Mois : juillet 2004

Biographie de Sacha Distel

On s’est longtemps amusé du sourire trop lisse de Sacha Distel et de son style French Lover. C’est bien vite oublier que derrière l’interprète de Scoubidou et l’éphémère fiancé de Brigitte Bardot, se cache un guitariste hors-pair, féru de jazz et de comédie, neveu du grand Ray Ventura, et compositeur de talent.

Avec sa mort, survenue le 22 juillet 2004, on rend, un peu tard, hommage à ce grand musicien, représentant à l’étranger du charme et du glamour à la française. Le chanteur léger fait soudain place à l’artiste confirmé.

Neveu de Ray Ventura

Né à Paris le 29 janvier 1933, Sacha Distel grandit avec la musique dans le sang. Si son père Léo est ingénieur chimiste, sa mère Andrée est pianiste et son oncle n’est autre que le grand Ray Ventura, musicien de génie que l’entre-deux guerres rendit célèbre dans le monde entier.

Dès le plus jeune âge, Sacha tâte de la guitare et se berce de jazz. Le coup de foudre survient un soir de 1948 à l’Olympia, où il découvre, estomaqué, le phrasé musical de Dizzy Gillespie. Introduit alors dans le milieu du disque par son oncle, le jeune garçon fréquente dès quatorze ans Henri Salvador, qui devient son père spirituel et l’initie aux subtilités de la guitare. Si bien qu’à dix-sept ans, on parle du jeune Distel comme du meilleur espoir de sa génération.

Musicien de jazz

Après quelques concerts dans l’orchestre de Ray Ventura, il remporte en 1951 la Nuit du Jazz avec le Quintet Hubert Damisch. Sa carrière est lancée.

Il fréquente les plus grands artistes de la planète Jazz: Armstrong, John Lewis, Billy Byers, Stan Getz, Dizzy Gillespie, avec lesquels il joue ou enregistre. Sollicité par les plus grandes boîtes, il voyage. Allemagne, États-Unis, Angleterre, découvrent sa gueule de play-boy et lui permettent d’accroître sa notoriété.

Il enregistre même avec Lionel Hampton en 1955 et reste pendant des années le musicien de jazz le plus talentueux et le plus récompensé. Mais son rêve, c’est de chanter, et le jazz ne s’y prête pas vraiment. Alors il change de métier et devient tout d’abord éditeur musical.

Brigitte Bardot

A seulement trente ans, il a pour vedettes à son catalogue Juliette Gréco, Paul Misraki ou Georges Brassens. S’il n’abandonne pas pour autant la chanson, il ne rencontre pas vraiment le succès. Jusqu’à ce merveilleux jour de 1956 où, par l’intermédiaire de Misraki, qui compose la bande originale du film de Vadim « Et Dieu créa la femme », il fait la connaissance de la mythique Brigitte Bardot.

Elle est déjà célèbre et leur courte idylle propulse Sacha en couverture de tous les magazines. La rupture sentimentale est aussi cruelle que leur aventure fut brève. Blessé, Distel enregistre illico un 45 tours, sous les conseils avisés de son ami Maurice Tézé. Ce sera la reprise d’une ballade américaine acidulée que le chanteur maquille de jazz et de scat dans sa version française.

Scoubidou

Le titre Scoubidou devient dès janvier 1958 un tube. Sacha réalise alors son rêve de chanteur bien qu’il réfute l’aspect bon enfant de ses premiers succès. Lorsqu’il écrit La belle vie en 1964, il est loin de s’imaginer que sa chanson sera reprise et interprétée par les plus grands: tout d’abord Tony Bennett, puis Sarah Vaughan, Sinatra, ou encore Dionne Warwick ! Superbe tableau de chasse pour le French Lover.

Puis il enchaîne les succès: Tu es le soleil de ma vie, sur une reprise de Stevie Wonder, Toute la pluie tombe sur moi, Mon beau chapeau, Scandale dans la famille, autant de tubes teintés de jazz et portés par sa voix chaleureuse et son sourire enjôleur.

Sacha Show

Il devient à l’étranger le Frank Sinatra de l’Hexagone et remporte tous les suffrages. Son charme le conduit à animer pendant de nombreuses années le Sacha Show à la télévision, puis La Belle Vie au milieu des années 80. C’est d’ailleurs dans une de ses émissions télévisées qu’il fait débuter en 1965 une jeune artiste du nom de Mireille Mathieu.

Mais son domaine, c’est la scène, où il s’épanouit et donne le meilleur de lui-même. Il se produit de très nombreuses fois au fil des années sur les scènes du mythique Olympia ou du Casino de Paris. Avec Chicago, un spectacle musical qu’il joue des centaines de fois, il remplit les salles jusqu’à ses dernières représentations londoniennes en 2003.

Accident de voiture

Après un passage à vide dans les années 70, il revient tristement sur le devant de la scène après un dramatique accident de voiture au volant de sa Porsche, dans lequel l’actrice Chantal Nobel frôle la mort. Les rumeurs les plus folles alimentent alors les tabloïds.

