C’est la gloire. Les maisons de disques le sollicitent et les tubes s’enchaînent: Il, Les matins d’hiver, Les jours heureux, Quelque chose et moi, Michèle, et surtout en 1975, La ballade des gens heureux.

Pendant quelques années, Gérard Lenorman sera LE chanteur français en vue. Il tourne en France, mais aussi dans le monde entier, du Japon au Canada. Sa vie privée est également riche. Marié avec Caroline, son premier enfant, Mathieu, naît en 1974, puis Justine en 1977, et Clémence en 1980.

Au sommet de sa gloire, il lance un chanteur inconnu: Daniel Guichard. De la même façon, en 1975, à Juan-les-Pins, un jeune homme lui chante à la guitare un petit morceau de So far away. Il aidera ce jeune chanteur, Nicolas Peyrac, à percer dans le métier en l’invitant à l’Olympia, pour la carrière qu’on lui sait maintenant.

Altruiste, Gérard produit aussi d’autres chanteurs comme Indochine en 1982 ou Imagination en 1983.

Usure et remise en question

Alors que les albums et les tubes se succèdent, Gérard ressent une certaine lassitude au début des années 80. Son couple s’essouffle, son métier l’accapare et l’épuise. Les modes changent beaucoup aussi.

L’invasion de la musique anglo-saxonne, le punk, le rock à la Téléphone, la New Wave, autant de mouvements musicaux plébiscités par la jeunesse d’alors. Malgré les salles de spectacle remplies à chacune de ses tournées, on observe un déclin certain de sa notoriété.

Gérard décide de prendre du recul. Son quatrième enfant, naît au creux de cette vague, en 1985. C’est seulement trois ans plus tard que sortira son nouvel album Heureux qui communique, mais ce n’est pas une grande réussite commerciale. De plus, les années ont eu raison de son couple, et en 1989, il se sépare de Caroline.

Une lente mais certaine renaissance

Au cours des années 1990, le petit prince réussit peu à peu à recoller à l’actualité. Monfort L’Amaury obtient un certain succès en 1990. Une compilation le remet au goût du jour, ainsi que Il y a, en 1993, son premier album studio depuis cinq ans.

Tournées, enregistrements, disques d’or, le succès revient, même s’il n’est pas aussi fort que dans les années 70.

Enfin, en 2000 paraît La raison de l’autre, un album riche et beau, qui pousse Gérard à remonter sur scène (l’Olympia en 2001). On le voit à nouveau dans de nombreuses émissions TV, on l’entend à la radio, et son site Internet officiel nous retrace sa vie et sa carrière.

A 56 ans, Gérard Lenorman renoue avec le succès, et ce n’est que justice, pour cet homme honnête et vrai, auteur de nombreux grands succès de la chanson française.

Propriétaire d’une ferme dans le Perche, il vit simplement, élevant poules et vaches et cultivant ses légumes, loin du nucléaire et de l’agitation des villes. Un homme pur, dont la naïveté, quoique émoussée avec les années et les expériences, reste entière et touchante. Un chanteur d’espoir et de vie.

zicactu.com
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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Gérard Lenorman

Albums
2011: Duos de mes chansons
2000: La Raison de l’autre
1993: Il y a…
1988: Heureux qui communique
1985: Fière et nippone
1983: Le Soleil des tropiques
1981: D’amour
1980: La Clairière de l’enfance
1979: Boulevard de l’Océan
1978: Nostalgies
1977: Au-delà des rêves
1976: Drôles de chansons
1976: Noëls du monde
1975: Gérard Lenorman
1974: Quelque chose et moi
1972: Les Matins d’hiver

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Maxime Le Forestier

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Les clips


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Biographie de Maxime Le Forestier

maxime-le-forestierPrécédé de deux soeurs aînées Anne et Catherine (six ans et trois ans avant sa naissance), Maxime Le Forestier naît à Paris le 10 février 1949, boulevard Pereire.

Sa culture familiale est anglo-saxonne. Son père est anglais d’origine normande, et si sa mère, Geneviève, dite Lili, est française, elle n’en est pas moins très anglaise: elle a vécu en Grande-Bretagne et est traductrice pour des chaînes britanniques de télévision.

Mais surtout, cette mère est musicienne et inculque à ses enfants le goût de la musique, et notamment du violon. De musique classique en école religieuse, le petit Maxime suit une scolarité très sobre mais ne dépasse pas le stade de la classe de première: il est renvoyé du lycée en 1965.

La révélation Brassens

Lorsque sa mère lui offre un disque de Brassens, le jeune Maxime découvre sa vocation. Dès quinze ans, il se produit avec sa guitare -exit le violon!- sur les marchés ou au café Chez Louisette à St-Ouen.

Avec sa soeur Catherine, en 1965, ils forment un duo Cat et Maxime. Ce duo leur permet d’exercer réellement leur talent dans les cabarets parisiens en reprenant des standards américains ainsi que les premières chansons de Moustaki avec lequel ils deviennent amis.

Puis ils enregistrent deux 45 tours chez Barclay. C’est leur première expérience discographique. Et la dernière ensemble. Le duo se sépare en 1969, service militaire de Maxime oblige. Catherine rejoint Moustaki, Maxime sa caserne.

Parachutiste hippie

Tout en remplissant ses obligations militaires, le jeune homme poursuit sa passion. Il écrit et enregistre en 1969 ses deux premiers 45 tours solo: Coeur de pierre, face de lune et Concerto sans frontières.

Il écrit également la musique d’une comédie musicale « Oh! America! », dans laquelle il joue avec sa soeur Catherine, juste après son service militaire. Mais c’est vers les États-Unis que Maxime se tourne en 1970, et plus particulièrement vers San Francisco…

Là, il vit comme un bohème, image qui lui collera longtemps à la peau. A son retour, il enregistre un autre 45 tours qui cette fois, bouleversera sa vie et sa carrière: Mon frère.

Son premier album sort en 1972 et contient les titres Mon frère, San Francisco, Parachutiste, … C’est un énorme succès, qui lui permet dès octobre 1972, de réaliser un rêve: chanter en première partie de son idole, Georges Brassens, à Bobino.

Une reconnaissance rapide et méritée

Dès ses premiers disques, Le Forestier est reconnu et apprécié à sa juste valeur. Il est un jeune homme talentueux, héritier contestataire de Brassens et de Dylan, dans une France encore sous le choc culturel de mai 68.

Avec sa guitare et ses chansons fleuries, il sillonne la France et y porte la bonne parole. Il devient une star, mais pas du show-business. Plutôt un grand frère qu’on vient écouter chanter, parfois pour une bouchée de pain, comme en 1974, où l’entrée du spectacle coûte seulement 10 francs !

Il est l’ami des gens simples et fidèles aux idées libertaires, et devient leur porte-parole. Ainsi, il participe avec Ferré, en 1974, à un concert de soutien aux prisonniers chiliens. Puis ses tournées mondiales le mènent vers l’URSS.

Un engagement peu engageant…

Mais le public commence vite à bouder ce jeune barbu aux idées humanistes et révolutionnaires. Victime de cette image, Maxime essuie un échec commercial en 1976, lors de la sortie de son quatrième album.

Il se tourne alors vers des thèmes et des pays moins en marge, et notamment vers le Canada et les États-Unis pour une tournée internationale riche et variée. Mais Le Forestier a changé, et le public s’éloigne de lui au fur et à mesure qu’il s’écarte de son style premier.

De Brassens, qu’il chante en public dès 1979, à sa participation à l’association Partage avec les enfants du Tiers-Monde, Maxime change, et s’écarte (volontairement ?) des sentiers battus.

La descente dans l’oubli

Avec les années 80, et malgré les albums, les tournées internationales et un talent toujours incontestable, Maxime Le Forestier n’est plus le jeune chanteur adulé des années 70.

Son public ne comprend plus sa musique, et plutôt que de rester fidèle au style de ses premiers albums, le chanteur préfère vivre pleinement sa musique, quitte à perdre de sa notoriété. Il reste honnête vis à vis de sa passion et ne concède rien au monde de l’argent et du succès.

