Mois : janvier 2002

The Smashing Pumpkins : Greatest Hits


The Smashing Pumpkins Greatest Hits

The Smashing Pumpkins

Double album CD – 2001 – Virgin Records

The Smashing Pumpkins est sans doute l’un des plus grands groupes des années 90, et même de tous les temps. Un rock pêchu et inspiré, un leader charismatique qui possède sûrement l’une des voix les plus originales de l’histoire du rock, un parcours sans faille…

Bon, je n’ai pas trop accroché aux deux derniers albums pressés sur CD, Adore et Machina, mais qui peut dire que ce sont de mauvais albums ? Je ne l’affirmerai pas en tout cas. Quant à Siamese Dream et l’incroyablement heavy Mellon Collie, ce sont tout simplement des chefs-d’oeuvre.

Sans oublier non plus que les chouettes Citrouilles assuraient vraiment sur scène. Le rock a donc sans doute perdu l’un des ses plus grands représentants lorsque le groupe a splitté en 2000. Aussi ce Greatest Hits est-il un fabuleux hommage.

The Smashing Pumpkins proposent en fait deux CD. Le premier n’a que peu d’intérêt pour les vrais amateurs qui possèdent déjà les albums. On y retrouve en effet toutes les chansons les plus connues du groupe, du phénoménal Today au génial Everlasting Gaze, en passant par le sautillant 1979 ou le furieux Bullet With Butterfly Wings.

Je ne comprends pas trop pourquoi ce CD est sous-titré Rotten Apples, car ce qu’il contient est loin d’avoir atteint la date de péremption. La plupart de ces morceaux resteront à jamais gravés dans l’esprit de ceux qui ont suivi la carrière du groupe. On y découvre de plus deux bonus: un extrait de Machina 2, album disponible exclusivement sur Internet et un inédit, intitulé… Untitled.

Mais le second CD, proposé avec l’édition limitée est bien plus intéressant. Il est en effet truffé d’inédits. Des B-sides de Machina 2, des morceaux issus des sessions d’enregistrement d’Adore, des extraits de la démo de Machina… Bref, cette seconde galette est un coffre à trésors. Voilà donc un best of qui est loin d’être superflu et qui ravira autant les fans que ceux qui connaissent moins la bande à Billy.

zicactu.com

Liste des titres

:

Siva
Rhinoceros
Drown
Cherub Rock
Today
Disarm
Bullet With Butterfly Wings
1979
Zero
Tonight, tonight
Eye
Ava Adore
Perfect
Everlasting Gaze
Stand Inside Your Love
Try, Try, Try
Real Love (inédit issu de Machina 2)
Untitled (inédit)
Lucky 13 (B-side inédit de Machina 2)
Aeroplane Flies High
Because You Are (inédit)
Slow Dawn (B-side inédit de Machina 2)
Believe
My Mistake (inédit)
Marquis in Spades
Here’s To The Atom Bomb
Sparrow (inédit)
Waiting (inédit)
Saturnine (inédit)
Rock On (inédit)
Set The Ray
Winterlong (démo inédite)
Soot and Stars (démo inédite)
Blissed and Gone

Boy George : U Can Never B2 Straight







U-Can-Never-B2-Straight_cover_s200
U Can Never B2 Straight
Boy George
Album CD – 2002

Liste des titres

:
Il Adore
Losing Control
Same Thing In Reverse
Letter To A School Friend
The Deal
Wrong
Julian
Unfinished Business
If I Could Fly
Fat Cat
Cheapness And Beauty
St. Christopher
She Was Never He
Ich Bin Kunst
Bow Down Mister

The Charlatans

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


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Biographie de The Charlatans

The Charlatans
Nés à la fin des années 1980 à Manchester, les Charlatans, menés par le chanteur Tim Burgess, se signalent avec le single The Only One I Know en 1990. Le son n’est pas sans rappeler les Stone Roses, alors au sommet de leur gloire. Profitant du phénomène manchester, le groupe enregistre un premier album Some Friendly, qui utilise massivement l’orgue Hammond et donne une couleur très sixties au disque. L’équilibre psyché/baggy se poursuit avec Between The 10th And The 11th (1992). En 1993 le groupe signe son dernier album baggy, Up To Our Hips, avant d’amorcer un virage vers un son pop/rock plus classique, avec la sortie de The Charlatans (1994) et Tellin’ Stories (1996).
La mort du clavier Rob Collins en 1996 met fin à cette période du groupe. Le batteur Jon Brookes est décédé en 2013 d’une tumeur du cerveau.