Dans Les pendules à l’heure, son autobiographie parue en 1985, le chanteur règle ses comptes et met plutôt l’accent sur sa carrière, pour laquelle il a tout donné. Côté cour, marié en 1963 avec l’ancienne skieuse Françoise Bréaud, il est le père de deux enfants et mène de main de maître sa carrière d’auteur compositeur, d’interprète, de comédien et d’homme. Il enregistre régulièrement des albums aux accents de jazz, ce jazz qui reste sa raison d’être. Son dernier double album sort en 2003.

Plus discret depuis quelques années, Sacha Distel ne s’est pourtant jamais retiré. Parce que l’amour de la musique et du spectacle est plus fort que la maladie qui commence à le ronger. Parce que son honnêteté et son éternel optimisme ne l’ont jamais abandonné. Parce que le public a toujours reconnu en lui un artiste complet au répertoire riche et varié.

En vacances chez ses beaux-parents dans le sud de la France près de Saint-Tropez, il succombe au cancer le 22 juillet 2004 à l’âge de 71 ans. A sa disparition, le public et le métier s’accordent pour reconnaître en lui un grand homme et un de nos musiciens les plus talentueux. Son répertoire résolument moderne, très vaste et pourtant méconnu, est réédité à l’occasion et s’offre enfin dans toute son ampleur aux nouvelles générations.

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Arno : French bazaar








French bazaar
Arno
Album CD – 2004 – Delabel

En pastichant l’association franco-anglaise du titre de son dernier album, entrer dans l’univers d’Arno relève d’un package décalage. Tout commence avec la pochette, où le visage de l’Ostendais est immergé dans un amas de canettes vides. Chacun y verra le sens psychologique caché qu’il désire, il n’en reste pas moins que la photo et l’idée sont sublimes (c’est un certain Jean-Baptiste Mondino qui est derrière l’objectif, ça vous rappelle quelqu’un ?).

Dans le même esprit, on retiendra également le booklet, en imitation cheap d’un journal de quatre sous. Rien n’est laissé au hasard. Quand on vous dit que c’est un package…

On continue avec le titre de l’opus qui reflète à merveille son contenu: French Bazaar, titre éloquent pour un fourre-tout jouissif de chansons françaises à l’interprétation inimitable.

Il y a tout d’abord 12 titres d’Arno himself où l’on découvre ses obsessions du moment: la mode (Chic et pas cher), la gay attitude (In love avec une DJ) ou la chanson de charme (Chanteur de charme).

Mais c’est surtout dans ses textes plus intimistes voire plus « breliens » que notre homme donne toute sa puissance. L’interprétation est mélancolique, âpre, rugueuse à souhait. Arno chante comme il parle et c’est un bonheur sans nom de l’écouter disserter sur sa vie de bâton de chaise (on retiendra le sublime Vide sur le retour d’un poivrot au domicile conjugal… vide). Au final, le chanteur réinvente constamment la langue, ce qui est un comble pour un non francophone d’origine.

Mais Arno c’est aussi un talent immodéré pour les mélodies, le goût des guitares électriques et du piano bastringue. L’amour du blues. Un compositeur de talent.

Et puis, un album d’Arno ne serait pas un album d’Arno sans les reprises. L’inévitable Brel (Voir un ami pleurer), les Doors tendance Howlin’ Wolf (Back Door Man), Serge Reggiani (La femme qui est dans mon lit) mais surtout l’inattendu ABBA (Knowing Me Knowing You) passent à la moulinette et ressortent grandies de ces nouvelles interprétations. Arno peut tout chanter, ce qui est finalement gage d’un savoir-faire hors du commun. Une sorte d’artisan comme il en existe peu.

Enfin, ultime cadeau déglingué, le vidéo-clip de Chic et pas cher sur la partie CD Rom, un clip à l’humour bien noir digne des meilleurs Strip Tease voire de l’esprit « C’est arrivé près de chez vous ».

Bref, un album dense et plaisant à souhait. Une véritable réussite et un bonheur inégalé.

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Liste des titres

:
Chic et pas cher
La vie est une partouze
Françoise
Fais gaffe
Chanteur de charme
Lili
Femme riche
In love avec une dj
40 ans
Vide
Bonbons
Voir un ami pleurer
La fête

The Rolling Stones

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Les clips


Biographie de The Rolling Stones

En mai 1963 sort Come On, le premier 45 tours d’un jeune groupe de rockers anglais, seulement quelques mois après le Love Me Do des Beatles. Quarante ans plus tard, la formation, mondialement connue sous le nom des Rolling Stones, est le plus grand groupe de rock de tous les temps.