Renaissance

En 1988, Maxime revient au devant de la scène, avec son titre Né quelque part, aux sonorités africaines, résultat sans doute de ses nombreuses tournées sur le continent africain.

Avec le second extrait de son album du même nom, Ambalaba, Maxime confirme que son talent ne s’est jamais tari. Il a simplement évolué vers de nouveaux sons, vers de nouveaux mots, et le public a mis presque dix ans à le comprendre.

Maxime n’a pas changé, mais son statut a évolué. Il est maintenant un « vieux » chanteur, un monstre sacré de la chanson. Ce statut lui permet de vivre sa passion à son rythme, selon ses envies. Ses albums originaux sont plus espacés.

Il s’accorde ainsi quelques plaisirs, le plaisir de prendre son temps et de retourner à ses premières amours, Brassens, qu’il reprend en studio en 1996 (Douze nouvelles de Brassens) et en live en 1998. Il participe encore à des oeuvres humanitaires: Les Enfoirés, Sol En Si, …

Son dernier album, L’écho des étoiles, sorti en 2000, et en partie écrit avec la complicité de Boris Bergman (parolier de Bashung), confirme un talent de plus de trente ans.

En 2001, Maxime entame une tournée intime, Sans tambour ni trompette, reprenant les succès de sa carrière ainsi qu’une grande partie de son dernier album. Une oeuvre humaniste et sans concession, fruit d’un artiste fidèle et honnête. Voilà l’homme Maxime, à l’image de son maître de toujours, Georges Brassens.

zicactu.com

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Discographie de Maxime Le Forestier


Albums
2013 Le cadeau
2008 Restons amants
2000 L’Écho des etoiles
1995 Passer ma route
1991 Sagesse du fou
1988 Né quelque part
1986 Aftershave
1983 Les jours meilleurs
1981 Dans ces histoires
1980 Les rendez-vous manques
1978 N°5
1976 Hymne a sept temps
1975 Saltimbanque
1973 Le steak
1972 Mon Frere

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Claude Nougaro

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de Claude Nougaro


Toulouse, ville rose et ville phare dans l’univers « nougarien », voit naître son enfant chanteur le 9 septembre 1929, près du boulevard d’Arcole.

Son père Pierre est baryton à l’Opéra du Capitole, et sa mère Liette, professeur, est également pianiste. C’est donc naturellement dans un monde musical que grandira le petit Claude.

Le taureau aux semelles de swing

De la musique classique que lui apprennent ses parents (Rossini, Verdi, …) à la chanson française des années trente et quarante (Piaf, Trenet, Chevalier, …) en passant par le jazz qu’il écoute sur la TSF de ses grands-parents (Glenn Miller, Louis Armstrong, Bessie Smith, …), Claude Nougaro fait son apprentissage dès ses premières années.

Sa scolarité est plus que médiocre et se solde par un échec au baccalauréat. Doué cependant pour l’écriture, il s’essaie au journalisme dès 1947 en écrivant des petits articles pour divers journaux français ou même étrangers.

Après avoir effectué son service militaire à Rabat, il rejoint ses parents à Paris en 1950 et prolonge son sens de l’écriture dans la poésie. Ses premiers textes lui valent des rencontres essentielles: Brassens, Mouloudji, Marcel Amont, Philippe Clay, et surtout Jacques Audiberti, le poète d’Antibes qui devient son ami et son père spirituel.

Il écrit même des chansons pour Odette Laure, Amont et Clay, mais ce n’est qu’à partir de 1955 qu’il se met à chanter lui-même. Il débute au Lapin Agile à Paris et y crée quelques-uns de ses premiers succès. En 1959, Nougaro enregistre son premier 33 T (avec le titre Y avait une ville) et part en tournée en première partie de Dalida.

Une petite fille

Il faut attendre 1962 pour que Nougaro rencontre le succès avec Une petite fille. C’est aussi l’année d’un succès sentimental, puisque après avoir épousé Sylvie, sa compagne, il devient père d’une « petite fille » Cécile, pour laquelle il écrira une de ses plus belles chansons: Cécile en 1963.

Le petit chanteur toulousain décolle mais doit s’immobiliser pendant plusieurs mois suite à un accident de voiture. A peine rétabli, il monte sur la scène de l’Olympia.

En 1964, il découvre le Brésil qui devient sa seconde patrie et qui lui inspirera de nombreux succès (Bidonville, Brésilien, …). Les tubes de Nougaro s’enchaînent au rythme de ses rencontres: A bout de souffle (avec Maurice Vander, qu’il rencontre en 1965 et qui ne le quittera plus), Chanson pour le maçon (avec Audiberti qui meurt en 1965), Petit Taureau, Sing sing song, Toulouse, Paris mai, Quatre boules de cuir, …

On le voit sur les plus grandes scènes: l’Olympia, Bobino, le Palais des Sports, le New Morning, le Théâtre de la Ville, etc. Les années passent et Claude Nougaro établit son talent et reçoit de nombreuses récompenses.

En 1984, c’est la rencontre avec Hélène, sa troisième femme (qu’il épousera en avril 94) et sa muse. Elle lui inspire de nombreux titres et Nougaro enregistre albums sur albums. Mais malgré cela, Barclay, sa maison de disque, décide de ne pas renouveler son contrat. Claude vit mal cette rupture.

Nougayork

Il fuit la France pour les États-Unis, et à New York, il écrit et enregistre Nougayork qu’il crée dans un style nouveau: rythme, rock et funk, pour un « petit taureau » plus habitué au piano. Ce changement de registre lui apporte un succès inattendu auprès du jeune public. On voit ainsi dans ses concerts un public éclectique de 7 à 77 ans…

Ce renouveau américain confère à Nougaro un statut définitif de « grand » de la chanson française. Victoire de la Musique, Zénith, Olympia, tournées, albums, rien n’arrête le chanteur toulousain qui se révèle être également un peintre et un dessinateur de talent.

Des ennuis de santé l’éloignent momentanément de la scène et des studios jusqu’en 1997 où sort L’enfant phare. Puis la vie musicale reprend: tournées et enregistrements.

Alors qu’il avait mis de côté le travail pour soigner une longue maladie, Nougaro s’éteint à 74 ans, le 4 mars 2004. Son dernier opus Embarquement immédiat et le succès rencontré par celui-ci lors des derniers concerts, avaient définitivement assis le chanteur au sommet de la chanson française.

Toujours à contre-courant, l’éternel troubadour laisse une ville orpheline et un pays sous le choc. Plein de verve et d’humour, sa poésie et son art sont une éternelle explosion de mots et d’amour.

zicactu.com

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Discographie de Claude Nougaro


Albums

2004 La Note bleue
2000 Embarquement immédiat
1997 L’enfant phare
1993 Chansongs
1989 Zénith made in Nougaro
1988 Pacifique
1987 Nougayork
1985 Bleu blanc blues
1983 Ami chemin
1981 Claude Nougaro au New Morning
1981 Chansons nettes
1980 Assez !
1978 Tu verras
1977 Olympia 1977
1976 Femmes et famines
1974 Récréation
1973 Locomotive d’Or
1971 Soeur âme
1969 Une soirée avec Claude Nougaro
1967 Petit Taureau
1966 Claude Nougaro
1964 Claude Nougaro
1962 Claude Nougaro
1958 Claude Nougaro

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Serge Gainsbourg

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Les clips


Biographie de Serge Gainsbourg

Serge Gainsbourg

Joseph et Olga Ginsburg, couple russe fuyant la révolution d’Octobre, débarquent en France en 1921. Ce sont des gens cultivés et épris de musique. Installés à Paris, ils ont un premier enfant, Marcel, qui décède à 16 mois.

En 1927, Jacqueline vient remplacer cet enfant perdu. Puis c’est au tour de Liliane et de Lucien de naître ensemble, à Paris, le 2 avril 1928 à 5 heures du matin.