Les membres actuels sont:
Martin Blunt basse (1989–actuel)
Tim Burgess chant, harmonica (1989–actuel)
Mark Collins (ex-the Waltones) guitare, pedal steel guitar (1991–actuel)
Tony Rogers claviers, piano, orgue, orgue hammond , mellotron, chant (1997–actuel)
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Discographie de The Charlatans

Albums
2017 : Different Days
2015 : Modern Nature
2010 : Who We Touch
2008 : You Cross My Path
2006 : Simpatico
2004 : Up At The Lake
2001 : Wonderland
1999 : Us And Us Only
1997 : Tellin’ Stories
1995 : The Charlatans
1994 : Up To Our Hips
1992 : Between 10Th And 11Th
1990 : Some Friendly

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Jean-Jacques Goldman

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[cherry_tab title= »Clips & Biographie »]

Les clips


Biographie de Jean Jacques Goldman

jj-goldmanAu fil des années, Jean-Jacques Goldman, cet éternel jeune homme discret, s’est imposé comme l’une des grandes valeurs de la chanson française.

Non seulement en tant qu’interprète (avec Taï Phong, le groupe de ses débuts, en solo ou encore avec ses comparses Michael Jones et Carole Fredericks), mais aussi en tant qu’auteur, en composant des dizaines de tubes. Johnny Hallyday, Céline Dion, Khaled, Marc Lavoine et Patricia Kaas, entre autres, ont interprété des succès de JJG.

Ce dernier, souvent caché sous un pseudo, continue à fuir les journalistes et les médias, restant fidèle à son histoire, à ses convictions, et à sa passion: la musique. Après avoir vendu des millions d’albums et su échapper à toutes les modes, Goldman, anti-star au coeur immense, est une figure incontournable de la chanson française.

Enfant d’immigrés

Comme un Gainsbourg ou un Aznavour, c’est à Paris, carrefour de l’Europe, que naît Jean-Jacques Goldman, le 11 octobre 1951, dans le dix-neuvième arrondissement.

S’il reste fidèle à la région parisienne tout au long de sa vie (il habite à Montrouge, la ville de son enfance, au sud de Paris), ses parents viennent de loin. Immigrés juifs polonais, Alter Goldman et Ruth Ambrunn ont fui la Pologne dans les années 30 pour la France. Leur participation à la Résistance leur vaut une naturalisation à la fin de la guerre.

Ils se marient en 1949 et s’installent définitivement à Paris puis à Montrouge avec leurs quatre enfants. De ses parents, militants communistes, JJ garde surtout le goût profond du partage, de la solidarité et de l’égalité, valeurs que l’on retrouve dans nombre de ses textes.

De ses origines lointaines, il garde le goût pour l’histoire et les grands évènements (Rouge, Si j’étais né…, Comme toi).

Premiers pas en musique

Enfant, il apprend le violon, la guitare, l’orgue, et exerce ses talents de chanteur dans la chorale de l’église de Montrouge, les Red Mountain Gospellers. Mais c’est grâce à son premier groupe, les Phalanster, qu’il découvre sa voie.

Nous sommes en 1968 et cette formation connaît un certain succès en tournant dans les bals et les boîtes de nuit. La consécration a lieu au célèbre Golf Drouot, salle de spectacle prisée dans laquelle débutèrent les Dutronc, Hallyday et Eddy Mitchell !

Mais il est encore trop tôt pour parler de gloire… Jean-Jacques continue ses études, obtient son baccalauréat en 1969, et quitte Paris pour Lille, où il prépare le diplôme de l’EDHEC, grande école commerciale, qu’il quittera en 1973, pour retourner à Paris.