Des dizaines de millions d’albums vendus, des milliers de concerts grandioses, des centaines de millions de fans… Ceux qui remplissent encore les stades lors de leurs prestations, sont aujourd’hui entrés dans la légende. Histoire de faire la nique aux Beatles, leur éternel concurrent, qui eux, ont cessé d’exister dès 1970. Fidèles à eux-mêmes et imperturbables malgré les tempêtes traversées, Mick Jagger et ses compagnons forcent le respect et l’admiration.

Michael Philip Jagger et Keith Richards

Les mythiques Rolling Stones naissent au début des années 60, sous l’impulsion de Brian Jones, Michael Philip Jagger et Keith Richards.

Michael Philip Jagger et Keith Richards, tous deux nés en 1943, avaient fréquenté les mêmes bancs d’école et s’étaient perdus de vue des années durant. Très tôt attiré par la musique et encouragé par ses premières formations musicales, Mick retrouve par hasard son copain Keith dans un train, et ils deviennent inséparables.

Ils rejoignent alors Brian Jones, Mick Avory et Dick Taylor, et empruntent leur nom de scène au répertoire de Muddy Waters (le titre Rollin’ Stone Blues). Les Rolling Stones sont nés et donnent leur premier concert officiel le 12 juillet 1962 au Marquee Club de Londres.

Rapidement, Charlie Watts et Bill Wyman remplacent Taylor et Avory au sein du groupe, et les Rolling Stones trouvent ainsi leur forme quasiment définitive. La légende peut commencer.

Come On

Après une courte période de rodage, durant laquelle les Stones s’exercent dans les clubs de Londres, ils signent un premier contrat chez Decca au printemps 1963 et enregistrent leur premier 45 tours Come On, une reprise de Chuck Berry.

En quelques disques, les jeunes rockers deviennent une solide formation musicale et atteignent des places honorables dans les « charts » britanniques. Leur notoriété naissante découle d’une forte présence scénique et d’une image de voyous que les journalistes se plaisent à développer, en opposition aux conventionnels Beatles.

Leur musique, basée essentiellement sur le rock n roll, emprunte aussi ses racines au blues, à la country et à la folk. Ce melting-pot ingénieux devient rapidement la marque des Stones et leur permet de s’exporter aisément aux États-Unis. D’autant plus que leur premier album, paru en 1964, est composé de plusieurs reprises de standards américains. Certaines d’entre elles se classent honorablement dans les « charts » outre-atlantique. Les Stones deviennent des vedettes, d’abord en assurant les premières parties des Ronettes, de John Lee Hooker ou de James Brown, puis plus tard en tête d’affiche.

Satisfaction

Mais le premier véritable tube des Rolling Stones paraît au mois d’août 1965. Satisfaction devient l’hymne du groupe et n’a pas pris une ride quarante ans après sa création. Les succès s’enchaînent, la notoriété des rockers prend une ascendance exponentielle.

Revers de la médaille, l’image sulfureuse des Stones prend souvent le pas sur leurs exploits musicaux. Avec leurs premières arrestations en 1967 pour possession et usage de stupéfiants, Jagger et Richards alimentent la Une de tous les journaux et font le bonheur des tabloïds britanniques. Faits divers qui retarderont mais n’empêcheront pas la sortie en décembre 1966 du superbe Beggar’s Banquet et des hits Jumpin’ Jack Flash et Sympathy For The Devil.

Premier revers pour le groupe en juin 1969 avec le départ de leur complice Brian Jones. Officiellement, ce dernier veut se consacrer à sa carrière solo et prendre des distances avec l’étouffante formation des Stones. Mais nul n’ignore que Jones est sérieusement « accro » aux drogues dures et sa mort « accidentelle », survenue un mois plus tard dans sa piscine, n’est qu’une demi-surprise.

Amputés de leur ami mais plus forts que jamais, les Stones embauchent Mick Taylor et continuent de séduire un public de plus en plus large. Honky Tonk Women, Gimme Shelter ou Midnight Rambler assoient leur position dominante dans les hit-parades et confirment le talent d’écriture du duo Jagger-Richards.

Rolling Stones Records

En 1970, alors que les Beatles annoncent leur séparation, les Stones quittent leur maison de disques Decca pour s’autoproduire sous le label Rolling Stones Records. Premier album sous leurs couleurs, premier succès: Sticky Fingers et sa légendaire pochette conçue par Andy Warhol, est l’un des opus les plus aboutis du groupe.

S’ensuit une longue période de voyages qui les conduit à travers le monde, de la France à la Jamaïque, en passant par les États-Unis. Fruits de ces longues tournées, Angie sort en 1973 et s’impose comme la ballade la plus populaire des Stones.

En 1978, Ron Wood intègre la formation en remplacement de Taylor, et les Rolling Stones aboutissent ainsi à leur forme définitive. Loin de se laisser affaiblir par le tournant culturel des années 80, charnière entre le punk moribond et les mouvements électro et rap naissants, les Stones deviennent plus puissants encore. Leur recette: s’imposer comme des bêtes de scène et remplir les salles les plus impressionnantes possibles.