Docteur Gainsbarre et Mister Gainsbourg

Seul garçon de la famille, Lucien grandit avec sévérité. Son père joue du piano dans les cabarets et exige de son fils une parfaite éducation scolaire et musicale. Les Ginsburg habitent le 9e arrondissement de Paris, rue Chaptal, un quartier populaire et touristique, vivant et bruyant. Enfant sage, Lucien passe sa scolarité sans problème. On le dit poli et réservé. Il apprend le piano avec son père.

La guerre est là et les Ginsburg, pourtant naturalisés français en 1932, doivent se méfier du régime de Vichy. On leur fait porter l’étoile jaune. Ils quittent alors Paris pour Limoges où ils se cachent jusqu’à la fin de la guerre.

Lulu découvre la vraie vie à 17 ans. La paix, la liberté au milieu d’un Paris envahi par le jazz et les Zazous. Saint-Germain des Prés est le coeur et l’âme de la capitale. Sartre, Vian, Gréco, Trenet sont les maîtres des nuits parisiennes. Surtout Trenet qui éveille le jeune Lucien au swing et à la désinvolture fantaisiste.

En 1946, les Ginsburg déménagent rue Bugeaud. Dans sa chambre, Lucien s’essaie aux Arts. Mais c’est dehors que tout se passe. Il s’inscrit au cours de dessin de l’Académie Montmartre où on repère son doigté. Il y rencontre Elizabeth, russe comme lui, son premier amour. Un différent avec son père le pousse à quitter le domicile familial pour effectuer son service militaire. « Heureusement », sa santé fragile le dispense de l’Indochine.

En 1953, il épouse Elizabeth. Leur mariage durera jusqu’en 1957. Son dada, c’est la peinture. Mais personne ne le remarque et il s’acharne dans le vide. Vidé, malheureux, il revient à la musique, au piano, et en 1954, il s’inscrit à la Sacem sous le nom de Julien Grix. Mais toujours sans succès. Il a 26 ans.

Il passe son été au Touquet, à jouer dans les bars, et à l’automne, fort de cette expérience et riche de quelques chansons de son cru, il regagne Paris avec un nouveau nom de scène: Serge Gainsbourg.

Le Poinçonneur des Lilas

Pendant près de trois ans, il va perfectionner son art, le peaufiner, créer son personnage. C’est en 1958 que sort son premier disque qui contient notamment Le Poinçonneur des Lilas, chez Philips, par l’intermédiaire de Jacques Canetti.

Mais si Le Poinçonneur acquiert un certain succès, c’est chanté par Les Frères Jacques ou Philippe Clay. Gainsbourg, lui, ne plaît guère, dérange. Grâce à Michèle Arnaud, ses chansons se vendent, certes chantées par d’autres, mais elles se vendent. Juliette Gréco, en 1959 s’attachera aussi à ce curieux personnage. Petit à petit, la notoriété l’appelle.

Au cinéma, il fait une première apparition dans « Voulez-vous danser avec moi ? » de Michel Boisrond, au côté de Brigitte Bardot. Par la suite, il jouera dans de nombreux films, dont beaucoup de navets ou péplums, et il réalisera la BO de certains d’entre eux.

Début 1958, il se lie avec Françoise Pancrazzi et s’installe chez elle. Ils se marient en 1964 pour divorcer en 1966. Entre-temps, Natacha naît de leur union en août 1964, puis, après leurs retrouvailles, Paul, en 1968. Mais leur nouvelle séparation sera définitive.

Côté carrière, Serge Gainsbourg écrit beaucoup pour les autres: Isabelle Aubret, Juliette Gréco, Petula Clark, Anna Karina, … Mais cela ne l’empêche pas de sortir, à titre personnel, de 1961 à 1963, trois albums. Puis deux nouveaux 33 T, dont le remarquable Gainsbourg percussions, mais le public continue de le bouder.

Les Sucettes

C’est en 1964 qu’une jeune fille de 15 ans, France Gall, fait un tabac avec un de ses titres: Les Sucettes. Malgré le scandale, le couple Gainsbourg-Gall obtient le Grand Prix de l’Eurovision 1965 sous les couleurs du Luxembourg avec Poupée de cire poupée de son. C’est enfin le succès, la richesse, à plus de 37 ans !

Il fait chanter Brigitte Bardot et tombe amoureux de « La » femme, alors en pleine gloire, et qui fait tourner la tête de toute une génération d’hommes. Ils ont une aventure qui laissera Serge accablé, détruit. Il lui écrit des chansons pour exprimer son amour: Harley Davidson, Initiales BB, Bonnie and Clyde, et le superbe Je t’aime… moi non plus.

Serge se remet mal de cette rupture. Nous sommes en 1968 et il se retranche dans son pavillon de la rue de Verneuil qu’il vient d’acquérir. Il refuse un album à Jeanne Moreau et refuse aussi de remplir l’Odéon. Mais il écrit encore et publie Chansons cruelles. Il tourne aussi beaucoup pour le cinéma.

Jane Birkin

Et c’est sur le tournage de Slogan qu’il rencontre Jane Birkin. Leur rencontre est d’abord houleuse, puis les deux êtres s’apprivoisent enfin pour ne plus se quitter pendant près de douze ans.

La période Birkin est riche. Elle redonne à Gainsbourg le goût de la création et de la vie: de 1970 à 1990, il composera des centaines de titres, des dizaines d’albums, pour lui ou pour Chamfort, Birkin, Paradis, Deneuve, Adjani, Lazlo, Dutronc, Bashung.

La famille Gainsbourg vit rue de Verneuil avec Kate (la fille de Jane et John Barry) et Charlotte qui naît en juillet 1971. De leur amour naissent aussi de nombreux albums, dont le premier voit le jour en 1973: Di Doo Dah.

En 1975 et 1976 sortent deux albums majeurs:Rock around the Bunker et L’homme à la tête de chou, et surtout, un premier film en tant que réalisateur: Je t’aime… moi non plus. Le succès est absent. C’est une période creuse, artistiquement, psychologiquement, affectivement.

Après un voyage à Kingston et un retour aux sources du reggae, il nous revient en 1979 avec un nouvel album et une Marseillaise déjantée. Ses concerts en 1980 le propulsent au sommet. Mais dans un même temps, Jane le quitte.

Love on the Beat

1984. C’est l’époque de Love on the Beat. Le père Gainsbourg est une institution. Médaillé des Arts et des Lettres et de la Légion d’Honneur, il profite de sa célébrité pour jouer avec son personnage. Il est Gainsbarre, le provocateur saoul à l’écran, avec insultes et billets de banque brûlés en direct.

C’est sa santé qu’il brûle aussi par ses excès. Alerte du coeur. Il s’oblige à moins fumer et à moins boire.

Sa compagne Bambou (Pauline Von Paulus) lui donne un fils Lulu en janvier 1986. Les années passent, des albums pleins la tête et des projets qui ne verront pas le jour. Une crise cardiaque le terrasse dans la nuit du 2 au 3 mars 1991 à Paris. Il est enterré au cimetière Montparnasse le 7 mars 1991.

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Discographie de Serge Gainsbourg


Albums
1989 Le Zénith de Gainsbourg
1987 You’re under arrest
1986 Tenue de soirée (bande originale du film)
1986 Live (Casino de Paris 1985)
1984 Love On The Beat
1981 Mauvaises nouvelles des étoiles
1980 Je vous aime (bande originale du film)
1979 Aux armes et caetera
1977 Madama Claude (bande originale du film)
1976 L’homme à tête de chou
1976 Je t’aime moi non plus (bande originale du film)
1975 Rock around the bunker
1973 Vu de l’extérieur
1971 Histoire de Melody Nelson
1970 Cannabis (bande originale du film)
1969 Jane Birkin – Serge Gainsbourg
1968 Initials B.B.
1968 Bonnie and Clyde (avec Brigitte Bardot)
1967 Anna (Bande originale de la comédie musicale)
1964 Gainsbourg percussions
1964 Confidentiel
1963 Théâtre des Capucines
1962 N°4
1961 L’étonnant Serge Gainsbourg
1959 N°2
1958 Du chant à la une ! …

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Dalida

DalidaC’est dans le quartier de Choubrah du Caire, en Égypte, que naît Yolanda, fille d’immigrés italiens du début du siècle, second enfant de la famille Gigliotti, après son aîné Orlando, et avant son cadet Bruno.

