Leonard CohenC’est le 21 septembre 1934 que Leonard Cohen sourit à la vie en poussant son premier cri. Sa famille, bourgeoise, était installée sur les hauteurs de Montréal. Anglophone dans un milieu francophone, juif parmi les chrétiens, son itinéraire ne pouvait pas être commun !

La carrière de cet artiste vaut en effet le détour car le moins que l’on puisse dire c’est que le Canadien est polyvalent ! Tour à tour poète, écrivain ou chanteur. Il a en effet publié neuf recueils de poésie, deux romans et une quinzaine d’albums. Le tout, en une quarantaine d’années de carrière.

Mythologie

C’est à 17 ans que Leonard Cohen forme son premier groupe, les Buckskin Boys, un trio qui fait dans la country. Après ses études à New York, il s’investit davantage dans l’écriture et c’est ce qui le révèle.

Son premier recueil, “Let Us Compare Mythologies”, paraît en 1956 (il en reprendra certains textes sur l’album Six Montreal Poets) et le second, “The Spice Box Of Earth”, cinq ans plus tard. La mythologie l’inspire et il part s’établir sur l’île d’Hydra, en Grèce, pendant pas moins de sept ans ! Cela lui réussit puisqu’il prend le temps d’écrire deux nouveaux recueils de poésie et deux romans, “The Favourite Game” (1963) et “Beautiful Losers” (1966).

Suzanne

Il retrouve le continent américain, et plus précisément Nashville en 1967. Repris par le démon de la musique, il offre Suzanne à Judy Collins, pour ensuite le récupérer pour son propre compte.

Il enregistre son premier album The Songs Of Leonard Cohen et se révèle en tant que chanteur. Suivent Songs From A Room en 1969 et Songs Of Love & Hate en 1971. Il participe au festival de l’île de Wight, en Grande Bretagne, puis sort en 1973 Live Songs, capté à Paris. On remarque que le mot “songs” (chansons) revient quasi constamment dans son oeuvre.

Toutefois, ce monument de la période dorée du folk nord-américain publie un album décevant en 1977 avec Death Of a Ladies’ Man, pourtant produit par le mythique Phil Spector.

Hommage

Une compilation de ses morceaux les plus connus est éditée au début des années 90. C’est que la nouvelle génération d’artistes ne l’a pas oublié. La preuve en 1991 avec A Tribute To qui permet notamment à R.E.M, Nick Cave, The Pixies et Jean-Louis Murat de saluer l’artiste.

Une autre compilation, Tower Songs, sort en 1995. Elle bénéficie de la présence de nombreux invités de luxe comme Elton John, Billy Joel et Sting ! Tous lui rendent hommage en reprenant ses plus belles compositions comme le fera Joe Cocker un peu plus tard avec une sublime version de First Take To Manhattan.

Moine bouddhiste

A partir de 1993, Leonard Cohen s’isole et se coupe du monde en devenant moine bouddhiste (!) dans le désert californien. Son nouveau nom est Jikan (“le silence entre deux pensées”) et il met à profit cette quête de spiritualité pour composer.

En 2001, il sort de sa méditation et propose Ten New Songs, dix petites merveilles d’une grande quiétude. Pour ses soixante-dix printemps, le Canadien s’associe avec Sharon Robinson pour donner vie à Dear Heather, en 2004. Un disque toujours aussi calme et intimiste, que sa voix grave et suave émerveille.

Léonard Cohen est mort le 7 novembre 2016.

zicactu.com

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