Mégaconcerts

Bien avant d’envahir le Stade de France à l’aube du 21e siècle, la bande à Jagger avait déjà, en précurseurs, enflammé Wembley dès 1982. Les eighties sonnent la consécration du groupe. Chacun de leurs albums est attendu par des millions de fans et suivi par une tournée internationale à grand budget.

Le temps d’un tube ou d’un coup de pub, ils savent aussi s’associer avec les artistes les plus en vue: David Bowie ou Freddy Mercury de Queen. Oubliées les frasques des Jagger ou autre Richards, les cinq membres de la formation sont considérés comme les plus grands rockers du monde et sont vénérés à chacune de leurs prestations.

Voodoo Lounge

Avec l’arrivée des 90’s, et ce malgré une étonnante longévité, leur musique ne perd pas une once de qualité. Avec les années, le groupe gagne le respect dû à l’âge.

L’album Voodoo Lounge et l’immense tournée qui en découle confirme l’éternelle jeunesse et l’énergie sans faille de ceux que l’on appelle désormais les papys du rock. Une incroyable durée de vie qui les conduit à fêter leurs quarante ans de carrière en 2002. Anniversaire marqué par un impressionnant marchandisage, la réédition de leur catalogue, la sortie de diverses compilations, et des concerts exceptionnels.

Rien ne semble donc arrêter les Rolling Stones dans leur course aux records. Record de longévité, record d’albums vendus, de concerts, de récompenses. Autant de performances méritées, dues au charisme sans borne des membres du groupe, et plus particulièrement du duo leader Jagger-Richards. Longévité exemplaire semée de tubes. Angie, Jumpin Jack Flash, Sister Morphine, Sympathy For The Devil, Harlem Shuffle, Satisfaction, Don’t Stop, la liste est longue des géniales compositions nées de la talentueuse imagination des Stones, et qui font d’eux aujourd’hui, la formation rock au répertoire le plus riche et varié.

Le saxophoniste des Rolling Stones, Bobby Keys, est mort mardi 2 décembre à l’âge de 70 ans, des suites d’une cirrhose du foie. Le musicien américain, qui jouait aux côtés des Stones depuis 1969, avait annulé sa participation à la tournée d’octobre et novembre dernier des quatre Anglais en Australie.

2016: Rolling Stones in Cuba le 25 mars 2016

Un événement historique sur une île où la musique anglo-saxonne a longtemps été proscrite et où seuls les Beatles avaient droit de cité.
Immense concert gratuit !

2021 Décés de Charlie Watts

Charlie Watts, le batteur du groupe est décédé le 24 aout 2021, à l’age de 80 ans.

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Discographie de The Rolling Stones

Albums
2016 Blue & Lonesome
2012 Grrr !
2008 Shine a Light (Live)
2005 A Bigger Bang
2004 Live Kicks
1997 Bridges to Babylon
1994 Voodoo Lounge
1989 Steel Wheels
1986 Dirty Work
1983 Undercover
1981 Tattoo You
1980 Emotional Rescue
1976 Some Girls
1976 Black And Blue
1974 It’s Only Rock ‘n’ Roll
1973 Goat’s Head Soup
1972 Exile on Main St.
1971 Sticky Fingers
1969 Let It Bleed
1968 Beggars Banquet
1967 Between the Buttons
1967 Their Satanic Majesties Request
1967 Flowers
1966 Aftermath
1965 December’s Children (And Everybody’s)
1965 Out of Our Heads
1965 The Rolling Stones, Now !
1964 12 x 5
1964 England Newest Hit Makers

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Le tango des gens

Le tango des gensLe tango des gens

Sanseverino

Album CD – 2003 – Sony Music

Liste des titres

:

Frida
Mal ô mains
Les embouteillages
Les films de guerre
Swing du nul
Le tango de l’ennui
André
Le tango des gens
Rouge
Maigrir
La mer

La Good life

La Good lifeLa Good life

K.Maro

Album CD – 2004 – East West

Liste des titres

:

Femme like U
Crazy
V.I.P
La good life
My lady
Walad b’ladi
Au top
Sous l’oeil de l’ange
Rolling down
Dense dessus
Qu’est ce que ça te fout
Que dieu me pardonne
Petits princes

Raphaël

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Les clips


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Biographie de Raphael

raphaelIl faut généralement, dans le milieu si délicat de la chanson française, une sacrée dose de talent et beaucoup de maturité pour être reconnu à la fois par ses pairs et par le public.

Certains jeunes artistes font exception à la règle du temps et parviennent, dès leur premier ouvrage, à fédérer les auditeurs autour de leur habileté musicale et littéraire. Raphaël fait partie de ceux-ci: en l’espace d’un album, Hôtel de l’univers, il est passé du statut d’anonyme à celui de référence.

Sa gueule d’ange à la Saez, sa pop acidulée et sensible, son opportuniste association avec Jean Louis Aubert pour un titre bien ficelé (Sur la route), ont contribué à l’installer définitivement parmi les stars de la chanson de demain.