Pietro, le père de famille, est violoniste à l’Opéra pendant que Giuseppina, la mère, s’occupe des enfants. Yolanda manifeste un goût pour l’art. On l’apprécie dans les représentations théâtrales du collège, mais c’est surtout son physique qui attire, et ce malgré de graves problèmes d’yeux qui l’obligent à porter longtemps des lunettes qu’elle finira par jeter par la fenêtre…

Une jeunesse ordinaire

Enfant de bourgeois aisés, Yolanda vit une enfance sans histoire, fréquentant une école catholique et grandissant comme toute adolescente, entourée de ses amis et de sa famille.

Alors qu’elle se destine à une carrière de secrétaire, l’attirance qu’elle suscite chez les hommes change sa conception de l’avenir. En 1951, alors qu’elle a à peine dix huit ans, elle se présente à un concours de beauté en maillot de bain, et provoque le courroux de toute sa famille.

Mais elle a compris le pouvoir de son charme, et lorsqu’elle commence à travailler dans une maison de couture, elle devient naturellement mannequin. Elle a la beauté mystérieuse des actrices américaines de l’époque, et son corps élancé lui permet en 1954 de décrocher, à la surprise générale de sa famille, le prix de Miss Égypte !

De l’anonymat au cinéma, et du cinéma à la chanson…

Dans la foulée, Yolanda, devenue Dalida, tourne pour le cinéma. D’abord pour le cinéma égyptien, ensuite pour le cinéma français, après qu’un réalisateur français, Marc de Gastyne, l’ait repérée. C’est à cette occasion qu’elle quitte, le 25 décembre 1954, l’Égypte et sa famille pour Paris.

En fait de cinéma, elle prend des cours de chant, pour survivre, et commence à chanter dans des cabarets, présentée comme la révélation française de l’année. Un concours de circonstances va faire d’elle une star. La rencontre de trois hommes va bouleverser sa vie.

Tout d’abord Bruno Coquatrix. Il est le nouveau propriétaire d’un établissement nommé l’Olympia. En quelques années, il fera de cet ancien cinéma le haut lieu du music-hall en France, et fera passer sur cette scène les plus grands artistes internationaux: de Jacques Brel aux Beatles, en passant par Johnny Hallyday, Brassens, Adamo, Sardou, etc. Il anime une émission sur Europe 1: Numéros un de demain, et est alors à la recherche de nouveaux talents.

Puis Lucien Morisse, directeur artistique d’Europe 1, et naturellement à l’écoute de tout ce qui se fait de nouveau. Il est aussi à la recherche de jeunes talents. Il sera l’amant de Dalida, malgré son mariage et l’opinion publique.

Et enfin, un certain Eddie Barclay, producteur de disques, lui aussi à la recherche de nouveaux talents. Il produira par la suite des gens comme Brel ou Aznavour. Un homme d’affaires, mais aussi un homme de coeur et un gentleman.

Dalida interprète sur Europe 1 Etrangère au paradis et se fait aussitôt remarquer. Barclay lui propose l’enregistrement d’un premier disque, Madonna, puis d’un second, Bambino.

Grace à Morisse, le titre entraînant et jovial passe toute la journée sur l’antenne d’Europe 1 et devient immédiatement un tube. Nous sommes en 1956, et Dalida devient très rapidement une star: l’Olympia l’accueille, le public se presse pour la voir.

En un an, elle obtient un disque d’or pour Bambino (300.000 exemplaires vendus), première récompense d’un très longue série.

Elle a aujourd’hui vendu plus de 120 millions de disques à travers le monde et été célébrée des dizaines de fois: disques d’or, de platine, de diamant, Oscar de la chanson, Oscar mondial du disque, médaille de la Présidence de la République reçue des mains de de Gaulle lui-même,… Une place porte son nom à Paris, et une monnaie a été frappée à son effigie à sa mort.

La gloire

Le succès de Dalida se propage dans toute l’Europe et même au-delà. Elle part en tournée en Italie, pays de ses origines, et dans de nombreux autres pays, dont l’Égypte, où elle est accueillie comme une reine.

En France, elle remplit les plus grandes salles et ses disques s’arrachent. Côté coeur, après avoir enfin divorcé, Lucien Morisse épouse Dalida le 8 avril 1961. Tout semble aller pour le mieux pour la jeune femme de 28 ans. Mais le mariage cache mal une relation usée par les années et le métier.

Profitant de ses tournées à l’étranger et de ses nombreuses rencontres, Dalida s’éloigne peu à peu de son mari. Elle reprend sa liberté.

C’est en 1962, après le succès de Petit Gonzales, qu’elle s’achète une maison à Paris, sur les hauteurs de Montmartre, une maison qu’elle aimera et habitera jusqu’à sa mort. Cette maison lui offre aussi la liberté totale puisque au même moment, elle divorce de Morisse. Les succès discographiques s’enchaînent, mais Dalida est seule et rêve de l’homme idéal.

Et la solitude…

Pour combler sa solitude, elle fait venir en 1966 sa famille à Paris. Sa cousine Rosy devient sa secrétaire, et surtout son jeune frère Bruno devient son bras droit (il prend à l’occasion le prénom de leur grand frère Orlando !).

En 1966 toujours, elle croit rompre cette solitude en rencontrant un jeune débutant Luigi Tenco. Ils se rencontrent à plusieurs reprises, tout d’abord dans un but professionnel (ils doivent concourir ensemble au Festival de San Remo), puis dans un but personnel. Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, jusqu’à prévoir leur mariage dans les mois à venir. Mais le malheur viendra les séparer.

Le soir de la finale du festival, Luigi, saoul et hors de lui insulte le jury (ni lui ni Dalida n’ont gagné) et finit, dans un état violent de déprime, par se suicider dans sa chambre d’hôtel. Dalida est effondrée par ce drame.

Commence pour elle une longue série d’évènements malheureux qui petit à petit ruineront sa santé psychologique et sa joie de vivre. Elle tente une première fois de se suicider la même année, heureusement sans réussite.

Une nouvelle Dalida

Cet épisode dramatique va changer sa vie et son personnage. Elle n’est plus la jeune chanteuse de Bambino, mais une femme plus mûre, férue de littérature et de philosophie, une artiste reconnue et adulée.

Pour survivre à ses malheurs, elle entreprend une analyse et une étude de sa personnalité. Elle cherche à se comprendre et à se situer dans sa vie riche en évènements. Elle décide de ne se consacrer qu’à une chanson plus poétique et artistique, et de laisser tomber les tubes faciles et joyeux.

Ce nouveau répertoire plus intimiste ne réduit pas pour autant sa popularité. En septembre 1970, Lucien Morisse, son ex-mari, se suicide. Dalida voit peu à peu le monde s’effondrer autour d’elle. Les années 70 s’annoncent cependant plus sereinement.

Elle rencontre Richard Chanfray, dit le Comte de St-Germain, et sa carrière se stabilise, enchaînant encore des succès immenses dont Paroles Paroles avec Delon, même si le rythme est moins soutenu.

La vie continue, avec ses hauts et ses bas…

Malgré tout et, grâce à la sérénité qu’elle retrouve avec son nouveau compagnon, sa carrière reprend de plus belle. A nouveau les succès s’enchaînent: Il venait d’avoir dix huit ans (1973, écrit par Pascal Sevran), Gigi l’amoroso (1974), J’attendrai (1975), ainsi que les concerts et les tournées internationales.

Elle passe aussi dans de nombreuses émissions télévisées qui assoient sa popularité. Dalida ne subit pas les modes et les années, en sachant s’adapter à chaque époque. Ainsi, en 1978, en pleine époque disco, elle sort un album disco Génération 78.