En attendant, Jean-Jacques utilise ses moments de liberté pour travailler sa guitare et écrire ses premières chansons. L’été, il quitte le continent pour se lancer à l’assaut des Amériques, du Nord comme du Sud. Il « trace sa route », aventurier solitaire, et apprend la vie.

Retour aux sources

Après un bref passage par l’armée de l’air et son service militaire de 1974 à 1975, Jean-Jacques retourne vivre à Paris, riche de ses années d’expérience et de travail musical.

Entre divers petits métiers et le magasin familial, il enrichit son répertoire. La même année, il découvre Ferré sur scène avec son groupe expérimental Zoo. Ce rock progressif sonne comme une révélation pour le jeune homme en pleine recherche créatrice.

Mais c’est en 1975 que « naît » la carrière musicale de Jean-Jacques, lorsque associé à deux amis d’origine vietnamienne, il crée le groupe Taï Phong (Grand vent en vietnamien). La même année sort leur premier album dont l’extrait Sister Jane est un grand succès.

Le groupe, auquel un certain Michael Jones est venu prêter main forte, durera jusqu’en 1979 et publiera trois albums (Windows en 1977 et Last Flight en 1979).

Carrière solo

Une fois le groupe séparé, Jean-Jacques se met au travail. Chez lui, il installe un mini studio et compose, encouragé par sa femme Catherine. Le succès est rapide. Dès 1981, Goldman propose Il suffira d’un signe à la maison de disques Epic.

Ce 45 tours est un tube, le premier d’une longue série. L’album intitulé sobrement Jean-Jacques Goldman sort la même année et fait découvrir au public un être discret, talentueux, à la voix particulière et aux textes convaincants.

Les tubes Quand la musique est bonne et Comme toi, issus de son deuxième album sorti en 1982, confirment le talent de Jean-Jacques dans l’écriture et la composition.

Récompensé par le Diamant d’Or de la Chanson française et propulsé au rang de star, le chanteur entame en 1984 une première tournée. La scène n’est pas le fort de cet homme timide et réservé, mais la communion avec son public est extraordinaire.

Pour vivre heureux, vivons cachés…

Fidèle à ce précepte, Jean-Jacques continue son travail acharné sans pour autant s’éloigner de sa famille (il a trois enfants, nés en 1976, 1980 et 1984), ni de sa philosophie de vie.

Le fruit de cette passion est Positif, un album sorti en 1984 qui s’arrache comme des petits pains, avec pour fers de lance: Envole-moi, Encore un matin ou Long Is The Road.

1985 marque un tournant dans sa carrière avec le succès phénoménal du titre Je te donne, extrait de Non homologué, et chanté en duo avec son ami et guitariste Michael Jones. En effet, ce succès donne à Goldman l’idée du trio Fredericks-Goldman-Jones.

Parallèlement, son engagement dans les oeuvres humanitaires prouve, s’il en est besoin, sa faculté à donner et à partager. On le voit notamment avec Les chanteurs pour l’Ethiopie, SOS Racisme ou Les Restos du coeur de son ami Coluche.

Ecrire pour les autres…

…est aussi l’une de ses nouvelles priorités. En commençant en 1986 par le magnifique album Gang pour Johnny Hallyday, album qui va rapprocher le grand Johnny d’un public de plus en plus jeune.

Suivront les Kaas, Céline Dion (deux albums), Marc Lavoine ou autre Khaled. Jean-Jacques deviendra, au fil des années, un véritable faiseur de tubes (écrits parfois sous un pseudo).

Mais pour l’instant, et ce après de nombreuses tournées dans le monde entier jusqu’en 1988 (de la France au Québec, en passant par l’Afrique ou New York) et une nouvelle participation aux Enfoirés en 1989, sa préoccupation est le trio qu’il compose avec ses deux amis Carole Fredericks et Michael Jones.