Gueule d’ange

Né le 7 novembre 1975 près de Paris, à Boulogne-Billancourt, Raphaël Haroche est fils du monde. Son père est russe mais d’origine marocaine et sa maman argentine. Raphaël grandit en France, bercé par les cultures de ses parents.

De ses origines hispano-slaves, Raphaël tire toute sa richesse et son exotisme latents. Fils d’avocats, il grandit dans un milieu aisé, à l’abri du besoin, et peut s’investir pleinement dans ses premières passions, la musique, qu’il découvre sur le piano de ses parents, et la littérature, qui façonnera plus tard sa propre écriture.

Bowie

Enfant des « eighties », il tombe sous le charme des monuments anglo-saxons de la musique, Bowie en tête. Il se sépare alors du piano pour adopter la guitare, plus propice à l’épanouissement de ses goûts musicaux (Noir Désir, Dylan, Neil Young, Simon et Garfunkel, mais aussi Ferré ou Brel).

Naturellement curieux, Raphaël lit beaucoup et s’abreuve de littérature américaine, Burroughs ou Kerouac, Harrison ou Fante. Il écrit alors ses premières chansons, qu’il tente de mettre en musique. Parallèlement, son sens du savoir et de la culture le mène vers de sérieuses études.

Après le Bac, il s’inscrit en Fac de Droit après un bref passage par Hypokhâgne, où se côtoie la crème des étudiants francophones. Mais il sait déjà que sa vie est ailleurs, et que rien ne pourra l’éloigner de sa passion musicale.

Hôtel de l’univers

Il se consacre désormais exclusivement à la musique et travaille d’arrache-pied pendant trois ans à l’élaboration de ses premières chansons. Jusqu’au jour béni où il fait la connaissance de Caroline Manset, la fille du mystérieux et génial Gérard Manset, elle-même auteur et manager. Elle signera entre autres une participation remarquée sur le tant attendu Langage oublié de son père paru en 2004.

Grâce à ses encouragements et à la notoriété que lui apporte le nom de Manset, Raphaël décroche un premier contrat chez EMI et y enregistre son premier album, Hôtel de l’univers, en quatre mois. Caroline rentre en compte dans le succès de cet album puisqu’elle y écrit quatre titres et en supervise la production.

Sur la route

De suite remarqué par la critique, le jeune chanteur se lance sur les routes, pour faire ses preuves et partir à la rencontre du public. Il ouvre la scène à Vanessa Paradis, Jean-Louis Aubert ou encore au grand Bowie. Un baptême qui aura de riches conséquences pour le jeune homme de 26 ans puisqu’il est, d’une part, nominé aux Victoires de la Musique 2002, et que l’ex-chanteur de Téléphone accepte d’enregistrer avec lui un duo remarqué et remarquable, Sur la route.

Ce tube, dont le clip façon Take On Me des A-Ha, met en avant la ressemblance musicale et physique des deux artistes, précède de peu la sortie du deuxième opus de Raphaël, La réalité, le 22 avril 2003. Un album exceptionnel pour un chanteur de cet âge.

La réalité

Certes, Raphaël bénéficie de la participation non moins exceptionnelle de Manset lui-même, mais ce coup de pouce ne remet pas en cause les qualités d’écriture et de chant du jeune chanteur. La couleur musicale de La réalité est unique, entre chanson à texte et pop britannique. Pas étonnant si l’on y retrouve les musiciens de Talk Talk, Bowie, Portishead ou encore le jeune Albin de La Simone.

Les mois qui suivront La réalité sont consacrés à la scène et aux médias. On y découvre un jeune artiste sincère et sensible, qui fait déjà de nombreux adeptes dans toutes les générations d’auditeurs, même parmi les jeunes recrues de la Star Academy.

Son talent lui confère d’emblée le statut de star et de relève de la chanson française. Son écriture est simple, et parle à tous, d’amour de mort, des doutes de l’existence. Comme si le jeune homme, du haut de ses même pas trente ans, avait acquis une sagesse et une maturité exemplaires. C’est aussi ce qui fait son charme et l’attachement que l’on ressent à l’écoute de ses albums. Et qui nous donne envie d’en savoir plus, d’aller plus loin. Raphaël est un artiste en devenir, attachant et déjà hors du temps.