Elle s’exporte aussi aux États-Unis où son succès est immense. Elle garde de ce séjour une mise en scène très music-hall qu’elle utilisera dès 1980 sur scène au Palais des Sports de Paris. Un spectacle grandiose.

Mais un drame encore va ternir son bonheur: elle se sépare du Comte St-Germain, homme devenu violent et dangereux. Encore une fois, l’amour lui échappe. Et ses prochaines amours ne seront pas plus abouties. Parallèlement, son amitié affichée pour le nouveau président François Mitterrand nuit à sa carrière. Ce sont autant de raisons pour Dalida de s’isoler et de s’éloigner. Elle part pour une longue tournée d’un an.

Retour en France

Son retour prouve qu’elle reste malgré tout une star immense. Personne ne l’oublie et ses albums sont des records de ventes. Mais en cette année 1983, Richard Chanfray se suicide. L’édifice fragile s’effondre définitivement. Dalida est à bout, malgré l’acharnement avec lequel elle se jette dans le travail.

Elle tourne au cinéma « Le Sixième jour » de Youssef Chahine et remporte un énorme succès, mais rien ne ramène la joie en son coeur. Tous les hommes qu’elle a aimés ont disparu tragiquement.

C’en est trop pour cette femme fragile et tendre. Elle décide de mettre fin à ses jours et est retrouvée morte le 3 mai 1987 dans sa maison parisienne. Le public garde d’elle l’image d’une femme fragile et forte à la fois, au talent multiple et immense. Une star que la mort a figée dans le temps et dans l’histoire.

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Biographie de Georges Brassens

Georges BrassensFils de maçon, italien par sa mère, Georges Brassens naît le 22 octobre 1921 à 18 heures, à Sète dans l’Hérault, rue de l’Hospice. Sa mère, Elvira, de Marsico Nuovo, un village dans la Basilicate, et son père, Jean-Louis, sont des gens simples et honnêtes.

Georges grandit au sein d’une famille nombreuse composée de sa demi-soeur, ses parents, ses grands-parents et leurs chats… A l’école, il n’est pas très en verve, se réveillant à la récréation, et préférant ses cours de musique.

Le poète tranquille

Dès 14 ans, il commence à écrire quelques « fadaises », et c’est au collège que la lecture des poètes l’éveille réellement à l’écriture. Avec ses amis, il découvre la musique et la liberté de l’école buissonnière.

Mais à l’aube de ses 18 ans, une sombre histoire de vol le fait écoper d’un an de prison avec sursis, l’humilie auprès de ses proches et des voisins, et le fait renvoyer du lycée. C’est ce déclic malheureux qui le pousse à rejoindre Paris, chez sa tante Antoinette, en février 1940, rue d’Alésia.

Son premier boulot le conduit aux usines Renault de Boulogne Billancourt. Le soir, sur le piano de sa tante, il s’essaie à ses premiers accords. Mais les Allemands envahissent Paris, et Brassens retourne à Sète. Cependant, trois mois plus tard, il ne peut s’empêcher de retrouver la capitale.

Ne pouvant reprendre son poste chez Renault, il se jette dans un travail acharné: la découverte de la musique sur le vieux piano d’Antoinette. Il lit beaucoup, pour tuer le temps dans ce Paris désert: Paul Fort, Rimbaud, et surtout Villon. Ce travail le mène en 1942 à publier son premier recueil de poésie, ‘Des coups d’épées dans l’eau’, suivi rapidement de ‘A la venvole’.

Il rencontre, parmi les amis de sa tante, Jeanne Le Bonnier, « la Jeanne » qui habite à deux pas de là. Leur relation durera à jamais, malgré la différence d’âge (elle est née en 1891!), d’abord amicale, puis amoureuse.

La guerre

Mais c’est la guerre et Brassens est envoyé en Allemagne début 1943. C’est alors qu’il rencontre Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son ami, secrétaire et compagnon. C’est aussi au STO qu’il fait ses premières armes devant un public, un public si particulier avide d’émotion, d’amour et d’amitié en ces temps difficiles.

Lors d’une permission, Brassens « oublie » de revenir en Allemagne, et c’est encore chez Jeanne qu’il se cache à Paris, impasse Florimont, cette cour des miracles où se côtoient poules, chats et chiens, et au milieu, « la cane de Jeanne ».

L’appartement est vétuste, mais Georges y restera plus de vingt ans, jusqu’en 1966. Il y vit des moments fabuleux avec ses amis, dont un certain René Fallet. Pendant cette période, jusqu’à la fin de la guerre, Brassens vit caché, profitant de sa réclusion pour écrire, jusqu’à la libération. Ensuite, tout en écrivant, il continue à vivre chez Jeanne.

En 1947, il rencontre Jona, sa Püppchen. Sa vie est rythmée par ses chansons, mais il n’ose pas encore les interpréter et elles restent ignorées de tous. Par relation, il commence à écrire dans la revue ‘Le Libertaire’, revue anarchiste, sous différents pseudos. Mais, lassé, il quitte le journal. Ses démarchages auprès des cabarets parisiens restent vains…

Fin 1951, un ami réussit à faire passer Brassens au Caveau de la République. Ce passage, quoique peu applaudi, redonne confiance à Georges. Il retravaille alors quelques-unes de ses chansons, et le 6 mars 1951, Patachou l’auditionne en public, parmi lequel un certain Pierre Nicolas, futur ami et musicien de Georges. Tout le monde est subjugué, et c’est ce soir-là que Georges devient Brassens…

Jacques Canetti

Ses vrais débuts ont lieu le 9 mars. Jacques Canetti, ami de Patachou et gérant des Trois Baudets, où débutèrent Brel, Mouloudji et Devos, invite Brassens à jouer chez lui. C’est enfin, à plus de trente ans, le succès tant attendu.

Chez Polydor (Philips), Brassens enregistre Maman Papa avec Patachou, puis Le Gorille, La mauvaise réputation, Le petit cheval, … Les concerts s’enchaînent, Bobino en 1953, deux Olympias en 1954, et les récompenses pleuvent: Grand Prix de l’Académie Charles Cros, édition de ses chansons chez Denoël, …

1957 est une année riche pour Brassens. Bobino, l’Alhambra, l’Olympia, une tournée à l’étranger, mais aussi une année difficile avec l’apparition de coliques néphrétiques très douloureuses.

Les années passent et se ressemblent, de succès en succès, entrecoupées parfois par des faits dramatiques, comme la perte de sa mère en 1962, une alerte grave la même année en plein Olympia et le décès de son père en 1965.

En 1966, après un triomphe au TNP, Georges quitte l’impasse Florimont que Jeanne habite désormais avec son nouveau mari. Très attaché à « son » 14e arrondissement, il déménage non loin de là, près de son ami Brel. Mais un nouveau malheur vient le frapper le 24 octobre 1967: Jeanne, « sa » Jeanne meurt. C’est tout un monde qui s’écroule.

Les années qui suivent le voient triompher dans toutes les salles, à Paris comme en Province, en France comme à l’étranger, avec souvent en première partie, des jeunes chanteurs tels que Philippe Chatel, Maxime le Forestier, ou Yves Simon.

Il achète aussi une maison en Bretagne, région d’origine de Jeanne, et s’y évade de temps en temps en se mêlant aux villageois et en recevant ses amis.

En 1973, il entame sa dernière tournée, d’abord en Belgique puis en Grande-Bretagne où sera enregistré son album Live in Great Britain. Et en 1976, à la sortie de son dernier disque, il occupe Bobino durant cinq mois, jusqu’en 1977.

Novembre 1980: sa santé est préoccupante. Il est opéré d’un cancer. Pendant l’été 1981, au plus mal, il trouve encore la force de retourner au pays, à Sète, et il y meurt le 29 octobre 1981, à 23h15 à Saint Gély-du-Fesc.

Il est enterré au cimetière Le Py, le cimetière des pauvres, bien loin du cimetière marin cher à Paul Valéry… Un musée est aujourd’hui consacré à Georges Brassens dans sa ville natale de Sète.