Leur premier album sobrement intitulé Fredericks-Goldman-Jones, sort en décembre 1990. Des centaines de milliers d’exemplaires vendus, suivi d’une tournée gigantesque à travers le monde, confirment la fidélité du public envers ce chanteur tant attachant, qu’il soit seul ou (bien) accompagné. Ainsi, son groupe et l’écriture pour les grandes pointures de la chanson française sont désormais ses deux priorités.

Rouge

Rouge, sorti en 1994, épouse parfaitement l’esprit Goldman: chanté avec le choeur de l’Armée Rouge, le titre phare est un hymne à l’amour, au respect de l’autre, et un clin d’oeil à l’histoire.

Jean-Jacques ne renie jamais ses appartenances politiques nettement à gauche, en hommage sans doute à ses parents communistes, et à son demi-frère Pierre, révolutionnaire assassiné en plein coeur de Paris en 1979.

L’album est encore un immense succès, tout comme les disques composés à cette époque pour Céline Dion (D’eux) ou Khaled (encore une Victoire de la Musique pour le titre Aïcha).

Il faut attendre 1997 pour que Goldman reprenne les habitudes d’un chanteur solo avec son album En passant. Sans surprise, il s’arrache à plus d’un million d’exemplaires et révèle un auteur mûr, plus mélancolique, sûr de son art et de sa voix.

Un monument de la chanson

Discrètement, le style Goldman s’est imposé dans la chanson française de ces années 80-90. A cinquante ans, si Jean-Jacques change de vie (il se remarie avec Nathalie, de 28 ans sa cadette, le 13 octobre 2001 à Marseille), rien n’ébranle la carrière de cet auteur sensible et tendre.

Il le prouve par son dernier album Chansons pour les pieds, véritable exercice de style musical (tout y est abordé, de la valse à la techno), sorti en novembre 2001, quatre ans après En passant.

S’il se fait moins prolixe, c’est pour mieux se préserver des médias et des télévisions. Ses apparitions sont minutées, les articles de presse le concernant sont contrôlés. Même si certains voient là une forme répréhensible de censure, d’autres s’accordent à respecter ce droit à la discrétion et au silence.

Monument de la chanson française, chacun de ses albums est un véritable succès. Homme discret et timide, il a su rester unique, malgré son statut de star. Une star à sa façon…

zicactu.com
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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Jean Jacques Goldman

Albums
2001 Chansons pour les pieds
1999 Tournée 98 En passant
1993 Rouge
1990 Fredericks – Goldman – Jones
1989 Traces (Live)
1987 Entre gris clair et gris foncé
1986 En public
1985 Non homologué
1984 JJGoldman Tai Phong – les Années Warner
1984 Positif
1983 Quand la musique est bonne
1981 Jean-Jacques Goldman




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Jean Jacques Goldman : Jean-Jacques Goldman








Jean-Jacques Goldman
Jean-Jacques Goldman
Album CD – 1981 – Epic

Liste des titres

:
A l’envers
Sans un mot
Brouillard
Pas l’indifférence
Il suffira
J’t’aimerai quand même
Autre histoire
Quelque chose de bizarre
Quel exil
Le rapt
Juste un petit moment

Gilbert Bécaud

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[cherry_tab title= »Biographie »]

Biographie de Gilbert Bécaud

Gilbert BécaudSurnommé Monsieur 100 000 volts, Gilbert Bécaud reste l’un de nos chanteurs les plus dynamiques. Pour lui, au début des années 50, on cassait déjà les fauteuils de l’Olympia, un Olympia mythique qui lui était si cher et sur la scène duquel le chanteur à la cravate à pois s’est produit 33 fois !

Jusqu’à sa mort, le 18 décembre 2001, dans sa péniche parisienne, il fut « l’un des ambassadeurs les plus talentueux de la chanson française », comme le célébra le Président Jacques Chirac.

Enfance méditerranéenne

François Gilbert Silly naît à Toulon, le 24 octobre 1927. Si le père de famille abandonne le foyer très tôt, François, son grand frère Jean et leur soeur Odette trouvent vite réconfort auprès de leur beau-père, Louis Bécaud, qu’ils ne cesseront de considérer comme leur vrai père.