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[cherry_tab title= »Discographie »]

Discographie de Raphael

Albums
2017 Anticyclone
2015 Solitudes des latitudes
2012 Super Welter
2010 Pacific 231
2008 Je Sais Que La Terre Est Plate
2007 Une Nuit Au Châtelet
2006 Résistance A La Nuit
2005 Caravane
2003 La Réalité
2000 Hotel De L’univers

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RaphaëlJ’ai maudit Raphaël. Je crois que c’était en hiver pour l’un de ses concerts. Jusque là j’appréciais tout ce que les autres, les païens que nous sommes tous quelque part, lui portaient à charge: sa fragilité, son sens de la rime, les mélodies sèches et les ouragans de voyages. Nous étions lui et moi des nomades, perdus en plein désert barbare, à vouloir obstinément percer le ballon gonflé à l’hélium de notre enfance, envolé depuis longtemps.
Je l’ai haï pour une autre raison. Dans la chaleur de son set, en plein match entre lui et la foule, il s’est permis de reprendre un titre des Clash. On ne récupère pas la bande de Joe Strummer, qui plus est dans la folie pyrotechnique d’une horde de fans à briquets roses qui ne connaissent pas grand-chose à l’objet de culte punk-ska. Je salue l’audace et le courage, je me méfie de l’inconscience. J’étais tellement dépité que j’ai passé le reste du concert au bar. Et lorsque ma douce est venue, tout sourire, m’avouer qu’elle était sûrement amoureuse de lui: je l’ai quittée. La faute à l’alcool mais pas seulement.

Il m’a fallu le CD live au Châtelet, un moment fort et intrépide pour remettre le nez dans son hôtel de l’univers. Sa collaboration à l’Eldorado de Stephan Eicher m’a permis de remettre encore de l’eau dans mon vin. Il était temps que je juge « Je sais que la terre est plate ». Soit pour lui dire tout le bien que je pense de son travail, soit pour lui casser la gueule du fait de ma dépression sentimentale.

Rendez-vous fut donc pris. Au Royal Monceau. Le même lieu ou j’ai rencontré Michel Sardou. J’espérais pour nous deux que les comparaisons allaient s’arrêter là. Aux questions ouvertes, il répond fermé. Je vais vous livrer notre « face to face » ci-dessous, en vous précisant bien que toutes les réponses qu’il m’a proposées, quand je les compile, doivent faire à peine le quart d’une seule réponse d’un autre artiste.

Ce que j’ai compris en analysant la chose, c’est que cet homme est un angoissé perpétuel, qu’il se déteste peut être, je ne sais pas exactement. C’est quelqu’un qui tourne autour de 1.000 épreuves en forme d’étoiles alors comment voulez-vous qu’il réponde de manière pragmatique à vos questions beaucoup plus terre à terre.

Je ne suis pas peu fier de me tromper parfois. C’est peut-être le cas. Peut-être que la clef du mystère qui plane autour de lui et que je pense avoir découvert va m’amener vers une rue sans issue. Car il prend souvent cette « voie » sur ce dernier disque, qui le mène vers un Christophe polyphonique, de l’autoroute des premiers tubes jusqu’à la départementale des derniers morceaux. Ce dont je suis certain, c’est qu’il ne propose pas un petit bijoux artisanal mais une grosse machinerie merveilleuse. C’est souvent très agréable de penser grand.

Je crois que ce dernier album est d’une qualité supérieure au précédent (écoulé à 1,8 million d’exemplaires), donc il risque de ne pas se vendre mais qu’importe.

En l’écoutant chanter, je me suis dit que c’était toujours ainsi que je m’étais imaginé la voix d’un papillon de nuit. S’il y a toujours des départs et des arrivées dans ses chansons, des histoires de cul recouvert de dentelles fines, des eaux saumâtres et du gris parfait, il y a aussi des moments vertigineux qui font que de la piste 7 « Quand c’est toi qui conduis » à l’instrumental de la fin, rien n’est à jeter.

Je ne refoule pas le doute. Je le laisse vagabonder, il coule à flot en permanence. Je suis certainement trop dans l’exercice du doute.

Zicactu: Pour débuter, je voudrais savoir si tu connaissais le roman de Malcolm Lowry « Sous le volcan » car s’il me fallait résumer tes disques et ta carrière je prendrais ce livre ?

Raphaël: Moi aussi. J’adore ce livre.

Zicactu: Il te ressemble un peu ?

Raphaël: Oui, il est dingue. C’est un peu chiant mais en même temps il est dément et profond. Franchement tu ne pouvais pas mieux tomber. J’ai fait une chanson pour Eicher, « Rendez-vous », qui parlait un peu de ça…

Zicactu: Justement j’allais y venir, la chaîne qui relit le précédent album et le nouveau, c’est, il me semble, cette chanson ?

Raphaël: Peut-être…

Zicactu: Parce que pour moi, « Le vent de l’hiver », la première chanson de ton nouvel album débute avec ce sentiment d’un voyage au pays de la musique Klezmer ?

Raphaël: Je trouve ça très joli mais je ne connais pas bien cette musique. Je pensais plus à un côté russe. Pour le changement de tempo et la clarinette, je te rejoins, mais c’est vrai que c’est bizarre, je ne sais pas ce qui m’a pris (rires).

Zicactu: Alors pendant que Christophe pense que la terre penche, toi tu la trouves plate ?

Raphaël: Oui, moi je pense qu’elle est plate… mais si elle penche et qu’elle est plate, quelque chose me dit que ce n’est pas bon (rires).