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Biographie de Barbara

BarbaraMonique Serf naît à Paris le 9 juin 1930, deuxième enfant d’une famille de quatre, originaire d’Alsace par son père et de Russie par sa mère. D’origine juive, la famille Serf est obligée de fuir l’envahisseur allemand pendant la guerre. Elle se cache dans différents hôtels de la capitale, puis à St-Marcellin dans l’Isère. La libération les voit s’installer au Vesinet, dans les Yvelines.

On sait peu de choses sur l’enfance de Barbara. La parution de ses mémoires en 1998 révèlera une enfance troublée par l’inceste et l’abandon de son père. Un drame qui explique certains aspects de son oeuvre.

C’est au Vesinet que la jeune Monique apprend le piano et le chant, grâce à sa voisine, professeur de chant et de musique. Celle-ci la pousse à entrer à l’Ecole supérieure de musique qu’elle intègre dès 1947. Encouragée dans le monde du spectacle par Marcel Merkès, à Mogador, avec lequel Barbara jouera en tant que choriste dans Violettes impériales, elle compose ses premières chansons, influencée par Mireille, Trenet ou Piaf.

De la plonge à la scène…

A 19 ans, le frère de Jacques Prévert, Pierre, qui possède un cabaret, l’engage… à la plonge, encore peu convaincu de ses talents de chanteuse. Barbara y voit défiler les plus grands, Henri Crolla, Vian ou Mouloudji.

Puis elle quitte Paris pour Bruxelles et s’installe dans une grande maison où vivent peintres, chanteurs, et artistes en tous genres. Barbara y joue du piano et apprend son art, se produisant devant le public.

Attirée par la scène, elle ouvre elle-même un cabaret, Le cheval blanc, mais faute de moyens financiers, elle est contrainte d’écourter l’aventure. De retour à Paris, elle se fait embaucher à L’Ecluse, et devient Barbara.

Ferré, Brel et Brassens…

C’est en 1954, après un mariage éclair deux ans plus tôt, que Barbara interprète les chansons de Ferré puis les premiers titres de Brassens. Finalement, en 1957, elle parvient à enregistrer un premier 45 Tours comprenant le titre Mon pote le gitan. Et c’est en public qu’elle teste ses premières compositions comme Dis quand reviendras-tu ?

Il faut attendre 1960 pour que sorte son premier véritable disque intitulé Barbara chante Brassens et 1964 pour qu’elle soit reconnue par le public, en première partie du même Brassens à Bobino, puis en tournée avec Gainsbourg. Barbara a alors 34 ans!

Enfin le succès !

Dès 1965, Barbara enchaîne les concerts et les enregistrements de ses propres compositions, qui récoltent même le Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Elle chante dans toute l’Europe et enregistre un album en allemand.

Les succès se suivent, et Barbara s’essaie également au théâtre avec Forlani dans Madame. Après le théâtre, poussée par son ami Brel, elle joue le rôle principal de son film Franz dont elle écrit aussi la musique.

De Brel à Sheller, en passant par Catherine Lara ou Mouloudji, les collaborations de Barbara sont aussi nombreuses que variées. On l’admire et l’apprécie dans tout ce qu’elle touche.

Elle se retire cependant à la campagne pour s’isoler, à Precy-sur-Marne, et coupe cet isolement de tournées mondiales et d’enregistrements publics. Elle reste cependant une artiste publique, intégrée dans la société, et reçoit des mains de Jacques Lang, alors ministre de la culture, en 1982, le Grand Prix National de la Chanson Française.

Concernée aussi par le monde et ses évolutions, elle crée en 1987 la chanson Sid’amour à mort, un chant d’amour inspiré par le drame du sida qui touche alors la jeunesse du monde entier.

Un souffle difficile…

Dès 1993, sa respiration, qui lui a toujours fait défaut, lui pose de sérieux problèmes de santé. Elle est obligée d’interrompre une série de concerts au Châtelet.

En 1996, après une longue absence des studios, elle enregistre son dernier disque, Barbara 96, dans lequel se produisent des grands noms de la musique contemporaine: Didier Lockwood, Richard Galliano, Jean-Louis Aubert, le célèbre Luc Plamondon, mais aussi le comédien Guillaume Depardieu (elle avait déjà joué avec son père Gérard dans « Lily passion » en 1986).

Eloignée de la scène et de la vie publique à cause de sa santé, Barbara n’en reste pas moins une femme active et généreuse. On la voit militer contre le sida, pour Act Up, et participer à la vie sociale de son village.

Parallèlement, elle commence l’écriture de ses mémoires, qui paraîtront, inachevés, en 1998, sous le titre Il était un piano noir… Le dimanche 24 novembre 1997, elle rentre à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, et y meurt le lendemain, le 25 novembre 1997, à l’âge de 67 ans. Elle est enterrée deux jours plus tard dans le carré juif du cimetière de Bagneux.

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Charles Aznavour

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Les clips


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Biographie de Charles Aznavour

Alors que ses parents sont à Paris, en attente d’un visa pour les États-Unis, le petit Varenagh naît le 22 mai 1924. D’origine arménienne par son père Micha et turque par sa mère Knar, le futur Charles Aznavour est un pur produit de l’immigration, enfant des peuples en fuite, comme le sera quatre années plus tard un certain Lucien Ginzburg.

A Paris, la famille Aznavourian ouvre un restaurant arménien où se mêlent théâtre et musique. Ainsi Aïda et Charles, les deux enfants du couple, grandissent dans une atmosphère très artistique.

Très tôt, Charles a le goût de la comédie et dès son plus jeune âge, il suit l’Ecole du spectacle et parvient à se faire embaucher dans le cinéma et le théâtre pour jouer des petits rôles de figurants. Alors que la guerre arrache Micha au domicile familial, Charles se voit dans l’obligation de subvenir aux besoins de la famille.

Édith Piaf et Charles Trenet

C’est en 1941 qu’il rencontre son ami Pierre Roche avec lequel il se démène pour faire la tournée des cabarets et des bars avec leurs petites compositions. En 1946, le hasard les met sur la route de Piaf et de Trenet. Inutile de rappeler l’influence du grand Charles sur toute la génération de jeunes artistes dont fait partie Charles Aznavour. Cette rencontre va les aider à s’envoler pour les États-Unis où le couple Aznavour-Roche obtient un certain succès avec des titres comme J’ai bu…

Côté vie sentimentale, Charles se marie en 1946 et sa fille Seda naît en 1947. Quant à Pierre Roche, c’est aux États-Unis qu’il se marie. Charles rentre seul en France en 1952. Le couple séparé, le succès artistique est plus difficile. Aznavour chante seul, mais personne ne le remarque vraiment. Alors comme Gainsbourg, il va écrire pour les autres (Je hais les dimanches pour Gréco notamment, Jézebel pour Piaf, pour Eddie Constantine, …). Son rôle d’auteur va le faire découvrir par le monde parisien.

Alors que son second enfant naît en 1952, un garçon prénommé Charles, Charles « Varenagh » apprend son métier à force de persévérance, et en 1954 ont lieu ses premiers enregistrements. Il a alors trente ans et parvient à décrocher un contrat à l’Alhambra et à l’Olympia.

Sa vie artistique naissante n’épargne pas sa vie privée, et le pousse au divorce, puis au remariage en 1956 avec Evelyne Plessis. La même année vient au monde Patrick, son troisième enfant. C’est à cette époque qu’Aznavour commence à être reconnu pour son talent de chanteur et d’auteur.

La musique et le cinéma

La gloire vient l’année suivante, en 1957. De nombreux concerts à Paris puis à l’étranger imposent le chanteur arménien comme une des valeurs sûres de la chanson française. En même temps, le cinéma fait appel à lui et en 1958, il tourne deux films sous le contrôle de Mocky, puis de Franju, ensuite avec Truffaut.

Il parvient à mener de front une carrière cinématographique et musicale, tout en s’engageant de 1960 à 1965, dans une série extraordinaire de concerts dans le monde entier. Aznavour devient alors une star mondiale, que l’on peut applaudir en France ou à l’étranger.