Grâce à sa mère musicienne, François se lance brillamment dans la musique et intègre le conservatoire de Nice à l’âge de neuf ans. Il est alors un petit pianiste émérite.

En 1942, la famille déménage pour Paris, où François suit les cours d’un grand musicien, puis pour la Savoie où il prend part à la Résistance avec son frère Jean.

Paris

Retour à la capitale à la fin de la guerre. Le jeune François peut se consacrer à son art et se fait engager dans les cabarets parisiens. Il prend pour la circonstance le nom de son beau-père Bécaud et écrit ses premières chansons. Il n’a pas vingt ans.

Il rencontre celui qui deviendra son ami et son collaborateur, Pierre Delanoë. Mais c’est une autre rencontre qui va lancer François vers le chemin de la célébrité, celle de la Môme Edith Piaf.

Piaf

En 1950, François rencontre un certain Jacques Pills, compositeur de talent, et futur mari d’Édith Piaf. Ensemble, ils embarquent pour les États-Unis et écrivent pour Piaf Je t’ai dans la peau. Ce titre plaît tout de suite à la chanteuse et elle l’intègre à son tour de chant.

C’est le premier succès de François. Devenu régisseur d’Edith, il rentre définitivement dans la chanson: il devient Gilbert Bécaud (Gilbert est son second prénom) et adopte sa fameuse cravate à pois.

Sentimentalement, c’est aussi le temps des grandes résolutions. Il épouse Monique Nicolas en 1952. Leur premier fils, Gaya, naît le 2 février 1953, le jour même où Gilbert enregistre son premier disque Mes mains / Les croix.

L’Olympia

S’il passe une première fois sur la scène de l’Olympia en 1953, en vedette américaine, c’est l’année suivante qu’il « explose » tout.

En février 1954, en première partie de Lucienne Delyle, des milliers de jeunes cassent les fauteuils du célèbre music-hall devant tant de dynamisme, de vitalité et de talent. Monsieur 100 000 Volts est né !

Dès 1955, avec des titres comme Je t’appartiens, Les marchés de Provence, ou Viens danser, il enchaîne les tournées à l’étranger, asseyant sa réputation de grand chanteur, des États-Unis au Maghreb, en passant par toute l’Europe.

Son jeu au piano laisse sans voix, rappelant celui, saccadé et magnifique, du grand Jerry Lee Lewis. Son second fils Philippe voit le jour en 1957. L’année suivante, Gilbert perd son véritable père et son second père, Louis Bécaud.

Et maintenant…

1961 est l’année du plus grand tube de Bécaud, Et maintenant, repris plus de 150 fois dans de nombreuses langues.

Star internationale, Gilbert se lance dans une autre aventure: un opéra. Il s’appelle l’Opéra Aran, mais n’a pas le succès attendu par son auteur, fortement assimilé à la variété.

Les années Yé-yé n’enterrent pas le grand chanteur de Nathalie ou des Dimanches à Orly. Il reste une valeur sûre de la chanson française et voyage beaucoup: Japon, Russie, Amérique du Nord et du Sud, … Sa famille s’agrandit aussi avec la naissance d’Anne, son troisième enfant.

Années 1970

Durant les années 70, Bécaud enregistre de nombreux succès, tourne pour le cinéma sous la réalisation de Lelouch, et participe à de nombreuses émissions télévisées et radiophoniques.

Ses passages à l’Olympia sont un événement. Ses disques se vendent comme des petits pains. Mais ce rythme de vie effréné fatigue beaucoup le chanteur. Son tabagisme devient un handicap pour sa voix et sa santé.

Côté coeur, après s’être séparé de Monique, il a une fille, Jennifer, avec Janet Woollacoot, puis une autre, Emily avec une jeune américaine, Kitty, en 1972. Afin de « loger » sa nombreuse famille, il achète une propriété dans le Poitou, qui, jusqu’à sa mort, restera, avec sa péniche parisienne et sa maison corse, son principal pied-à-terre. Un havre de paix dans lequel le chanteur se ressource.