Zicactu: Serais-tu un disciple de Lactance qui est l’un des premiers à avoir déclaré que la terre était plate ?

Raphaël: Tu penses que je suis un extrémiste religieux ? (Rires) L’histoire est plus simple, il faut toujours trouver un titre à un album et pour trouver un titre, j’essaye de trouver dans mes chansons une phrase qui pourrait coller. Et celle qui me semblait la plus énigmatique et la plus intéressante, c’était celle-là. J’aimais cette idée de truc non cartésien. Il y a une distance poétique, quelque chose qui se trouve au delà de l’idée et du langage. J’aimais bien aussi soutenir que les choses ne sont pas forcément ce qu’elles semblent être. Dans ce disque, j’étais branché sur le pilotage d’avion… Voilà c’était donc un ensemble de trucs.

Zicactu: J’aime bien cette idée que tu ne dis pas « je crois » mais « je sais », être chanteur c’est ne jamais tomber dans le doute ?

Raphaël: Je ne refoule pas le doute. Je le laisse vagabonder, il coule à flot en permanence. Je suis certainement trop dans l’exercice du doute. Par contre quand je fais des choses, je ne me laisse pas gagner par le doute, c’est à partir du moment où je ne peux plus les changer…

Zicactu: A partir d' »Adieu Haïti », on change de continent. Comment as-tu convaincu Frederick Toots de venir chanter avec toi ?

Raphaël: Je l’ai rencontré à Solidays. J’ai fait cette chanson en août dernier et quand je l’ai faite, je pensais déjà à lui. Je lui ai simplement envoyé un mail et il m’a répondu « ok je vais le faire ». J’ai toujours été fan de lui et je peux te dire que ce fut un très beau cadeau de le voir participer à mon album.

Zicactu: Quand on est en studio avec ces musiciens de tous les horizons, se sent-on dans une Tour de Babel qui ne se casse pas la gueule ?

Raphaël: Les seuls un peu compliqués sont les musiciens africains. Ils sont capables de te jouer du jazz alors que ce n’est pas cette couleur que tu demandes. Robert Aaron est une sorte d’hybride entre le continent africain et américain. Il est dingue et s’adapte à tout alors qu’il est canadien. Les autres, ce sont des Américains ou des anglo-saxons. Ils se connaissent tous, ils ont tous joué avec Bowie, Dylan, Springsteen et ainsi de suite, donc ils entendent la musique de la même manière.

Zicactu: L’Afrique est la terre d’origine de l’espèce humaine, donc de la musique ?

Raphaël: En tout cas, elle vient beaucoup de là-bas… Le blues, il vient de là et le rock vient du blues.

Zicactu: Tu paraphrases un artiste là ?

Raphaël: Je ne vois pas… hum… Johnny peut-être (rires). Mais le blues vient du Mali…

Zicactu: L’avion est très présent dans cet album ?

Raphaël: Oui… fini la caravane. C’est l’avion postal. Aux ailes de toiles. Je suis très nostalgique de l’époque des héros de l’aéropostale. Enfin, j’ai pas connu mais je présume que cela devait être cool.

Zicactu: La nostalgie est ton meilleur ami ou ton pire ennemi ?

Raphaël: C’est un bon ami. Une bonne amie.

Zicactu: Quand on part dans une nouvelle aventure avec 1.800.000 disques vendus du précédent, on se dit que c’est compliqué de rester sur les cimes ?

Raphaël: C’est assez compliqué à gérer. Disons qu’un gros succès, c’est une expérience qui vous affecte. Qui vous atteint serait plus juste. Je trouve beaucoup plus de côtés positifs que négatifs à cela. Mais en fait, cela fait une grosse montée et une bonne descente. Ce qui est difficile, c’est de gérer la descente.

Zicactu: On a toujours l’espoir de remonter ou tu te trouves bien en bas également ?

Raphaël: On est bien en haut (rires).

Zicactu: C’est grisant parfois ?

Raphaël: C’est agréable. Ton disque marche bien, tu remplis des salles de concerts. C’est formidable.

Zicactu: Cela implique également un manque de critiques envers ton travail vu que tout marche ?

Raphaël: Au contraire. Plus tu as un succès commercial fort, plus ton travail est exposé. Il y a des gens qui se définissent par le négatif. Cela devient tellement un truc de masse que l’élite finit par dire que c’est uniquement pour les cons, vu que ça marche. Mon problème n’est donc pas un manque de critiques (rires). Ce n’est pas quelque chose dont je souffre tous les jours.

Zicactu: Toutes les chansons sont courtes, était-ce un choix ou cela s’est-il fait naturellement ?

Raphaël: Je fais des chansons courtes car j’ai toujours peur de faire chier les gens. Ensuite j’aime bien le format radiophonique pour mes chansons.

Zicactu: Celui-ci a peut être moins de singles à repêcher dans le tout ?