1968: il se remarie avec Ulla Thorsell, une suédoise avec laquelle il aura l’année suivante une fille Katia. Après avoir rédigé ses mémoires, il quitte à nouveau la France pour les États-Unis. Il alterne les tournées en France et dans le monde, reçoit de nombreux prix, s’implique dans l’actualité. Il est omniprésent. En 1971 naît Misha, et en 1977 Nicolas son sixième enfant, la même année que son premier petit-enfant !

Durant les années 70 et 80, Aznavour sillonne le monde, écrit, chante beaucoup, et tourne également dans de nombreux films. Il est un artiste globe-trotter et touche à tout, universellement reconnu.

Pour toi Arménie

En 1988, le drame du tremblement de terre arménien qui fera 50.000 morts incite Charles à se lancer dans l’humanitaire. Il récolte des fonds et des biens pour venir en aide à son peuple blessé et souffrant. Le titre Pour toi Arménie qu’il interprète avec de très nombreux artistes français se vend à un million d’exemplaires !

Après avoir quitté Barclay pour Trema, puis pour EMI, Aznavour nous revient avec ses plus anciennes chansons. L’intégrale de son oeuvre (soit environ mille titres !) est enfin disponible en 1994 et sort sous la forme d’un coffret de trente CD en 1996 !

Sa gloire est monumentale. De la Légion d’Honneur aux Victoires de la Musique, tout le monde s’accorde à reconnaître en Charles Aznavour l’un des plus grands représentants de la chanson française à travers le monde. Le public américain ne s’y trompe pas qui le nomme meilleur chanteur du siècle à la une de Times Magazine !

Mais avec l’âge, la vie de tournée devient difficile. En 1998, des problèmes de santé le poussent à ralentir son rythme de concerts. Petit à petit, Aznavour se fait plus discret quoique encore productif.

Son album Aznavour 2000 atteste de son envie de continuer encore et toujours son art. Musique, peinture, écriture, comédie, rien n’arrête ce jeune homme , fleuron de notre culture.

Charles Aznavour est décédé à l’age de 94 ans le 1er octobre 2018.
zicactu.com
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Discographie de Charles Aznavour

Albums
2015 Encores
2011 Aznavour toujours
2009 Charles Aznavour and The Clayton Hamilton Jazz Orchestra
2008 Duos Double album de duos
2007 Colore ma vie
2005 Insolitement vôtre
2003 Je voyage
2000 Aznavour 2000
1998 Jazznavour
1996 Pierre Roche / Charles Aznavour
1994 Toi et moi Musarm
1991 Aznavour 92
1989 L’envol, vol. 3
1989 L’élan, vol. 2
1989 L’éveil, vol. 1
1987 Aznavour (Je bois)
1986 Aznavour (Embrasse-moi)
1983 Charles chante Aznavour et Dimey
1982 Une première danse/La légende de Stenka Razine
1982 Je fais comme si…
1980 Autobiographie
1978 Un enfant est né…
1978 Je n’ai pas vu le temps passer…
1976 Voilà que tu reviens
1975 Hier… encore
1974 Visages de l’amour
1973 Charles Aznavour raconte aux enfants… Le géant égoïste
1972 Idiote je t’aime…
1971 Non, je n’ai rien oublié
1969 Désormais…
1968 J’aime Charles Aznavour, vol. 4
1967 Entre deux rêves
1966 De t’avoir aimée…
1966 Charles Aznavour (La bohème)
1965 Aznavour 65
1964 Charles Aznavour accompagné par Paul Mauriat et son orchestre
1964 Charles Aznavour, volume 3
1964 Charles Aznavour, volume 2
1964 Charles Aznavour, volume 1
1963 La mamma
1963 Qui ?
1962 Charles Aznavour accompagné par Burt Random et Paul Mauriat
1961 Charles Aznavour (Il faut savoir)
1961 Charles Aznavour (Je m’voyais déjà)
1960 Charles Aznavour (Les deux guitares)
1958 C’est ça
1957 Bravos du music-hall à Charles Aznavour
1956 Charles Aznavour chante Charles Aznavour, vol. 3
1955 Charles Aznavour chante Charles Aznavour, vol. 2
1953 Charles Aznavour chante… Charles Aznavour

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Jacques Brel

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Les clips


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Biographie de Jacques Brel


On a sans aucun doute trop parlé de Jacques Brel. Tantôt fou rêveur, tantôt anarchiste misogyne, tantôt alcoolique dépressif, le Grand Jacques s’est vu coller toutes les étiquettes, souvent aussi fausses les unes que les autres.

Que dire de Jacques Brel qui ne paraîtrait superflu ou décalé ? Juste quelques mots d’amour, de tendresse aussi, et de profonde amitié, car partager tant de nuits blanches en sa compagnie, chanter la vie en l’accompagnant, c’est un peu s’approcher de lui, lui prendre la main ou se laisser aller à pleurer sur son épaule.

Bruxelles

Le plus français des chanteurs belges (ou le plus belge des chanteurs français ?) naît à Bruxelles le 8 avril 1929. Son père, Romain Brel, directeur d’une usine de carton, le destine à un avenir bourgeois et confortable tout tracé.

Mais c’est sans compter sur le caractère du petit Jacques, qui, dès l’école primaire, se trouve être un élément peu discipliné, rêveur, et joueur. A l’institut Saint-Louis en 1941, on le sait chahuteur, et déjà il préfère le français au flamand…

Il découvre le cinéma et le théâtre et s’essaie à l’écriture, développant ainsi sons sens artistique. En 1945, avec des amis, il publie une revue, « Le Grand Feu », qui ne durera que deux numéros ! Lassé des études, il quitte le collège et rejoint la cartonnerie familiale au service commercial.

Mais ce n’est pas encore ça, et pour s’évader à nouveau, Brel décide de faire son service militaire en juin 1948. Il sera affecté à Bruxelles. Jacques se marie en juin 1950 avec Thérèse Michielsen dite Miche et, en décembre 1951, naît Chantal, sa première fille.

Tout en continuant à travailler à la cartonnerie, Jacques veut vivre autrement, et il enregistre à Bruxelles, en février 1953, un disque qu’il souhaite proposer aux radios. Ce premier titre, La Foire / Il y a, marquera le début d’une longue carrière.

C’est à Paris que Jacques, riche de cette première expérience discographique, essaie de se vendre. Il a laissé derrière lui sa femme et sa fille, de peur de les entraîner dans cette difficile aventure. Et, en effet, à ses débuts, la vie est dure: Jacques joue dans les cabarets pour un repas ou cent francs la soirée. La pauvreté le pousse à vivoter, de plonges en spectacles…

Aux Trois Baudets, où débutent alors Brassens, Béart, Mouloudji, Aznavour, Devos, … Brel fait la rencontre de Jacques Canetti qui le lance en lui permettant d’enregistrer en février 1954 son premier album. Entre-temps, France, sa deuxième fille est née en juillet 1953.

Quand on n’a que l’amour

Brel commence quelques tournées en province, en Afrique du Nord et en Suisse. L’étincelle a lieu en 1957, quand en mars, sort un album comprenant le superbe titre Quand on n’a que l’amour, qui recevra le prix Charles Cros et se vendra très bien.

Les tournées se font internationales, et Jacques, accompagné de ses amis musiciens Rauber et Jouannest, devient une véritable célébrité dès 1959. Mais la vie d’artiste est éprouvante et Jacques ne voit que très rarement « ses femmes » (la famille s’est agrandie en 1958 avec la naissance de sa troisième fille Isabelle).

En 1962, la carrière de Brel s’étoffe: il s’essaie à la radio, crée Pouchenel, une maison d’édition dirigée par sa femme Miche, et surtout change de maison de disques: il quitte Philips pour Barclay en mars 1962, et les deux hommes deviendront de véritables amis au point que leur contrat renouvelé en 1971 sera signé pour une durée de trente ans ! Mais Brel ne tiendra pas jusque là…

La dureté du métier, la solitude, la mort de ses parents en 1964, tout contribue à donner des envies d’ailleurs à Jacques, qui dès 1965 suit des cours de pilotage d’avion.