1980

Outre d’autres grands succès (L’indifférence, Désirée, …), qu’il écrit généralement avec ses amis de toujours, Pierre Delanoë et Louis Amade, Gilbert renoue avec la comédie musicale en 1986 aux États-Unis.

Le spectacle s’appelle Madame Roza et est un grand succès outre-Manche, mais doit attendre des années avant d’envahir la capitale française.

Au début des années 1990, Gilbert s’affaiblit. L’âge tout d’abord, puis les décès de sa mère et d’Yves Montand en 1991, le découragent.

La vie s’assombrit pour le chanteur aux presque quarante ans de carrière. Il s’installe alors sur sa péniche près de Paris pour se reposer. Il en profite pour écrire l’un de ses derniers albums: Ensemble. De plus, avec sa femme, ils adoptent une petite laotienne en 1992, nommée Noï.

Cancer

Le cancer s’est déclaré au début des années 90. Après s’en être sorti une première fois, la rechute est difficile à vivre. Le titre de son album sorti en 1999 y fera d’ailleurs référence: Faut faire avec…, avec la maladie, avec la vieillesse, avec le temps qui emporte ses meilleurs amis et les plus grands chanteurs du 20e siècle (Charles Trenet, Serge Gainsbourg, Léo Ferré, Barbara, …).

Malade, affaibli, Gilbert Bécaud trouve cependant la force d’enregistrer Le Cap, un disque qu’il n’aura pas le temps de voir publier. Il meurt le 18 décembre 2001, d’un cancer du poumon, sur sa péniche parisienne, et est enterré au Père Lachaise, près de ses « pairs », Piaf et Montand.

Le tout Paris lui rend un dernier hommage le 21 décembre, à l’église de la Madeleine, dans un Paris en larmes qu’il aimait tant.

Il laisse l’image d’un jeune homme électrique, toujours en mouvement, exemple d’une chanson française sans frontières. Sa cravate à pois, ses quelques 400 chansons et sa main sur l’oreille lors de ses concerts restent à jamais dans nos coeurs.

zicactu.com

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Gilbert Bécaud


Albums

2005 Suite
2002 50 ans en chansons
2002 Bécaud
1999 Faut faire avec
1997 Bec’Olympia
1996 Ensemble
1997 Beaucoup de Bécaud
1995 Des chansons d’amour
1993 Une vie comme un roman
1991 Olympia 91
1988 Fais moi signe
1987 Le retour
1984 On attend, on attend
1981 Bonjour la vie
1976 Olympia 76
1974 Hier et aujourd’hui
1972 Gilbert raconte et Bécaud chante
1972 Olympia 72
1970 Olympia 70
1969 Gilbert Bécaud
1968 Olympia 67
1966 Olympia 66
1964 Le pianiste de Varsovie
1964 Olympia 64
1963 Le rideau rouge
1962 Age tendre et tête de bois
1961 Tête de bois
1959 Croquemitoufle

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Kent

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Les clips


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Biographie de Kent

Synonyme d’un changement radical de style, Kent Cockenstock est passé en quelques années du rock-punk des Starshooter à une chanson française multicolore, où se côtoient guitares, accordéons et instruments orientaux.

Tout d’abord rebelle, puis poète, celui qui sait mener de front ses carrières de chanteur, de musicien, de romancier et d’auteur de bandes dessinées, reste avant tout un tendre troubadour, secret et discret.

L’enfance d’un « gone »

Né en banlieue lyonnaise, à Vénissieux, le jeune Hervé vit dans l’Ain, tout près de Lyon, avec ses parents ouvriers. Tout tourne autour de l’usine de cartonnage, dans laquelle le jeune Hervé travaillera lui aussi.

Alors qu’il a huit ans, ses parents divorcent. Il part vivre dans le quartier de la Croix Rousse à Lyon avec sa mère, et découvre la musique en recevant sa première guitare à quatorze ans.

Parallèlement, il dévore magazines et bandes dessinées. C’est au lycée qu’il fonde son premier groupe Starshooter avec des camarades de classe. En peu de temps, le groupe se fait remarquer par son rock progressif décapant. En 1977, ils font la première partie du concert de Jacques Higelin à Grenoble.

