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Biographie de Robert Palmer

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Avec la disparition de Robert Palmer ce 26 septembre 2003, c’est tout un pan de la musique pop anglo-saxonne qui s’effondre. A 54 ans, le rocker dandy, immortalisé par des tubes tels que Johnny and Mary, Addicted To Love, Every Kind Of People ou Looking For Clues, plonge plusieurs générations de fans dans le désarroi. Rappel d’une carrière riche et colorée.

Vinegar Joe

S’il voit le jour le 19 janvier 1949 dans le Nord de l’Angleterre, plus exactement à Batley, le chanteur, de son vrai nom Alan Palmer, passe la plus grande partie de son enfance sur l’île de Malte, où son père, militaire dans la Navy, est en fonction.

De cette enfance exilée, le jeune Alan garde le goût du voyage, de la différence, et d’une certaine culture métissée. Rien d’étonnant si sa musique prend plus tard des accents de reggae et de blues.

Très tôt influencé par la musique noire américaine (Billie Holiday, Otis Redding, Marvin Gaye), le jeune Anglais devient vite un chanteur du monde. Ses premières amours musicales le portent vers le blues, le jazz ou le rock’n roll. En 1968, à 19 ans, il rentre en Angleterre.

Ses premiers groupes s’appellent The Alan Bown Set, ou Dada devenu Vinegar Joe. Des formations peu connues aujourd’hui, mais avec lesquelles Robert Palmer fait son apprentissage. Et comme tout apprentissage, celui de la musique passe avant tout par la scène.

Ensemble, les musiciens vont traverser tout le Royaume-Uni, enregistrant également trois albums dont l’excellent Rock’n Roll Gypsies en 1973. Malgré cela, le succès ne viendra pas.

Snakin’ Sally thru The Alley

Las, Robert Palmer envisage d’arrêter sa carrière, décision sur laquelle il reviendra, sous l’influence de Chris Island, fondateur des disques Island Record (U2, Bob Marley, Cat Stevens, Roxy Music, …). Sage revirement de situation puisque le premier album solo de Palmer, Snakin’ Sally thru The Alley, sort en 1974 et obtient un rapide succès. Sur la lancée, le chanteur enregistre Pressure Drop en 1975, Some People Have All The Fun l’année suivante, puis Double Fun en 1978.

Ces albums teintés de funk, de reggae ou de blues, détonnent de la production anglo-saxonne des années 70 et assure à leur auteur une renommée internationale. Le look Palmer n’y est pas non plus étranger. A la manière d’un Brian Ferry, ce dernier soigne son apparence et apparaît comme un séducteur, peaufinant ses tenues vestimentaires (costumes façon crooner) et son image de marque.

New-wave

Opportuniste, il sait aussi piocher dans tous les styles pour rester à la pointe de la mode. Pour preuve, sa production des années 80 sonne new-wave en plein essor des Depeche Mode, Duran Duran, Talk Talk ou autres Simple Minds. Plus un choix personnel qu’une stratégie, le chanteur n’ayant jamais caché ses goûts pour toutes les musiques.

S’il n’a cessé d’être un artiste reconnu et apprécié, Robert Palmer n’a pourtant jamais franchi le seuil de la starisation. Il doit en fait ses plus grands succès à la télévision et à la publicité. Dans un premier temps Heineken illustre une de ses plus grandes campagnes par Every Kinda People, puis la marque Renault utilise le titre John and Mary durant plusieurs années. Deux hasards qui ne remettent évidemment pas en cause les qualités artistiques du chanteur. D’autant plus que sa musique se vend aussi très bien aux États-Unis, et frôle le haut des classements.

Pretty Woman

Palmer apparaît dans la bande originale du film Pretty Woman, un des plus grands succès des années 90, et sa production discographique continue de séduire un large public. Exilé en Suisse depuis la fin des années 80, Robert Palmer poursuivait sa carrière de chanteur avec brio, préparant l’enregistrement d’un nouvel opus. Il décède d’une crise cardiaque dans un grand hôtel parisien, ce 26 septembre 2003, après l’enregistrement d’une émission télévisée.

Il laisse derrière lui des dizaines de tubes, et l’image d’une anti-star sympathique et séduisante. Nul doute que sa mort, survenue de façon aussi inattendue que singulière, viendra redorer le blason de cet artiste de talent aux albums colorés et variés. Triste occasion pour (re)découvrir le répertoire de cet illustre bluesman blanc.

zicactu.com

Discographie de Robert Palmer

2010 Robert Palmer At The BBC
2003 Drive
2001 Live At The Apollo
1999 Rhythm & Blues
1994 Honey
1992 Ridin’ High
1990 Don’t Explain
1988 Heavy Nova
1985 Riptide
1983 Pride
1982 Maybe It’s Live
1980 Clues
1979 Secrets
1978 Double Fun
1976 Some People Can Do What They Like
1975 Pressure Drop
1974 Sneakin’ Sally Through The Alley

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