En 1966, après de nombreuses tournées qui l’ont conduit d’Israël en URSS, Brel, lassé de cette vie et de peur de tomber dans le piège du show-biz, décide d’arrêter la scène. Ses adieux à l’Olympia dureront trois semaines et seront un moment inoubliable de grâce et de beauté. Une dernière tournée s’en suit mais Jacques a déjà la tête et le coeur ailleurs.

Homme de la Mancha

En 1967, à New York, il découvre l’Homme de la Mancha et, séduit par ce spectacle, veut absolument en faire une adaptation française. Ce lourd projet aboutira en octobre 1968 et sera joué 150 fois en tout. Mais la mort de Dario Moreno, son partenaire, et la fatigue, cet épuisement propre à la scène, achèvent Brel.

Le cinéma entre dans sa vie; le bateau, l’avion, l’envie d’être ailleurs, c’est un Brel différent qui passe le cap des années 1970. Pas lassé, mais riche de tant de succès, et fidèle à ses convictions, Brel s’éloigne de la chanson et touche à toutes ses passions. Le cinéma jusqu’à la réalisation de deux films.

Le Cinéma

Le cinéma qui lui offrira l’une de ses plus belles rencontres. Maddly Bamy, sa future compagne, joue un petit rôle dans le film de Lelouch L’aventure c’est l’aventure en 1972. Ils font connaissance et ne se quitteront plus jusqu’à sa mort.

Les Marquises

En 1975, lors d’une croisière sur son bateau, l’Askoy, Brel et Maddly découvrent les Marquises et s’y installent. Dès lors, ce ne sont que voyages et traversées de l’Atlantique, souvent accompagnés d’une des filles de Jacques, entrecoupés par quelques brefs retours en France. La vie est ailleurs et c’est de l’Archipel d’Hiva Oa que Jacques écrira son dernier album Les Marquises en 1977.

Mais Brel est déjà malade (il a longtemps fumé quatre paquets de cigarettes par jour). Les premiers signes de son cancer apparaissent fin 1974. Alors qu’il enregistre Les Marquises à Paris, il a arrêté de boire et de fumer mais c’est trop tard.

Eté 1978. Brel est au plus mal. Il rentre de force à Paris, se fait opérer, puis soigner dans une clinique de Neuilly-sur-Seine. Mais le mal empire, et le 9 octobre 1978, à trois heures du matin, Jacques Brel succombe à une syncope à l’hôpital de Bobigny.

Il retournera aux Marquises, les îles qu’il aimait passionnément, pour y être enterré, à côté de Paul Gauguin.

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Discographie de Jacques Brel

Albums
1977 Brel
1968 L’Homme De La Mancha
1968 J’Arrive
1967 Jacques Brel 67
1966 Ces Gens-Là
1964 Les Bonbons
1962 Le Plat Pays
1961 Marieke
1959 La Valse A Mille Temps
1958 Au Printemps
1957 Quand On N’a Que L’Amour
1954 Grand Jacques

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Salvatore Adamo

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Les clips


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Biographie de Salvatore Adamo

Salvatore AdamoFils de puisatier sicilien, Salvatore Adamo naît le 1er novembre 1943 à Comiso, en Sicile. Alors qu’il a quatre ans, son père, Antonio, trouve un emploi de mineur en Belgique. Nous sommes en 1947, et la famille Adamo émigre près de Ghlin, puis à Jemmapes.

En 1950, une grave méningite atteint le petit Salvatore. Il garde le lit pendant de nombreux mois, veillé par sa mère Concetta. Cette convalescence n’empêche pas le jeune immigré d’être un enfant sérieux et studieux. Il étudie alors dans une école catholique très sévère, et finira sa scolarité à l’université de Tournai. A des conditions de vie parfois difficiles viennent s’ajouter les naissances successives de sept frères et soeurs en l’espace de quelques années, jusqu’en 1960 !

Une voix très tôt remarquable

Dès son adolescence, Salvatore se révèle être doué pour le chant. Après de nombreux concours locaux, il se présente en décembre 1959 au Radio Crochet de Radio Luxembourg. Il remporte le concours avec un de ses titres: Si j’osais.

Après l’enregistrement d’un premier 45 tours en 1960 qui passe inaperçu, Salvatore rejoint Paris avec son père. Ils font la tournée des cabarets et des music-halls. Les disques s’enchaînent sans succès jusqu’en 1963 où Salvatore lance sa carrière avec le titre romantique Sans toi ma mie. C’est un morceau à contre-courant, en pleine période des Yé-Yé. Mais il plaît, et le jeune Adamo se retrouve à 20 ans sur la scène de l’Olympia, en première partie des Shadows.

Un succès mondial immédiat

Dès ses premiers titres, Adamo remporte un succès extraordinaire: Tombe la neige en 1963, Vous permettez Monsieur en 1964, Les filles du bord de mer et Mes mains sur tes hanches en 1965, etc.

Plus extraordinaire, ses chansons font un triomphe au Japon où il est encore accueilli aujourd’hui comme un prince. Ce succès international le pousse à beaucoup tourner à l’étranger, mais aussi à enregistrer de nombreux titres en espagnol, italien, allemand, hollandais, …

En plein rêve, la réalité brutale le rattrape cependant: son père se noie le 7 août 1966. Ce drame affecte énormément le jeune Salvatore. Mais la vie continue, et il enchaîne avec force travail disques après disques (dont il est le plus souvent l’auteur-compositeur).

Côté privé, il rencontre le bonheur avec son épouse Nicole, leur premier enfant Anthony en 1969, suivi d’un petit frère Benjamin et d’une petite Amélie dans les années 80. Il est un père et un mari complet, et son bonheur resplendit dans son art, même s’il sait aussi écrire des chansons plus graves, comme Inch’Allah, ou De l’autre côté du pont.

De Paris à New York…

Entre deux concerts au Carnegie Hall de New York, à l’Olympia de Paris, ou sur des scènes du Chili ou du Japon, Salvatore travaille pour les autres puisqu’il produit de jeunes chanteurs, dont un certain Gilbert Montagné en 1971 qu’il aidera pour la sortie de son premier titre The Fool.

Mais son acharnement pour le travail use sa santé, et en 1984, il est obligé de subir un pontage coronarien qui le maintient éloigné de la chanson pendant de longs mois. Ce silence forcé ne l’éloigne cependant pas du succès puisqu’en 1990, une compilation de ses titres les plus appréciés se vend à plus de 100.000 exemplaires !

Repos forcé

Travaillant de façon plus relaxante, Adamo en profite pour s’adonner à ses autres passions qui sont l’écriture et la peinture. Il adore aussi le cinéma, mais n’a pas le temps de s’investir (il vécut quand même une expérience aux côtés de Bourvil dans Les Arnaud).

De plus, il diversifie ses activités en devenant en 1993 ambassadeur de l’UNICEF, pour lequel il enregistrera un disque avec Maurane, une autre chanteuse belge. Il participe aussi à de nombreux concerts humanitaires, pour les victimes de Kobé en 1995, ou pour le Télévie en Belgique.

Aujourd’hui encore, Adamo exprime son talent et sa présence au devant de la scène, grâce à un style romantique et classique, mais dont la qualité des textes et des musiques a toujours été appréciée. Un travailleur sans répit qui a vendu plus de 90 millions de disques dans le monde ! Un être tendre et discret, aimé dans le monde entier.

« Tendre Salvatore, tu es un jardinier » – Jacques Brel

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Discographie de Salvatore Adamo


Albums
2010 De Toi à Moi
2008 Le Bal Des Gens Bien
2007 La Part De L’ange
2004 Un Soir Au Zanzibar
2003 Zanzibar
1998 Par Les Temps Qui Courent
1998 Regards
1993 Comme Toujours
1992 Tombe La Neige
1992 Rêveur de Fond
1975 Jusqu’à L’amour
1973 A Ceux Qui Rêvent Encore…
1967 Olympia 67

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