Whoa. Nelly !

Nelly Furtado

Album CD – 2001 – Polydor – DreamWorks Records

Les consonances de son nom annoncent déjà la couleur: la musique de Nelly Furtado sera multiple. Mais le mot est faible car, lorsqu’on prend le temps d’écouter son premier opus en profondeur, on découvre un éclectisme certain.

Elle joue de trois instruments (ukulélé, guitare et trombone), chante en trois langues (anglais, portugais et hindi) et cite comme influences autant De La Soul que les Smashing Pumpkins, ABBA et Jeff Buckley…

Curieux personnage que cette Nelly Furtado, née de parents portugais, ayant grandi à Victoria en Colombie Britannique, et vivant désormais à Toronto depuis que sa carrière musicale professionnelle a vraiment démarré.

Sur le plan physique, elle n’a rien à envier à ses consoeurs du show-biz, qu’elle déclasse sans complexe: elle est belle à croquer. Natalie Imbruglia, Courteney Cox et Calista Flockhart peuvent aller se rhabiller !

Mais c’est plutôt sa musique qui laisse perplexe, car c’est bien de cela dont il s’agit. Notre jeune Nelly (22 ans) semble être une de ces nombreuses jeunes filles aux talents multiples, tombées trop tôt, un peu malgré elles, dans un monde de super-productions à la qualité douteuse.

Sa démarche semble tout à fait honnête, elle revendique sa tendance éclectique et la vit apparemment avec beaucoup de sérénité. Malheureusement (erreur de jeunesse ?), Nelly se plonge un peu tête baissée dans son premier album: on a du mal à prendre ses repères dans un album qui slalome entre hip-hop, soul, rock et world music sans jamais s’arrêter vraiment sur un thème.

Et même si plusieurs chansons sont efficaces, voire sympathiques, on est déçu du manque de profondeur dans Whoa. Nelly !. Là où elle pourrait approfondir sa démarche et nous offrir des chansons intenses ou tout simplement gaies, elles ne fait souvent qu’une prestation maniériste sur une musique finalement fort limitée.

C’est vrai qu’il y a de bonnes idées sur cet album: sa voix n’est jamais plus belle que quand elle chante dans sa langue maternelle, accompagnée d’une guitare façon fado (Onde Estás), où seul un petit son électronique vient nous rappeler que -eh oui !- c’est de la musique “tendance”…

En tout cas, si ses influences sont multiples, elle ne le cache pas ! Hey, Man! est un véritable tube que l’on croirait sorti tout droit du dernier album de Natalie Imbruglia. Sur Shit On The Radio, il semble bien que TLC et son No Scrub ne soient pas loin -c’est le moins qu’on puisse dire-. Avec Trynna Finda Way, rien que le titre nous met sur la voie: on est dans le “black soul”, c’est l’influence Janet Jackson… Et quant au single I’m Like A Bird qui cartonne sur les ondes, c’est une bonne chanson qui néanmoins ne marquera pas les annales de la musique.

Un album sympa donc mais vraiment sans plus: c’est très “dans le move”, très tendance, quoi.

zicactu.com

Liste des titres

:

Hey, Man!
Shit On The Radio (Remember The Days)
Baby Girl
Legend
I’m Like a Bird
Turn Off The Light
Trynna Finda Way
Party
Well, Well
My Love Grows Deeper Part 1
I Will Make U Cry
Scared of You
Onde Estás

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