Le déclic

Devant le succès rencontré, le groupe enregistre un premier album dès 1978. Pour l’occasion, Hervé se fait appeler Kent Hutchinson, surnom qu’il transformera plus tard, en 1983, en Kent Cockenstock (en hommage à Tintin).

Starshooter survivra quatre ans au succès. En 1982, le groupe explose, sous la pression d’un show-biz auquel ces enfants du punk ne voulaient adhérer.

C’est le début de la carrière solo de Kent. Celle-ci commence plutôt mal. Le chanteur tente de reproduire en solo l’esprit du groupe. Son premier 45 tours, Partout c’est la merde, sort en 1982. Mais ça ne marche pas.

Auteur de B.D.

Kent doit sa subsistance artistique à la bande dessinée, qu’il pratique avec ferveur depuis 1976, quand Dionnet publia une de ses planches dans le magazine Métal Hurlant.

Puis, son premier album dessiné sort en 1982, et lui permet de trouver une alternative à l’insuccès provisoire de sa carrière musicale. Il vit une période difficile. Le karaté, qu’il pratique à un haut niveau, l’aide aussi à s’en sortir.

Malgré un album solo en 1983 et quelques 45 tours, son travail s’oriente plus sérieusement vers le dessin. Kent se fait peu à peu un nom, passant allégrement d’un art à l’autre, publiant également quelques romans.

Il entreprend de voyager, au Cameroun tout d’abord, dont il s’inspire pour son second disque Embalao, puis en France. Il quitte ainsi Lyon pour la capitale Paris en 1988.

Ce déménagement est aussi un nouveau départ. Il décide d’arrêter la B.D. en 1986 et de se consacrer exclusivement à la musique et à l’écriture.

Evolution

Au fil des années, la musique de Kent se personnalise, acquérant un style bien à part, entre musette et nostalgie. Son album A nos amours en 1990 marque le début d’une reconnaissance.

Tous les hommes ensuite s’impose comme un disque riche et intelligent. On commence à retrouver le nom de Kent sur d’autres albums (Johnny Hallyday, Hervé Paul, …) et le chanteur passe de scènes en scènes avec succès (Café de la Danse, Olympia, Fête de l’Huma, Francofolies de Montréal, La Cigale, …).

Mais paradoxalement, le plus grand succès de Kent ne sera pas l’une des chansons qu’il interprète: Juste quelqu’un de bien, écrite pour la chanteuse Enzo Enzo est un tube immense en 1994. Elle passe sur toutes les radios, obtient une Victoire de la Musique en 1995 et confirme le talent de son auteur compositeur.

Septième art

Après avoir passé un cap dans sa vie privée (il est papa en 1995) et professionnelle (notamment grâce au succès de Juste quelqu’un de bien), Kent s’essaie au cinéma dans le film de Diane Bertrand « Un samedi soir sur la terre ».

Son album Nouba, paru en 1996, est aussi un grand succès et la tournée qui suit permet au public toujours plus nombreux de s’attacher à cet artiste sensible et drôle.

En 1998, on le retrouve sur scène, mais cette fois pour un spectacle minimaliste, accompagné d’Enzo Enzo, Enfin seuls.

Son album Cyclone, sorti fin 2000, prouve encore une fois la multitude de talents du Lyonnais.

Un chanteur-auteur-compositeur-romancier-auteur de BD qui gagne à être connu, tant son monde bigarré nous rapproche de la joie simple, chaleureuse, et de l’humanité. Un homme haut en couleurs.

zicactu.com

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Discographie de Kent

Albums

2017 La Grande Illusion
2009 Panorama
2008 L’homme de Mars
2005 Bienvenue au club
2002 Je ne suis qu’une chanson
2000 Cyclone
1999 Enfin seuls ! (avec Enzo Enzo)
1998 Métropolitain
1996 Nouba
1995 Kent en scène
1993 D’un autre Occident
1991 Tous les hommes
1990 A nos amours
1987 Le mur du son
1985 Embalao
1983 Amours propres




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