Raphaël: C’est possible… Je ne me suis pas posé cette question en ces termes. Pour « Caravane », on m’avait dit qu’il n’était pas single-isable.

Zicactu: C’est un album court mais en amont tu avais beaucoup de matériel ?

Raphaël: J’avais une soixantaines de chansons… Après tu en as qui ne sont pas terribles, d’autres qui ressemblaient trop à « Caravane » ou à des chansons que j’avais déjà faites par le passé, ensuite tu en avais qui étaient bonnes mais ne s’intégraient pas dans le disque. Généralement, je fais des maquettes chez moi qui serviront de bons guides et ensuite je ne prépare pas plus que cela pour laisser jaillir l’inspiration dans tous les sens en studio.

Zicactu: Y a-t-il une chanson justement sur ce magma qui t’a étonné, que tu ne pensais pas inclure et qui finalement a trouvé sa place sur l’album ?

Raphaël: « Je sais que la terre est plate » par exemple. L’apport des musiciens joue un grand rôle dans mes choix finaux.

Zicactu: Partager la production d’un disque entre 2 personnes en plus de toi, tout en gardant une unité c’est facile à réaliser ?

Raphaël: J’ai bien eu raison de me choisir (rires). Je suis peut-être le chaînon manquant (rires). L’unité vient de là je pense. J’aime bien bosser avec plusieurs réalisateurs. Prendre des types différents. J’avais une entière confiance en Toni Visconti et Renaud Letang.

Zicactu: Tu étais là pour faire tenir le navire ?

Raphaël: Exactement !

Zicactu: La chanson Les limites du monde me fait penser au film Le scaphandre et le papillon ?

Raphaël: J’ai trouvé le film somptueux. Cette idée de voyage immobile. Ce type qui est cloué dans un lit et qui rêve aux femmes et à la volupté.

Zicactu: Dans cette société, n’as-tu pas l’impression d’être justement dans un scaphandre ?

Raphaël: Un asile plutôt (rires).

Zicactu: Quand tu proposes un album, tes chansons sont offertes à qui: à toi, à une personne en particulier ou à un public plus large ?

Raphaël: Aux 3. Quand j’écris une chanson c’est destiné à une personne proche, mais après je ne pourrais pas me contenter de ces gens-là. Je ne peux pas me dire que mon disque plairait à 10 personnes et ensuite j’en ferais un autre.

Zicactu: L’instrumental en bout de disque, c’est pour faire plaisir à qui ?

Raphaël: A la base, c’était une chanson avec un texte, une mélodie. La voix m’énervait et j’ai trouvé ça vachement mieux. J’aime bien quitter un disque par un instrumental.

Zicactu: Tu as fait à nouveau appel à Olivier Dahan pour ton clip, qu’est-ce qui te plaît dans son univers ?

Raphaël: Tous les autres clips qu’on avait faits ensemble, j’avais bossé sur le scénario. Alors que là je n’arrivais pas à faire fonctionner mon imaginaire. J’étais parti sur un truc trop romantique qui surlignait trop mon discours. Je l’ai laissé faire et je trouve qu’il s’en est bien sorti. Il génère quelque chose ce type. Tu peux arriver sans idées, en 2 heures il génère le chaos en toi et te sort toujours quelque chose de fabuleux. Il écoute tout ce que tu dis, il est réceptif et humble.

Zicactu: Je remarque que tu parles beaucoup mieux des autres que de toi-même ?

Raphaël: Ha bon ? Tu veux que je dise que je suis humble et super ? C’est difficile de porter un jugement de valeur sur ma personne et mon travail. Si c’est négatif, je ne vois pas ce qui est intéressant et si c’est positif, cela peut paraître de la prétention.

Zicactu: L’album a été enregistré à partir de fin septembre, pendant toute cette période tu es comment ?

Raphaël: Je pense que je suis insupportable. C’est très dur à vivre pour les gens autour de moi. Même après tu sais, c’est un métier qui est dur. Dur pour les autres. On épuise les autres. C’est tellement important pour nous.

Zicactu: Participer aux Aventurier d’un Autre Monde, ce fut enrichissant ?

Raphaël: On s’est bien marré. Il n’y avait que Bashung que je ne connaissais pas. Et ce fut une révélation, ce type a une classe folle. Ce qui est drôle c’est qu’on sort pratiquement tous un nouvel album à la même période sauf Jean Louis Aubert. On va voir si cela nous porte chance cette histoire (rires).

Zicactu: Tu t’intéresses aux chiffres de ventes de tes albums ?

Raphaël: Oui…

Zicactu: 1.800.000 albums alors ?

Raphaël: C’est un bon chiffre (rires).

Zicactu: Oui mais peut-on intellectuellement l’imaginer ?

Raphaël: Cela devient abstrait… mais en fait c’est cool (rires). Je préfère largement être de ce côté de la barrière.

Propos recueillis par Pierre Derensy

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